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Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou a reçu vendredi en audience, 2 janvier 2015, le Ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian, qui effectue, à l’occasion du Nouvel An, une tournée sur le front « antijihadiste » en Afrique.

M. Le Drian, accompagné de députés et sénateurs français, a rencontré jeudi, 1er janvier à Madama, nord-est du Niger, les forces françaises de l’opération « Barkhane ».

Il a indiqué à la presse, à l’issue de l’audience, qu’il a présenté au Président Issoufou Mahamadou ses vœux de nouvel An ainsi que ceux du Président français François Hollande et de la France au Niger.

Les deux personnalités ont notamment fait le point des opérations sécuritaires auxquelles les deux pays « sont en commun confrontés », a-t-il dit.

Cette visite, a-t-il poursuivi, intervient en plus le lendemain de son déplacement à Madama, où « d’un commun accord nous avons crée un pôle sécuritaire permettant à la fois aux forces « Barkhanes » mais aussi aux forces du Niger d’intervenir dans des Operations de contre terrorisme. »

Des progrès ont été accomplis dans ce domaine, a-t-il ajouté.

Le ministre français de la Défense a par ailleurs annoncé qu’il allait commander dès 2015 un système supplémentaire de drones américains Reaper, soit trois appareils plus un système de pilotage au sol.

Au cours de cette visite, Jean Yves Le Drian et son homologue du Niger, Mahamadou Karidio, ont procédé, à la base militaire aérienne de Niamey, à la signature d’un arrangement technique relatif au stationnement et aux activités du détachement interarmées français sur le territoire de la République du Niger.

La base aérienne de Niamey abrite une partie du contingent militaire français de l’opération Barkhane, composé de mirages, de drones et du génie militaire.

Répondant à la presse française peu après l’entretien qu’il a eu avec le ministre français, le Chef de l’Etat a jugé « indispensable » une intervention internationale en Libye, en proie aux violences et qui risque de basculer dans le chaos.

« Une issue n’est pas possible sans intervention internationale en Libye (…). Une intervention internationale est indispensable à la réconciliation de tous les Libyens, y compris kadhafistes », a-t-il déclaré.

Le Groupe des Cinq du Sahel (G5 Sahel) – créé en février 2014 – avait réclamé mi-décembre une intervention internationale « pour neutraliser les groupes armés », rappelle-t-on.

  Presidence.ne