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On le disait fini, sacrifié par le « grand manitou » du parti, Hama Amadou, mais finalement son entêtement a été payant. Doléééééééééééééééé !

C’est le slogan crié par un des sympathisants de Soumana Sanda à la fin de l’élection du coordonnateur Lumana de la région de Niamey. Les adversaires du « number one » de la capitale n’ont rien vu que la honte. Il n’y a pas eu de remue-ménage à l’épreuve du renouvellement de la coordination régionale du Mouvement Démocratique pour une Fédération Africaine (MODEN/HA) de Niamey. Finalement le spectacle Soumaniste Versus Hamiste s’est limité au niveau de quelques coordinations communales (Niamey I et IV).

Au niveau supérieur, c’est-à-dire régional, l’ancien ministre « coquille pleine » l’a emporté haut la main, ses présumés adversaires ont préféré tout simplement se taire le laissant seul dans la course. Tout naturellement, dans les milieux lumanistes, ou disons le, dans le cercle du pré-carré de l’ex Président de l’Assemblée nationale, on a vite fait de présenter le final du challenge comme la victoire de l’unité des partisans de Hama Amadou. C’est bien beau !

Mais en jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, on peut encore reconstituer les épisodes des échauffourées entre Soumaniste et Hamiste dans au moins deux coordinations communales et surtout l’on garde en mémoire encore cette fameuse déclaration de certains caciques de Niamey qui avaient affirmé avoir retiré leur confiance à Soumana Sanda. Le positif dans le « téléfilm » de la coordination régionale de Niamey, c’est qu’au finish, la démocratie interne a triomphé.

Ce méli-mélo à l’interne de Niamey et surtout la victoire de Soumana Sanda sur le « grand manitou » du parti est quelque part une véritable leçon de démocratie pour tous ces leaders qui pensent conduire leurs militants comme des moutons. Bien évidemment, pour le parti de Hama Amadou, ce ne sera pas sans conséquences. Primo, l’hégémonie du « grand manitou » est quelque peu entamée en ce que l’ancien ministre « coquille pleine » indéboulonnable semble avoir plus que jamais marqué son territoire mais également d’une certaine façon son indépendance.

Et secundo, le feuilleton de Niamey et surtout son épilogue final montrent quelque part les limites du « grand gourou » à régenter la vie de son parti à partir de son exil en France.

Oumar Sanda