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AlbadeAboubaLunette

Monsieur le ministre d’Etat, vous étiez sur le site où les jeunes venus des huit régions du Niger font la répétition du spectacle qu’ils vont présenter à Dosso dans le cadre des festivités du 18 décembre. Quel message avez-vous transmis à ces jeunes ?

J’ai félicité tous ces jeunes par rapport à tout ce qu’ils sont en train de faire pour honorer la République et honorer la célébration de la République. Ce n’est pas facile, les conditions sont souvent difficiles, mais ils n’ont plus à se faire des soucis, leurs préoccupations ont trouvé des solutions.

J’ai profité de l’occasion pour leur demander de faire confiance à leurs dirigeants et encadreurs, ainsi qu’à l’ensemble des personnes qui travaillent avec eux, pour donner à notre pays, et surtout à nos invités, l’image d’un pays dynamique, d’un pays en perpétuelle progression, qui aspire à être parmi les pays qui gagnent. Les prestations qu’ils auront à faire à l’occasion du 18 Décembre vont rester longtemps gravées dans la mémoire collective.
A quelques jours du début des activités entrant dans le cadre de ces festivités, vous êtes à votre nième visite sur les différents chantiers initiés par le Président de la République dans le cadre du projet  »Dosso Sogha ». Quelles conclusions tirez-vous par rapport à l’état des préparatifs ?
Merci beaucoup. J’aurais beaucoup de plaisir à répondre une fois de plus à des questions concernant les préparatifs de cet événement. Rappelez-vous que les festivités commencent à partir du 11 décembre prochain, Incha Allah. Consécutivement, nous sommes tenus de venir faire la situation des différents chantiers, et comme d’habitude, nous avons fait le tour pour voir l’évolution et, éventuellement, apporter le tonus nécessaire pour finaliser tous ces chantiers, afin que les infrastructures soient disponibles à partir du 11 décembre au plus tard. Dans l’ensemble, nous sommes très satisfaits. Evidemment, lorsque vous êtes en face des chantiers, il y a toujours quelques petites corrections. A partir de la semaine prochaine, nous allons passer à la phase d’équipement des infrastructures qui sont déjà achevées, et nous apprêter pour accueillir les premiers participants qui vont arriver. Et, Incha Allah, les festivités du 18 décembre à Dosso seront organisées dans de bonnes conditions.
M. le ministre d’Etat, y a-t-il des problèmes particuliers dans la conduite des différents chantiers ?
Il y a eu quelques préoccupations à certains moments. C’était le cas en ce qui concerne la tribune pour laquelle il y a eu des commentaires, mais maintenant le constat est clair, la tribune ne souffre plus d’aucune difficulté particulière et elle sera, comme les autres infrastructures, disponible le 18 décembre prochain, Incha Allah. Il y a également d’autres infrastructures qui sont un peu plus difficiles. C’est le cas par exemple de la troisième tribune de l’arène qui est à deux niveaux, et d’après les explications des techniciens, il y a un délai obligatoire à respecter pour laisser le béton se consolider, donc nous sommes obligés de respecter ce délai.
Mais comme c’est une infrastructure qui n’aura pas à accueillir de compétitions particulières à l’occasion des festivités du 18 décembre, les travaux peuvent continuer de façon à ce que ce joyau, qui est le premier type d’arène qu’on est en train de construire au Niger, soit bien parachevé. Il y a également la voirie urbaine, et vous avez dû constater que la voirie de la ville de Dosso est quasiment achevée. Et, Dieu merci, les différentes artères qui avaient été retenues ont été toutes traitées.
Les entreprises sont à la phase de finalisation et d’électrification. Je pense qu’à ce niveau aussi, il n’y a aucune inquiétude à se faire. Il y avait des voies à élargir. Il y a la nouvelle piste d’atterrissage de l’aérodrome de Dosso dont les travaux ont démarré il y a à peine une semaine, et là aussi, je suis heureux de constater que cet aérodrome sera opérationnel d’ici le 18 décembre.
Il est évident que c’est un travail permanent. Donc nous n’allons pas baisser les bras, autant que les entreprises et les bureaux d’études, les autorités administratives, ainsi que l’ensemble de la population de la région de Dosso. Même au-delà du 18 décembre, les travaux vont continuer pour les bâtiments ou les infrastructures qui n’ont pas été achevées avant. Nous allons continuer jusqu’à la finalisation complète du projet tel que l’a initié le Président de la République, Chef de l’Etat SEM Issoufou Mahamadou. Et nous allons proposer au Premier ministre, si son calendrier le lui permet, de venir jeter un coup d’œil pour apprécier le niveau d’exécution des instructions qu’il a données lors du lancement des travaux le 31 mai 2014.
Les choses ont beaucoup évolué avec toutes les infrastructures qui ont émergé aujourd’hui, et par rapport au terrain nu qui existait à l’époque. Mais, vous savez, quand on fait quelque chose, on n’est pas le mieux placé pour en apprécier la qualité ; on va donc laisser la latitude à ceux qui nous ont mandatés de venir le faire. Mais, à mon avis personnel, je pense que tel que l’a souhaité le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, et tel que l’a exigé aussi le Premier ministre, SEM Brigi Rafini dans sa mise en œuvre, Dosso sera véritablement Sogha. Et, plaise à Dieu que les populations de la région et de la ville de Dosso, s’approprient tout cela. Je pense que ces populations le démontrent à travers tout ce qu’on voit, notamment les actions de salubrité. Ce qui épatant, dans toutes les artères de la ville de Dosso, vous ne verrez aucun détritus, aucun monticule de sachets plastiques… Tout le monde se mobilise pour rendre la ville propre, et ce jusqu’au-delà des festivités du 18 décembre. Dans l’ensemble, je crois que les Nigériens conjuguent leurs efforts vers Dosso, pour que tout se passe bien.
Il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter pour les infrastructures d’accueil concernant tout ce monde qui va affluer à Dosso ?
Je n’ai aucune appréhension sur cette question. Vous savez, Diffa n’avait pas plus de capacité que Dosso. Et Diffa a pourtant abrité les festivités du 18 décembre 2009. Diffa n’avait pas plus d’infrastructures d’accueil que Dosso, et les festivités se sont déroulées avec une forte participation, entre 3000 et 5000 personnes qui se sont déplacées. Et chacun est rentré satisfait des conditions d’hébergement. Mais nous sommes au Niger, et nous devrons prendre certaines situations avec beaucoup de philosophie. L’étranger est roi, mais on ne peut pas lui offrir au-delà de ce qu’on. Il faut aussi que l’étranger s’accommode avec la situation qu’il va trouver sur place. La ville de Dosso est habituellement très réputée pour son hospitalité, donc je ne vois pas pourquoi quelqu’un va se faire une inquiétude particulière par rapport à l’hébergement ou à la restauration. A ce niveau, je rassure les uns et les autres, Incha Allah les festivités du 18 décembre vont se passer dans de très bonnes conditions.
Souley Moutari (ONEP)