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Des sources proches du ministère de l’Intérieur nous apprennent que la lettre portant ou disons tenant lieu de validation du « congrès » de Albadé Abouba et sa clique est déjà rédigée et transmise à qui de droit.
Selon les mêmes sources, le sésame aurait bel et bien atterri sur le bureau de Massaoudou Hassoumi, le puissant ministre de l’Intérieur, le, Bulldozer du Guri system. Mais apparemment, ce dernier hésite à y apposer sa signature et la transmettre à ses destinataires. On peut bien comprendre que le puissant ministre soit prudent face à cette grave décision et pour plusieurs raisons. D’abord, tout le monde et chacun sait que ce n’est pas un congrès du MNSD-Nassara que le dissident exclu Albadé a tenu.
Le « truc » auquel il a donné cette appella Congrès tion ne remplit aucun critère fondamental pour être dans le fond un congrès du grand Baobab. Et à y regarder de près, c’est une sorte d’Assemblée générale (AG) qui amorce la création d’un nouveau parti politique avec un nouveau Bureau politique national provisoire. En tout cas, ça en a tout l’air. Malheureusement, les choses n’avaient pas été présentées ainsi. Au contraire, on a fait croire que c’est bien le MNSDNassara qui a tenu son 8e congrès ordinaire.
Pourtant, cette prétention ne résiste à aucun argument ni politique encore moins juridique. Sur ce dernier plan, les textes du MNSDNassara énoncent clairement que le congrès est convoqué par le président du parti ou 2/3 des membres du Bureau politique national. Et le président du MNSD-Nassara Seïni Oumarou a régulièrement et légalement convoqué la plus importante instance de son parti. C’est un fait. D’ailleurs, Albadé lui-même a reconnu que Seïni Oumarou a bel et bien convoqué le congrès du parti mais qu’il « s’est absenté ». C’est donc unanimement admis, le président du MNSD-Nassara n’a pas failli à la prérogative que lui attribuent les textes du parti. Faute de local public, il a invité les délégués à la périphérie de Niamey sur la route de Tillabéri.
Tous ont répondu présents sauf Albadé et consorts. Sur ce, le « truc » du ministre d’Etat à la présidence n’a aucune chance de passer, légalement. Massaoudou est prudent aussi pour la gravité de l’acte qu’il s’apprête à poser. Gravité car l’acte en question n’aura pas de base légale mais aussi et surtout pour ses implications. Les militantes et militants du MNSD Nassara le vrai attendent de pied ferme la décision du ministre de l’Intérieur. Ils affirment ne même pas envisager que leur congrès ne puisse pas être validé. Ce qui laisse transparaître qu’une telle éventualité ne sera point consommée par eux.
Alors, si cela venait à se produire, quelle sera leur réaction ? Difficile à prédire. D’autre part, si Massaoudou renvoyait paître ailleurs le « truc » de Albadé, ce sera un monstrueux désaveu pour lui et sa clique. Et quand on sait que la majorité au pouvoir ne tient qu’au bout des dissidents exclus du MNSD conduits par le ministre Albadé, il est improbable d’envisager que le régime lui inflige une telle claque. C’est donc une véritable patate chaude entre les mains du ministre de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou.

Ibrahim YERO