Votre mot de passe vous sera envoyé.

 

L’Union Inter Parlementaire (UIP) exhorte l’ancien président de l’As- semblée nationale, Hama Amadou, à effectuer un test ADN pour se laver de tout soupçon en ce qui concerne la supposition de bébés dont lui et son épouse sont accusés. C’est en substance ce qui ressort de la con- férence de presse animée par Ben Omar Mohamed, 4ème Vice-prési- dent de l’Assemblée nationale, ce dimanche 1er février 2015, après avoir représenté le Niger, à la ses- sion de l’Union Inter Parlementaire du 24 au 28 janvier 2015, à Genève, en Suisse. Un communiqué de l’UIP, du 28 janvier dernier, annonce que l’institution parlementaire internatio- nale prévoit d’envoyer un observa- teur afin de s’assurer de la régularité de la procédure dans l’affaire dite des  »bébés importés », concernant le cas de Hama Amadou

Selon Ben Omar Mohamed, le co- mité des droits de l’Homme de l’Union interparlementaire a examiné et dé- libéré sur les cas de 301 députés, dans 40 pays du monde, dont le député Hama Amadou qui a porté plainte auprès de cette institution, car se disant lésé dans ses droits de parlementaire. Selon les conclu- sions des délibérations de l’Union interparlementaire, précise M. Ben Omar, si toutefois Hama Amadou doutait de la sincérité d’un éventuel test ADN qui serait fait au Niger, l’institution s’est dite prête à prendre toutes les dispositions nécessaires pour aider à faire ce test n’importe où dans le monde. Comme l’a expli- qué le 4ème Vice-président de l’As- semblée nationale, au cours de cette session, le comité des droits de l’homme de l’instance internationale a examiné de nombreux dossiers traitant de la situation des parlemen- taires des pays membres de l’UIP.

Parmi ces dossiers a ajouté M. Mohamed Ben Omar, figurait donc celui du député national, M. Hama Amadou, ancien Président de l’As- semblée nationale, qui a porté plainte contre le Niger. Dans sa plainte, a-t- il indiqué, M. Hama Amadou a for- mulé un certain nombre de griefs contre le Niger, notamment en ce qui concerne le dossier relatif à l’affaire dite « de bébés importés ». C’est justement sur ce sujet que le 4ème Vice-président de l’Assemblée na- tionale a axé son point de presse. M Ben Omar a indiqué que la plainte a été déposée lors de la 131ème ses- sion de l’UIP. Le parlement nigérien dont il conduisait la délégation a transmis à la session un certain nombre de documents grâce aux- quels quelques vérités ont été dites sur la question, a rappelé le 4ème Vice-président, tout en affirmant que la plainte de M. Hama Amadou auprès du comité de droits de l’homme était tout à fait une procédure légale con- sacrée et connue de tous. Aux ques- tions posées par le comité de droits de l’homme au parlement nigérien, M. Mohamed Ben Omar a souligné qu’elles ont toutes trouvé des répon- ses avec une documentation assez fournie présentée par l’Assemblée nationale dans le délai prescrit, c’est- à-dire avant le 15 décembre. Après sa délibération, le comité a relevé quelques points et pris la décision de poursuivre l’examen du dossier du Niger lors de la session prochaine qui aura lieu à Hanoï en mars et avril 2014.

