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Après l’état d’urgence décrété par le gouvernement le 10 février 2015 en conseil des ministres, relativement à la situation qui prévaut dans la région de Diffa, le Premier ministre, Chef du gouvernement, président du Conseil National de Dialogue Politique (CNDP) S.E Brigi Rafini a initié une série de rencontres visant échanger avec toutes les forces vives de la Nation. C’est ainsi qu’il a rencontré aujourd’hui, dans la salle de banquet de la Primature, les leaders et représentants des partis politiques.

Il s’agissait au cours de cette rencontre de concertation, de discuter avec les différentes composantes de la classe politique nationale autour de la question suivante : Quelle sera la contribution des partis politiques dans le cadre de la mobilisation contre les agressions de Boko Haram dont notre pays fait l’objet ? Cette rencontre jugée extrêmement nécessaire par les participants au regard de la situation s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Porte parole du gouvernement M. Marou Amadou, du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires coutumières et Religieuses M. Massoudou Hassoumi et du Secrétaire général du ministère de la Défense nationale.

Dans la même optique de cette série de rencontres de concertation avec les couches socioprofessionnelles et politiques de notre pays, le Premier ministre, Brigi Rafini a eu une rencontre, dans l’après midi, avec les structures syndicales. Là également les échanges ont porté sur la question sécuritaire qui prévaut dans notre pays et les solutions à envisager pour apporter un soutien national aux Forces de Défense et de Sécurité déployées sur le front en vue de combattre la secte terroriste Boko Haram.

PM-2A l’entame de ses propos, le chef du gouvernement a d’abord rappelé que les Nigériens ne doivent pas accepter les menaces de Boko Haram qui a déjà commencé à poser des actes sur le territoire national. Il a, à cet effet indiqué que nous devons organiser notre défense à notre manière. En effet, pour faire échec à ces menaces, il est important que la nation se mobilise autour de nos Forces de Défense et de Sécurité en leur exprimant toute notre solidarité. Le chef de gouvernement a annoncé aux responsables des structures syndicales présentes à la rencontre l’organisation d’un grand mouvement de soutien que le gouvernement entend organiser le 17 février prochain pour dire non aux menaces de Boko Haram. C’est ainsi que chacun doit apporter sa contribution pour la réussite de ce mouvement a confié le Premier ministre. Par ailleurs, il a précisé que toutes les dispositions pratiques sont prises et d’autres sont en train d’être prises pour faire face à la situation sur le terrain.
Le Chef du gouvernement a rassuré l’assistance que les résultats enregistrés sur le terrain sont favorables. Il devait par la suite rassurer que le gouvernement est en train de mettre en place un dispositif qui va canaliser les efforts des structures après avoir adopté les différentes formes de lutte à mener à travers des déclarations, des marches, des meeting, des missions de sensibilisation.  »Cela peut être notre contribution pour apporter notre soutien en tant que civils à ceux qui combattent sur le terrain », a-t-il souligné.
Après l’intervention du Premier ministre, la parole a été donnée au Colonel Lédru Moustapha représentant des Forces Armées Nigériennes afin de faire le point des événements qui se sont déroulés entre le vendredi 6 février et le mercredi 11 février 2015 dans la région de Diffa.participant Il ressort de cette présentation que des efforts remarquables sont en train d’être consentis par notre pays pour neutraliser et mettre hors d’état de nuire l’ennemi qui a pris notre pays pour cible.
Les responsables des structures syndicales ont unanimement félicité nos FDS pour leur abnégation et leur courage qui ont permis de sécuriser les populations nigériennes. Ils ont également salué l’envoi des troupes nigériennes pour combattre la secte Boko Haram au sein de la force régionale.
Répondant aux inquiétudes de quelques intervenants relativement à la marche qui sera organisée le 17 février 2015 à Niamey, SE Brigi Rafini a rassuré que toutes les mesures seront prises pour cadrer la manifestation. Concernant les messages qui sont véhiculés et qui créent la psychose chez les populations, le Premier ministre a assuré que des mesures seront également pour maîtriser cet état de fait.
Hassane Daouda et Laouali Souleymane