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Allocution de Seini Oumarou, Président du MNSD-NASSARA, à l’occasion de l’ouverture des assises du conseil national et du huitième congrès ordinaire du parti

BISSIMILLAHI RAHMANI RAHIM

Professeur Sékou Hamidou, Président d’Honneur du MNSD-Nassara;

Son Excellence Monsieur Mahamane Ousmane, Président de l’ARDR et Président du CDS-Rahama;

Madame Fati Tandja, Représentante du Président d’Honneur Son Excellence Monsieur Tandja Mamadou;

Messieurs les Présidents des Sections, Vice-présidents du Parti;

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique National du MNSD-Nassara;

Mesdames et Messieurs les Leaders et Représentants des Partis membres de l’ARDR;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis membres de la MRN

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis non affiliés ;

Mesdames et Messieurs les députés Nationaux;

Monsieur le Représentant du Chef de file de l’opposition du V Burkina-Faso:

Madame la Présidente de l’Organisation des Femmes Nassara(OFN);

Madame la Présidente de l’Organisation des Amazones Nassara(OAN);

Monsieur le Président de l’Organisation des Jeunes Nassara(OJN);

Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux;

Chers Congressistes,

Mesdames et Messieurs, Honorables Invités, en vos Titres, Grades et Qualités;

Du haut de cette tribune, l’honneur m’échoit de présider, en ma qualité de Président du MNSD-Nassara, la cérémonie officielle d’ouverture des travaux du Conseil National et du huitième Congrès Ordinaire de notre grand Patti.

En pareille circonstance, le déroulé de l’aspect cérémonial d’un tel événement politique, nous impose avant tout, le respect d’un certain nombre de préalables protocolaires.

En effet, a la veille de la tenue de nos présentes assises, j‘ai tenu, en mon nom propre et a votre nom tous, Chers Congressistes, a me rendre à Rabat, au Maroc où Son Excellence Monsieur Mamadou Tandja, Président d’Honneur du MNSD-Nassara, s’est rendu pour une Visite médicale, pour lui souhaiter un prompte rétablissement, recueillir ses conseils et avoir sa bénédiction.

Très ému par cette marque d’attention, il m’a chargé de vous transmettre ses chaleureux encouragements -et son ferme soutien, avant de souhaiter un succès éclatant aux travaux de ce Huitième Congrès Ordinaire qui l’engage, a-t-il dit, en sa qualité de Président d’Honneur du MNDS-Nassara.

Comment cacher toute notre déférence à l’égard du Président Mamadou Tandja, eu égard au rôle incommensurable qu’il a joué et continue de jouer pour le rayonnement et l’ancrage des idéaux de notre grande formation politique; le MNSD-Nassara qu’il a toujours voulu comme un creuset de solidarité et de fraternité, un Ciment de l’unité nationale et un porte-flambeau des valeurs démocratiques et républicaines

Comment ne pas mentionner par ailleurs, la présence parmi nous, du Professeur Sékou Hamidou, Président d’Honneur également, à qui je tiens particulièrement à rendre un hommage appuyé pour ses sages conseils et sa disponibilité constante, comme en témoigne cette présence remarquable et remarquée à l’ouverture solennelle des assises du Conseil National et de ce huitième Congrès Ordinaire.

Comment ne pas magnifier en outre l’honneur que nous ont fait les Partis amis venus de l’Extérieur pour communier avec I nous dans la ferveur et dans‘ l’enthousiasme. Il s’agit assurément de la matérialisation d’un parfait élan de solidarité, preuve de l’excellente exemplarité des relations de coopération que le MNSD-Nassara a su tisser avec plusieurs partis politiques des pays frères et amis du Niger, profondément attachés aux principes de la démocratie pluraliste, aux droits humains et qui partagent l’idéal de panafricanisme, de développement a la base, de paix et de solidarité agissantes.

J’associe aussi a ces remerciements, tous les partis amis, en l’occurrence, les formations politiques membres de l’Alliance pour la Réconciliation, la Démocratie et la République (ARDR) et en particulier son Président, Son Excellence Monsieur Mahamane Ousmane, Président du CDS-Rahama.

