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Comme vous le savez, l’affaire dite des bébés importés vient de connaitre un nouveau rebondissement avec le jugement du Tribunal correctionnel de Niamey qui, à la surprise générale, s’est déclaré incompétent pour juger au fond cette affaire. Mais quelques jours auparavant, l’Union Internationale des Parlementaires (UIP), saisie d’une requête du Fugitif, avait demandé de recourir à un test ADN pour établir une fois pour toutes la vérité sur la paternité et la maternité des jumeaux du couple Hama/Hadiza.

Faut-il le rappeler, au tout début de l’instruction du dossier, les autorités judiciaires nigériennes avaient aussi requis ce moyen scientifique pour faire toute la lumière sur cette pénible affaire. Malheureusement, les couples incriminés dans ce dossier s’étaient refusés à ce test, dont notamment l’épouse de Hama Amadou. Pour expliquer et justifier cette dérobade, dans une interview accordée à RFI, le Fugitif avait prétexté que le test ADN serait interdit par la religion musulmane.

Ici dans ces mêmes colonnes, nous avions publié la réponse d’un éminent ouléma qui faisait comprendre que l’Islam n’était pas opposé systématiquement à cette méthode tant qu’elle pouvait servir à rétablir la vérité, comme dans le cas du couple Hama/Hadiza. Dans son exil parisien, le Fugitif avait saisi l’UIP pour violation de ses droits parlementaires, et au cours de sa dernière session, cette instance internationale a examiné la requête en question. Dans ses conclusions, l’UIP, en substance, s’est dite favorable à un test ADN, car pour elle ce serait le seul moyen de prouver si les bébés sont bien du couple Hama/ Hadiza.

Faut-il également le souligner, l’Assemblée Nationale du Niger, par l’intermédiaire d’un de ses vice-présidents, avait mis à la disposition de l’UIP tous les documents et autres informations précieuses relatives à cette affaire et avait assuré celle-ci de sa disponibilité à coopérer pour effectuer ce test ADN. L’institution parlementaire nigérienne était même allée plus loin en déclarant que ce test pourrait être effectué dans n’importe quel centre sanitaire du choix de l’intéressé ! Mieux, loisir est donné à l’intéressé d’aller effectuer ce test à l’extérieur du Niger s’il le souhaitait !

Mais, sans surprise, le couple Hama/Hadiza s’est montré totalement réfractaire à toute idée d’un test ADN. Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le Fugitif, embarrassé sans doute, et pour ne pas s’aliéner le soutien de l’UIP, se serait rendu, en compagnie d’un de ses médecins traitants nigériens, dans la capitale espagnole, Madrid, chez un généticien. L’objectif de cette visite, on s’en doute, était bien simple : comment certainement réussir à manipuler un test ADN pour le rendre conforme à ses desiderata ? Terrible Hama Amadou, habitué du faux, il ose à présent espérer triturer les résultats de ce test !

Il faut être décidément idiot pour ignorer qu’en règle générale, les examens médicaux s’accompagnent toujours de contre-expertises établies par d’autres laboratoires et ceci dans le but de s’assurer qu’il n’y a pas eu d’erreurs dans les résultats des premières analyses. A moins de faire rallier à sa cause tous les laboratoires du monde, la supercherie parait très grosse pour espérer brouiller les pistes. Il ne sert à rien de courir à travers le monde entier à la recherche de l’impossible, car ce qui n’est pas ne peut pas être !

Pour notre part, le seul conseil que nous pourrions faire à ce compatriote en détresse, c’est de se résoudre à accepter que ces petits Ibo ne sont pas de sa ceinture !

Zak (OPINIONS N° 253 DU 11 FEVRIER 2015 )