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Incontestablement, les violentes émeutes ayant secoué Agadez, Niamey et Zinder n’avaient rien de spontané, contrairement à ce que certains voulaient faire croire, mais participaient bel et bien d’un schéma savamment planifié devant déboucher sur un renversement du régime de la Septième République.
En effet, la manière synchronisée et coordonnée avec laquelle les opérations se sont déroulées plus précisément à Niamey où à un temps T, en hordes dispersées, apparemment sans liens entre elles mais au fond mues par les mêmes ressorts destructeurs, les ‘’émeutiers’’ ont réussi à étendre leur campagne de terreur sur les cinq arrondissements de la ville de Niamey en l’espace seulement de trois heures chronos. Dans un point de presse tenu le lundi dernier, le porte-parole de la Police, notre ancien collègue, Adili Toro, n’avait pas manqué de relever des similitudes troublantes entre les émeutes de Zinder et celles de Niamey, le mode opératoire étant le même :
une jeunesse oisive chauffée au ‘’tramol’’ ou au ‘’frelaté’’ (liqueur de mauvaise qualité) à qui on remet des pneus usés, des bidons d’essence, des marteaux et autres burins, plus quelques billets de banque pour le ‘’chaud’ pour ensuite aller saccager et brûler tout ’. Mieux, en propos introductifs à la déclaration de la MNR suite à ces regrettables événements, le président du PNDS, Mohamed Bazoum, avait magistralement décrit tout le scénario devant conduire à la chute du régime actuel, non sans en apporter quelques preuves tangibles.
Pour notre part, les ficelles de l’insurrection populaire étaient déjà apparues quelques semaines plus tôt, lorsque dans les milieux du parti ‘’Kay na turay’’, on avait répandu l’information selon laquelle le ‘’fugitif’’ rentrerait au bercail le 18 janvier 2015. A l’époque, beaucoup avaient pensé que c’était encore une nième rumeur de ces milieux réputés pour leur grande propension à l’intox et à la manip des esprits. C’est seulement aujourd’hui que l’on découvre que cette date fatidique n’avait rien de fortuit, car correspondant exactement au lendemain du coup d’Etat que l’opposition projetait de perpétrer.
En réalité, les manifestations contre les caricatures blasphématoires à l’endroit du prophète de l’Islam (PSL) n’étaient que le prétexte inespéré pour maquiller un mouvement insurrectionnel en une manifestation religieuse dont le mot d’ordre – Allahou Akbar – suffisait à lui seul pour drainer des foules meurtrières. Caricatures pour caricatures, l’an dernier, ces mêmes caricatures avaient fait la ‘’Une’’ de certains journaux français et scandinaves, sans que cela eût déclenché les violents événements du week-end dernier.
Cette année-là, les fidèles musulmans, meurtris par ces caricatures sataniques, avaient seulement tenu des prêches publics dans les grandes mosquées de la ville de Niamey et avaient jeûné ce jour pour implorer la vengeance d’Allah Le Très Haut en faveur de son prophète (PSL), conformément à sa promesse de veiller sur le Livre Saint, le Coran, et sur son Envoyé (PSL). La preuve la plus éclatante qui montre la connexion entre les émeutes anti Charlie Hebdo et la marche de l’ARDR réside justement dans l’entêtement de celle-ci à maintenir coûte que coûte cette manif, en dépit de l’interdiction ‘’gouvernorale’’, mieux, en respect à la mémoire des victimes de ces émeutes.
Pire, à la date d’aujourd’hui, aucun membre de cette ARDR n’est sorti pour condamner et fustiger ces événements tragiques qui auront, à jamais, écorné l’image si paisible et si quiète de notre pays, ou même adresser ses condoléances et sa compassion aux familles des victimes ! Cela veut dire beaucoup de choses. Certains oulémas sans doute abusés par des politiciens qui ne rêvent que d’une seule chose accéder au pouvoir par tous les moyens ont vite fait machine arrière devant les tournures inquiétantes de la situation en prenant langue avec les plus hautes autorités politiques pour appeler au calme et à la retenue.
D’ailleurs, ces oulémas ne manqueront pas d’être accusés par ces mêmes milieux politiques d’avoir reçu des enveloppes de la part du pouvoir, une fausse accusation vite balayée par Sambo Amadou de l’ANASI et de plusieurs autres oulémas ayant pris part à cette rencontre avec le PM. Ainsi, amputé de sa composante religieuse à l’issue de cette rencontre avec les autorités politiques le 17 janvier dans la soirée, le mouvement insurrectionnel de l’ARDR s’est très vite estompé, puisque, le dimanche 18 janvier, la manif projetée a fait chou blanc, car en dehors de quelques irréductibles vite dispersés par la Police à coups de gaz lacrymogène, la Place Toumo était quasiment déserte.
Sans protection de la foule, les principaux leaders de l’ARDR prirent leurs jambes aux coudes et s’engouffrèrent dans leur rutilante ‘’4×4’’, abandonnant derrière eux les quelques militants qui leur servaient d’appendices ! Revenue à sa juste valeur (valeur nulle), l’ARDR aura vite déchanté face au mirage de la veille où elle avait cru toucher le graal suprême par le raccourci de ces émeutes qu’elle avait réussi à enflammer par l’infiltration qu’elle avait opérée dans les milieux islamiques. A la vérité, l’attitude de l’ARDR n’est guère surprenante et achève de convaincre les derniers sceptiques sur son incapacité à envisager l’accession au pouvoir autrement que par les urnes.
En effet, depuis longtemps, ce ramassis de politiciens ‘’has been’’ savait très bien qu’il n’aurait aucune chance de l’emporter dans une élection normale devant le régime actuel face au brillant bilan du programme de la renaissance du Niger du Président Issoufou. Sachant qu’on est entré dans une année électorale, l’ARDR, déboussolée, groggy, minée par des dissensions internes, fait tout pour pourrir au maximum l’atmosphère politique et sociale afin de présenter le pays comme un Etat infréquentable où on s’en prendrait gratuitement aux étrangers et aux chrétiens vivant sur notre sol.
Il ne faut point avoir peur des mots c’était un coup d’Etat insurrectionnel que l’ARDR avait bel et bien planifié en sous-traitant sa conspiration avec des oulémas estampillés ‘’Boko Haram’’. A présent, il reste à rechercher et à traduire devant les tribunaux tous les auteurs, coauteurs et complices de ces actes ignobles et meurtriers afin que de tels évènements ne puissent plus se reproduire dans notre pays.

Adamu Bako