L’innovation imprimée dans la manière de mener le combat politique explique le regain de confiance, de sympathie et de crédibilité dont jouit actuellement l’ARDR. C’est fort de ces valeurs que les leaders et militants de l’ARDR œuvrent inlassablement pour défendre la démocratie, assurer le contrôle de l’action gouvernementale et protéger les valeurs républicaines.

Mesdames et Messieurs,

Honorables lnvités,

Toute notre reconnaissance s’adresse également aux partis membres de la MRN qui ont tenu a être présents, à l’occasion de nos assises; il s’agit d’un geste de fraternité qui témoigne, faut il le préciser, de l’avancée notable de la maturité politique de l’ensemble de la classe politique de notre pays.

Au Mnds-Nassara, notre conception de la politique n’admet guère l’idée que se font certains aliénés du régime qui pensent qu’un adversaire politique est forcement un ennemi voire un pestiféré à abattre. Ce qui fait la différence entre eux et nous, c’est la culture de la tolérance, de la cohésion sociale et de l’unité nationale au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

Nous demeurons en effet convaincus qu’aucun pouvoir ne peut être viable, ni durable, s’il ignore continuellement le rôle prépondérant que doit jouer une opposition responsable dans l’approfondissement et l’ancrage de la démocratie dans un pays comme le notre. C’est pourquoi, je tiens à adresser une mention spéciale a l’ensemble des députés de l’Opposition institutionnelle en général, et en particulier, à ceux du MNSD-Nassara, pour leur loyauté, leur sens du devoir et leur apport inestimable en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et dans le domaine de la promotion et de la consolidation de la démocratie dans notre pays.

Il y a lieu aussi de féliciter très Chaleureusement, la section régionale du MNSD-Nassara de Niamey et la Commission préparatoire, pour la parfaite organisation de ce huitième Congrès, malgré les incessantes manœuvres politiciennes et les menaces de toutes sortes, orchestrées par le régime à travers ses faucons et ses hommes de mains, visant essentiellement a empêcher la tenue de nos assises.

De même, permettez-moi de rendre un hommage mérité et appuyé à la cellule des femmes Nassara de Tillabéry pour leur disponibilité exemplaire et leur mobilisation militante qui ont permis de rendre opérationnel ce lieu qui nous sert de cadre pour la tenue des travaux de ce Huitième Congrès Ordinaire.

Comment ne pas relever par ailleurs, toutes les actions, aussi fortes que nobles, que l’ensemble des militantes et militants du MNSD-Nassara, dont l’engagement, la loyauté et la fidélité n’ont jamais fait défaut, continuent de mener pour la prospérité et le raffermissement des idéaux de notre grand parti.

En ma qualité de Président du MNDS-Nassara, qu’il me soit permis de saisir cette circonstance exceptionnelle pour vous encourager à persévérer davantage dans cette voie et pour avoir compris que vous avez vis-à-vis de votre Parti, non seulement des droits, mais aussi et surtout, des devoirs

Malgré cette exceptionnelle performance qu’il faut unanimement saluer, je voudrais par ailleurs vous inviter à redoubler d’efforts pour rehausser la qualité de votre participation au combat politique.

Je sais que je peux compter sur vous, car en pareille circonstance, vous avez toujours fait montre d’une ferme détermination, exaltés par votre seule foi aux idéaux du MNSD-Nassara. C’est tout cela qui constitue le rempart, j’allais dire la forteresse contre les velléités du Président de la République Issoufou Mahamadou et de son bras armé, dans leur triste dessein d’anéantissement de notre formation politique.

C ‘est mal connaitre le grand baobab dont les racines sont profondément enfouies dans les entrailles de la terre et qui tient et tiendra débout contre vents et marées. Le MNDS-Nassara a toujours su faire face aux adversités de toutes sortes, et il relèvera le défi, cette fois-ci encore, avec l’aide de Dieu, le Tout Puissant, dans la dignité, la grandeur et l’honneur.

Je ne souhaiterais pas finir cette partie consacrée aux préalables protocolaires, sans rendre un vibrant hommage aux Hommes et aux Femmes de droit, qui résistent courageusement aux multiples tentatives d’instrumentalisation de nos Institutions judiciaires tant décriées par le Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN).

