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Hama-amadou

L’ancien président de l’Assemblée nationale Hama Amadou peut jubiler et savourer ce que ses partisans considèrent déjà comme une nouvelle victoire. La procédure de son exclusion qui a été enclenchée par le gouvernement au cours de l’actuelle session extraordinaire en cours du Parlement, a tout simplement avortée.

La résolution qui devrait être votée durant cette session vient d’être retirée par le bureau de l’Assemblée Nationale.
Deux raisons expliquent cette issue et peuvent servir à expliquer comment le député Hama Amadou à échapper à une exclusion du Parlement, plusieurs mois après le début de sa fuite forcée en France et quelques jours après avoir perdu le perchoir de l’Assemblée nationale.
D’abord, les groupes parlementaires de l’opposition ont fourni un certificat médical qui justifie l’absence de Hama Amadou à la dernière session ordinaire et ensuite, le nombre de députés présents pour adopter la résolution n’avait pas atteint le quorum requis pour faire aboutir la procédure.
Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, tout député qui aurait manqué toutes les séances d’une session est déchu de son titre à moins de pouvoir justifier les raisons de son absence.
En exil à Paris, le député Hama Amadou n’a assisté à aucune des séances de la dernière session budgétaire.
Il convient de rappeler que cette affaire de certificat médical a été précédemment invoquée par l’opposition dans une requête à la Cour constitutionnelle visant à bloquer la constatation par cette dernière de la vacance de pouvoir à la présidence du parlement. L’opposition a été pour la suite déboutée par l’arrêt de la Cour ayant relatif à l’objet de cette saisine.
Hama amadou reste, donc, député de l’Assemblée nationale du Niger en attendant la suite de l’affaire, ce qui pourrait servir encore à son avantage. Cependant, une nouvelle tentative de la majorité n’est pas à exclure au sein de l’hémicycle, au vue du fait que c’est l’un des principaux ordres du jour de la session extraordinaire actuellement en cours et de l’objectif avoué par le pouvoir « d’isoler » l’ancien président du parlement et ex-allié principal du régime ; lequel se positionne désormais comme le principal challenger du Président Issoufou Mahamadou pour les prochaines élections.
A.y.Barma