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La motion de censure contre le Gouvernement déposée 48 heures plutôt par l’Opposition a été débattue et rejetée, aujourd’hui tard dans la nuit, à l’Assemblée nationale par un vote ayant recueilli 75 voix défavorables. Une fois encore le Gouvernement du Premier ministre Brigi Rafini, est sorti victorieux de cette deuxième épreuve que lui impose l’Opposition. Mais même si cette motion de censure a tout à fait ressemblé à un acte désespéré des députés de l’Opposition, elle a permis à l’Assemblée nationale de consacrer une fois encore sa vocation de temple de la démocratie et de la parole. Les débats qui ont eu lieu pendant plus de 8 heures d’horloge n’ont pas déroger à la même constante à savoir une Opposition qui a critiqué plus que de raison les actions du Gouvernement et une Majorité qui a montré une farouche détermination a défendre et soutenir l’action du Gouvernement. Dans les griefs formulés dans la motion, lue à la tribune de l’Assemblée par l’honorable Saidou Bakari, les 24 députés signataires ont évoqué pêle-mêle des questions de gouvernance économique et politique ainsi que des questions spécifiques sur lesquelles ils ont déjà eu à interpeller le Gouvernement tout au long de l’année comme l’achat de l’avion présidentielle, la question sécuritaire, l’organisation du pèlerinage édition 2014, les contrats pétroliers et miniers, la réalisation du chemin de fer Benin-Niger, etc. Sur toutes ces questions comme sur bien d’autres, soulevés durant le débat, les intervenants se sont défoulés les uns sur les autres, chacun, selon son bord donnant son point et son appréciation.
Aux critiques souvent acerbes des députés de l’Opposition à l’encontre du Gouvernement, les députés de la Majorité ont riposté en apportant la contradiction, avec souvent des coups et des rebonds sur le bilan de celui-ci ou celui-là à l’occasion de son passage au pouvoir. Bref, une vraie foire d’empoignes.
Quant au Premier ministre, SE. Brigi Rafini, en répondant à la fois à l’interpellation contenue dans le texte de la motion de censure et à la suite du débat, il a fait preuve une fois encore de retenue et de sagesse en rappelant aux nigériens de tous les bords d’exercer leurs droits civils et politiques, mais sans perdre de vue l’intérêt du Niger, ce pays en construction qui a besoin de
l’union, l’harmonie et la cohésion de tous ses fils . Il a aussi rappelé, en réponse à toutes les critiques, les innombrables efforts consentis par son Gouvernement depuis plus de 3 ans à la tète de l’Etat.
Après les consignes de vote données par les présidents des groupes parlementaires, la motion qui a été mise aux voix a recueilli une (1) seule voix favorable, 75 voix contre et un (1) vote nul. Le nombre total de votants est de 77 sur 113 députés. Après coup, le Premier ministre a pris la parole pour remercier les députés du renouvellement de leur confiance à son gouvernement.

Mahaman Bako