Far ma voix, le MNSD-Nassara félicité l’ensemble des militants du Modem/FA/Lumana/Africa et du CDS-Rahatna dans le cadre de leurs luttes, justes et légitimes, pour la préservation de l’unité et de la cohésion de leurs partis respectifs et apporte son soutien indéfectible pour le combat que mènent courageusement et dignement le Président Hama Amadou et le Président Mahamane Ousmane dans le domaine de la sauvegarde de la justice sociale et des acquis démocratiques.

Mesdames et Messieurs,

Chers Congressistes,

Je m’en voudrais d‘éviter de parler à nouveau des raisons ayant présidé a l’échec de la fameuse formation du gouvernement d’union nationale qui a retenu en haleine l’actualité nationale, en faisant couler beaucoup d’encre, et vociférer certains de nos camarades à la solde du Président Issoufou Mahamadou dans son entreprise de démolition des partis politiques membres de l’opposition institutionnelle.

L’histoire retiendra en effet, que les dessous de cette « escroquerie politique », puisque c’en est une, visent l’éclatement des partis membres de l’opposition et le Moden-Fa/ Lumana /Africa, à l’époque membre de la Mouvance Présidentielle.

C’est ce que nous vivons malheureusement aujourd’hui avec la création et l’entretien par le Président de la République Issoufou Mahamadou, de dissidence au sein des principales formations politiques de l‘opposition institutionnelle, à coût d’argent, de postes, de marchés frauduleux et d’impunité.

En acceptant donc d’engager des négociations dans le cadre de la formation de ce gouvernement d’union nationale, il s’agissait pour le MNSD-Nassara de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. C ‘est pourquoi, le Bureau Politique National du MNSD-Nassara, au cours de sa réunion du 25 juillet 2013, a naturellement donné son accord de principe, en vue de prendre part a ce gouvernement, accord, il faut le préciser, assorti de conditions préalables.

C’est sans compter avec le machiavélisme empreint de tromperie de la part du Président de la République Issoufou Mahamadou en personne. Les conditions n’ayant pas été donc satisfaites, le même bureau politique a souverainement décidé de rejeter l’offre de participation au gouvernement d’union nationale, en sa réunion du 12 août 2013.

Nonobstant la décision du Bureau Politique National, certains militants mal intentionnés ont décidé de passer outre et d’entrer dans le gouvernement devenu celui de la compromission et de la désunion. En agissant ainsi, ils Violent délibérément les dispositions de nos textes fondamentaux et celles du Statut de l’opposition en son article.

Comme vous le savez, les lois et règlements de la République interdisent formellement de se réclamer à la fois du pouvoir et membre d’un parti de l‘opposition institutionnelle. Pour ce faire, il y a deux possibilités : soit le parti de l’opposition fait une déclaration publique de son adhésion au pouvoir ou le militant désireux de rejoindre le camp au pouvoir démissionne vue de prendre part au gouvernement, accord, il faut le préciser, assorti de conditions préalables.

C’est sans compter avec le machiavélisme empreint de tromperie de la part du Président de la République Issoufou Mahamadou en personne. Les conditions n’ayant pas été donc satisfaites, le même bureau politique a souverainement décidé de rejeter l’offre de participation au gouvernement d’union nationale, en sa réunion du 12 aout 2013.

Nonobstant la décision du Bureau Politique National, certains militants mal intentionnés ont décidé de passer outre et d’entrer dans le gouvernement devenu celui de la compromission et de la désunion. En agissant ainsi, ils Violent délibérément les dispositions de nos textes fondamentaux et celles du Statut de l’opposition en son article 9.

Comme vous le savez, les lois et règlements de la République interdisent formellement, de se réclamer à la fois du pouvoir et membre d’un parti de l’opposition institutionnelle. Pour ce faire, il y a deux possibilités : soit le parti de l’opposition fait une déclaration publique de son adhésion au pouvoir ou le militant désireux de rejoindre le camp au pouvoir démissionne en vue de prendre part à ce gouvernement, accord, il faut le préciser, assorti de conditions préalables.

C’est sans compter avec le machiavélisme empreint de tromperie de la part du Président de la République Issoufou Mahamadou en personne. Les conditions n’ayant pas été donc satisfaites, le même bureau politique a souverainement décidé de rejeter l’offre de participation au gouvernement d’union nationale, en sa réunion du 12 août 2013.

Nonobstant la décision du Bureau Politique National, certains militants mal intentionnés ont décidé de passer outre et d’entrer dans le gouvernement devenu celui de la compromission et de la désunion. En agissant ainsi, ils Violent délibérément les dispositions de nos textes fondamentaux et celles du Statut de l’opposition en son article 9.

Comme vous le savez, les lois et règlements de la République interdisent formellement de se réclamer a la fois du pouvoir et membre d’un parti de l‘opposition institutionnelle. Pour ce faire, il y a deux possibilités : soit le parti de l’opposition fait une déclaration publique de son adhésion au pouvoir ou le militant désireux de rejoindre le camp au pouvoir démissionne de son parti. Nos camarades politiques égarés et en mission commandée, sans aucune pudeur, ont préféré le beurre et l’argent du beurre.

Devant donc cette indiscipline caractérisée et après avoir pris le soin de les rappeler à l’ordre conformément a nos textes en vigueur, 1e Bureau Politique National a décidé purement et simplement de les exclure du Parti.

Ce fut le début d’un feuilleton judiciaire qui a trouvé son épilogue le 3 septembre 2014 avec le jugement numéro 430 rendu par le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey. En exécution de cette décision judiciaire, le Bureau Politique National a envoyé des correspondances individuelles aux intéressés pour reconsidérer leur participation au gouvernement et venir reprendre leurs places respectives au sein des différents organes dirigeants du Parti. Ils n’ont jamais répondu à cette main tendue, raison pour laquelle ils ont été a nouveau suspendus pour un an.

Mesdames et Messieurs,

Honorables Invités,

C’est dire que ce n’est pas fortuit, si nous avons choisi« Cohésion et Discipline au sein du Parti » comme thème des assises de ce huitième Congrès Ordinaire. La cohésion appelle à la solidarité, à la synergie d’actions, à l’esprit de tolérance, et la discipline, renvoie au respect des normes établies ainsi qu’aux engagements auxquels notre formation politique a souverainement souscrits. La conjugaison et la matérialisation des deux vocables nous ouvrent naturellement la porte du succès.

Nous avons en effet besoin de Cohésion et de discipline, pour surmonter et vaincre courageusement, dans l‘honneur et dans la dignité les assauts divisionnistes, multiples, divers et malsains, du pouvoir maléfique du Président de la République lssoufou Mahamadou.

Nous avons besoin de Cohésion et de discipline, pour faire taire nos egos individuels, afin de préserver notre bien commun, à savoir le MNDS-Nassara, et le préparer à sortir victorieux des prochaines échéances électorales.

Nous avons besoin de Cohésion et de discipline, pour faire face au péril majeur qui gangrène et hypothèque sous le règne bananier de la « Renaissance du Niger », les aspirations profondes et légitimes de nos vaillantes populations.

Nous avons besoin de Cohésion et de discipline, pour recréer les conditions de l’espérance pour un peuple meurtri par une gestion du pouvoir d’Etat dramatique et chaotique du Président de la République lssoufou Mahamadou.

Militantes et Militants du MNDS-Nassara,

L’heure est au rassemblement et à l’unité du parti. J’en appelle donc au sens du devoir, au sens de l’engagement militant et du dépassement de soi de chacun d’entre nous, pour faire triompher les idéaux de notre grand parti, le MNDS-Nassara.

En ma qualité de Président du MNDS-Nassara, mon rôle est de rassembler, afin de créer les conditions de promotion et d’ancrage des valeurs sacro-saintes qui ont motivé la création de notre formation politique, ce parti qui nous a tout donné et auquel nous devons respect et reconnaissance.

Il est encore possible de regarder dans la même direction, en privilégiant la cohésion et la discipline au sein du parti.

ll est encore possible de regarder dans la même direction, en refusant de travestir les convictions politiques qui ont toujours fait la grandeur du MNSD-Nassara.

Il est encore possible de regarder dans la même direction, en renonçant aux sirènes de la division et de la compromission.

ll est encore possible de regarder dans la même direction, en bannissant a jamais les basses et indignes mœurs politiques que le régime satanique du Président de la République lssoufou Mahamadou veut instaurer comme mode de gouvernance clans notre pays.

Chers congressistes,

Militantes et Militants du MNDS-Nassara,

La tenue de nos assises seront, a n’en point douter, une occasion de réflexions approfondies sur les acquis et les perspectives d’avenir de notre formation politique, tout comme l’ont été les congrès précédents. Les analyses qui en découleront doivent nous conduire a un enrichissement perpétuel du cadre réglementaire qui régit 1e fonctionnement du parti.

Afin d’adapter nos Textes fondamentaux aux impératifs du moment, je vous demande d’être rigoureux, non seulement en matière de reformes des mesures réglementaires, mais aussi et surtout, en matière de choix des femmes et des hommes censés présidés avec compétence, dévouement, loyauté et fidélité, les instances dirigeantes de notre grand parti, le MNSD-Nassara.

Mesdames et Messieurs,

Honorables lnvités,

Ce n’est pas par hasard, si l’ouverture solennelle des assises du Conseil National et de ce huitième Congrès, se tient ici, dans un lieu privé, à l’air libre et en banlieue de notre Capitale. Le pouvoir nous a tout simplement refusé les locaux de l’Etat, comme si nous ne sommes pas des citoyens nigériens, sous prétexte que le Palais des Sports que nous avons sollicite’ est déjà réservé par qui vous savez.

Nos investigations ont révélé que notre demande de réservation est antérieure à celle des mercenaires politiques du régime du Président de la République Issoufou Mahamadou.

Mais il ne faut pas s’en étonner, car le pouvoir despotique du Chef de l’Etat est implacablement dans une logique folle et démoniaque d’anéantissement de la cohésion sociale, de l’unité nationale et de toutes les valeurs sociales, culturelles, démocratiques et républicaines, des valeurs qui du reste, ont permis à lui, Issoufou Mahamadou, de gravir un a un, et sans obstacle, les échelons jusqu’a se hisser à la Magistrature Suprême de notre pays.

De jour en jour, notre pays s‘enfonce inexorablement dans une dérive dictatoriale sans précédent, caractérisée par une profonde et intégrale injustice sociale, eu égard, entre autres, à la prédominance du sectarisme et du clanisme dans la gestion des affaires de l’Etat, en passe de devenir le logiciel qui guide et inspire les actions scandaleuses et dégradantes du Chef d’Etat.

$1ü Comment comprendre l’attitude barbare et inhumaine de sape des fondements de la cohésion sociale, de l’unité nationale et de la réconciliation entre les Nigériens ?

$1ü Comment comprendre l’ascension fulgurante du régionalisme et de l’ethnocentrisme ?

$1ü Comment comprendre le mépris du Président de la République lssoufou Mahamadou et de son clan envers les Institutions Judicaires ?

$1ü Comment comprendre l’appétit boulimique, démesuré et insatiable du Président de la République Issoufou Mahamadou et de son clan pour la violation répétée de la Constitution, des lois et règlements de la République ?

$1ü Comment comprendre les proportions inquiétantes que prennent les scandales financiers, les détournements des deniers publics, notamment les fausses factures et les surfacturations ?

$1ü Comment comprendre l’escalade de la corruption, des passe-droits et des trafics d‘influence ?

$1ü Comment comprendre l’ampleur injustifiée de la politisation a outrance de l’administration ?

$1ü Comment comprendre la résurgence grandissante de l’insécurité ?

$1ü Comment comprendre le spectacle désolant dans lequel est plongé l’école nigérienne ?

$1ü Comment comprendre le mutisme observe face aux revendications justes et légitimes des organisations syndicales ?

$1ü Comment comprendre la montée vertigineuse de l’extrême paupérisation de nos vaillantes populations ?

$1ü Comment comprendre le choix inapproprié de certains programmes politiques dits « Programmes de la Renaissance du Niger », des programmes insensés, inefficaces et budgétivores ?

$1ü Comment comprendre l’enrichissement rapide et illicite de bon nombre de ténors du régime

$1ü Comment comprendre l’adoration du mensonge et du gangstérisme au plus haut sommet de l’Etat comme mode de gouvernance ?

$1ü Comment comprendre le harcèlement de tout genre dont font l‘objet tous les Leaders de l’Opposition institutionnelle, entre autres le Président Tandja Mamadou dont l’immunité a été levée, le Président Mahamane Qusmane Sur lequel plane la menace la levée de son immunité et le Président Hama Arnadou, forcé à l’exil ?

$1ü Comment comprendre la présence dans les arcanes du pouvoir de narcotrafiquants étiquetés comme tels sur le plan national et international ?

$1ü Comment comprendre l‘opacité entretenue autour de l’exploitation et de la gestion des ressources naturelles et du sous-sol. Une gestion qui doit se faire dans la transparence comme le stipule l‘Article 149 de notre Loi Fondamentale ?

$1ü Comment comprendre le flou artistique qui entoure les contrats de prospection et d’exploitation des ressources naturelles et du sous-sol ainsi que les revenus versés à l’Etat ?

$1ü Comment comprendre le mutisme observe autour des recettes réalisées sur les ressources naturelles et du sous-sol qui doivent être reparties entre le budget de l’Etat et les budgets des collectivités territoriales conformément à la loi ?

$1ü Comment comprendre que les recettes réalisées sur les ressources naturelles et du sous-sol ne soient pas exclusivement investies dans les domaines prioritaires notamment l’agriculture, l‘élevage, la santé et l’éducation, une affectation budgétaire consignée dans l’une des dispositions de notre Constitution ?

$1ü Comment comprendre l’ineffectivité de la création d’un fonds pour les générations futures, une création fortement recommandée par notre Loi Fondamentale ?

$1ü Comment comprendre le détournement au su et au vu de tout le monde des ressources pétrolières au profit d’intérêts privés Véreux tapis dans les arcanes du pouvoir et à l’Etranger?

$1ü Comment comprendre l‘adoption par la Mouvance Parlementaire de la Présidence du projet de loi relatif à l’augmentation injustifiée et inopportune des députés à l’Assemblée Nationale et la mise à l’écart du Conseil National de Dialogue Politique(CNDP) sur cette question de haute portée nationale ?

Mesdames et Messieurs,

Honorables lnvités,

Au lieu de s’attaquer aux préoccupations de nos vaillantes populations, a travers leur souffrance quasi-quotidienne Visible et palpable, afin de leur apporter des solutions adéquates, le Président Mahamadou lssoufou et son clan continuent de narguer avec mépris et narcissisme Le peuple souverain.

La litanie du Premier des Ministres Brigi Rafini dont la fanfaronnade et la vanité, auréolées d’une forte dose d’arrogance, dont il a fait preuve au cours des débats sur la motion de censure, ont surpris et Choqué le commun des Nigériens.

Le renouvellement coûte que coûte en 2016 du mandat présidentiel de son mentor l’a rendu aveugle et insidieux, jusqu‘a nier en bloc les Choses les plus évidentes. C’est ainsi qu’il réfute péremptoirement la violation répétée de la Constitution par le Président de la République, son Clan et le gouvernement qu’il dirige. Nous lui Opposons tout simplement la déclaration rendue publique par l’Association des Constitutionnalistes Nigériens qui a révélé que son régime a Violé plus d’une soixantaine de fois les Lois et Règlements de la République.

Sans aucune pudeur, il parle en outre de mauvaise foi, quand l’opposition dénonce les tentatives d’instrumentalisation des Institutions Judicaires. La aussi, nous lui opposons les propos du Syndicat Autonome des Magistrats du Niger qui a dénoncé publiquement cet état de faits, preuves à l’appui, et ce, à travers une déclaration largement exploitée par la presse nationale et internationale.

Le comble, c’est quand le Premier des Ministres aliène les vertus morales à la grande stupéfaction des Nigériens, en rejetant le caractère évident de la dérive autoritaire du régime du President Issoufou Mahamadou, en brandissant maladroitement qu’au Niger, il n’y a aucun prisonnier politique, et les opinions ainsi que toutes les libertés publiques, sont garanties.

Soit le Premier des Ministres a un trou de mémoire ou il se trompe de pays. Les Nigériens ont encore en mémoire l’exil forcé du Président de l’Assemblée Nationale Hama Amadou et l’incarcération arbitraire des militants du Moden/FA/Lumana, du CDS-Rahama et du MNSD-Nassara.

Que dire par ailleurs de l’arrestation pas lointaine de journalistes, de plusieurs personnalités de la société civile et de plusieurs étudiants. Je ne parlerai pas de l’interdiction de manifestations, encore d’actualité, et de la caporalisation des medias publics et de certains organes de presse privée.

A titre illustratif, l’ORTN nous a purement et simplement refuse, sur instruction, nous a-t-on-fait savoir, l’annonce et la couverture médiatique sur ses antennes, des travaux de nos assises, au moment ou les mercenaires politiques a la solde du Président de la République lssoufou Mahamadou, qui tiennent illégalement un prétendu Congrès, bénéficient de tous les privilèges de la part de cet organe public.

Comment, ne pas en plus rappeler au Premier des Ministres Brigi Rafini, le lâche assassinat a Zinder et a Gaya d’élèves et de paisible citoyen au cours de manifestations pacifiques. Ces quelques exemples illustrent bien la mauvaise foi qui anime les tenants du pouvoir. Nous comprenons le Premier des Ministres, car comme son mentor, il n’est pas au courant de certaines réalités de la Vie de la Nation. Quel gâchis pour notre pays et son peuple qui assistent perplexe à l’aliénation par ses gouvernants des vertus morales.

Une telle métamorphose politique qui porte inéluctablement la marque de fabrique de l’insouciance propagée par le Virus mortel pour la quiétude et la paix sociale dans notre pays et qui s’appelle « Guri-System » ; un virus mortel que la jeunesse de l’ARDR a rebaptise et a juste titre « Ebola-Politique » !

La préoccupation du Président Mahamadou Issoufou et de son Clan est de se débarrasser par tous les moyens des principaux Leaders de l’Opposition institutionnelle, à savoir Hama Amadou, Président de l’Assemblée Nationale et Président du ModeanA/Lumana/ Africa, Mahamane Ousmane, Président de l’ARDR et Président du CDS-Rahama et du Président du MNSD-Nassara, Chef de file de l’Opposition que je suis.

L’Objectif clairement avoué du Président Mahamadou et de ses mercenaires politiques est de planter le décor pour un passage en force au cours des présidentielles prévues en 2016.

Nous n’accepterons jamais, oui jamais, que la souveraineté du peuple soit confisquée, le pouvoir appartenant au peuple doit revenir au peuple.

Devant l’aveuglement du pouvoir, maintes fois interpelé par l’Opposition Institutionnelle sur ces actes révoltants qui caractérisent 1a gouvernance du Président Mahamadou Issoufou et de son clan, nous ne pouvons plus croiser les bras devant une telle situation de péril majeur pour le Niger et son peuple.

L’heure a donc sonné d’arrêter net ce régime dans sa démarche hémogénique et suicidaire pour le développement harmonieux du peuple nigérien, la quiétude et la paix sociale dans notre pays.

C’est dire que nous sommes en face d’un danger public et il faut le traiter comme tel. J‘en appelle par conséquent au sursaut national, et ce, à travers une synergie d’actions de toutes les forces démocratiques et républicaines, galvanisées par le sens du sacrifice et du devoir citoyen, afin de libérer rapidement le Niger, notre pays et son peuple, des griffes meurtrières de ce monstre hideux et ignoble que représente le régime du Président Issoufou Mahamadou, et qui, par des actes criminels dignes du gangstérisme d’un nouveau genre, a altéré et spolié notre environnement politique, économique, social et culture.

C’est sur ce vibrant appel que je déclare ouverts les travaux du Conseil National et du Huitième Congrès Ordinaire de notre grand parti politique: le MNSD-Nassara.

Que Dieu bénisse le Niger et son Peuple et que vive le

Mouvement National pour la Société de Développement!

Je vous remercie de votre aimable attention.