Relativement à la procédure portant l’autorisation d’un député hors session, les membres du co- mité ont estimé, selon Ben Omar, que les textes du Niger sont muets et ne définissent pas clairement une procédure. Par conséquent, les membres du comité ont demandé au parlement de procéder éventuel- lement à un réaménagement du rè- glement pour clarifier les zones d’ombres. Evoquant la question de la supposition d’enfant qui continue de défrayer la chronique, le comité des droits de l’homme de l’UIP a jugé absolument nécessaire d’avoir re- cours à la science, c’est-à-dire de procéder à un test ADN. Pour l’UIP, c’est la seule voie à suivre pour une personne de se laver de tout soup- çon. Dans ce cas, dit le 4ème Vice- président, il faut obligatoirement qu’un des parents, en ce qui concerne le député Hama Amadou, se soumette à ce test. L’UIP a annoncé et notifié au parlement nigérien qu’elle est prête à prendre toutes les disposi- tions, à mettre tous les moyens pour aider à faire ce test, partout où le
souhaiteraient les parents, s’ils  étaient consentants et si « d’aven- ture M. Hama Amadou doutait de la sincérité de ce test ici au Niger ». M. Mohamed Ben Omar a indiqué que dans son communiqué le comité a exprimé sa surprise de constater que l’épouse de M. Hama Amadou refusait ce test, « étant donné qu’un tel test consti- tue un moyen irréfutable pour dé- terminer la filiation de ses enfants ». Le comité a rassuré que si elle souhaitait faire le test par l’entre- mise d’un expert indépendant, l’UIP s’engagerait à faciliter l’inter- vention d’un tel expert « où qu’il se trouve ailleurs dans le monde ». Réaffirmant toute la disponibilité et l’accord du Niger sur cette pro- position de l’UIP, le 4ème Vice- président de l’Assemblée natio- nale a ajouté qu’il s’agissait-là d’une opportunité pour y voir clair et se fixer définitivement sur la question.  » Si le test dit que ce sont les enfants de M Hama Ama- dou et Mme Hadiza Hama Ama- dou, le débat est clos définitive- ment. Si au contraire le test dit que ce ne sont pas les leurs, chacun tirera les conséquences de droit qui en découlent », a as- suré Ben Omar. Rappelons que Hama Amadou est son épouse sont accusés au même titre que plusieurs autres personnalités d’avoir  » importé  » du Nigeria des bébés dont ils se sont attribué la paternité. Cette décision de l’Union interparlementaire est intervenue à peine 48 heures avant que le juge chargé de cette affaire ne se déclare incompétent pour la juger et que la Parquet ait décidé d’in- terjeter appel.

L’UIP enverra un observa- teur pour suivre le procès des  »bébés importés »

Dans un communiqué publié par l’UIP en date du 28 janvier, le Co- mité des droits de l’Homme des parlementaires de l’UIP a pris une série de décisions sur des cas repartis dans toutes les régions du monde, au terme de quatre jours de travaux à Genève. Le communiqué indique que le Co- mité s’est penché sur la situation de 301 parlementaires dans 40 pays. Parmi ces 301 cas figurait celui de « l’ancien président du parlement nigérien Hama Amadou, contre le- quel pèsent des allégations de com- plicité dans l’achat présumé, par sa femme, de bébés que l’un et l’autre auraient par la suite déclarés être leurs enfants. « . L’UIP prévoit d’en- voyer un observateur au procès afin de s’assurer de la régularité de la procédure dans cette affaire.

Dans la version anglaise de la décision sur notre compatriote Hama Amadou, le comité s’est félicité de la bonne coo- pération des autorités nigériennes dans le traitement de ce dossier à travers la mise à la disposition de l’UIP de toutes les informations de- mandées. Le Comité des droits de l’Homme de l’UIP s’est dit surpris que l’épouse de M. Hama Amadou ait re- fusé le test ADN, étant donné qu’un tel test est un moyen irréfutable pour confirmer la paternité de ses enfants. Aussi, le comité souhaite connaître dans quelles circonstances la légis- lation nigérienne autorise le juge à ordonner de tels tests. Et si l’épouse de M. Hama amadou a la volonté de faire le test par un expert indépen- dant, l’UIP offre son assistance pour identifier et faciliter l’intervention d’un tel expert. Les autorités nigériennes restent disposées à recevoir tout émissaire que l’UlP jugerait utile d’en- voyer et assurent de leur engage- ment à fournir toute information rela- tivement à ce dossier. Maintenant qu’une institution internationale, comme l’UIP, a donné toutes les as- surances à notre fameux fuyard, qui ne semble pas avoir confiance ni en la justice encore, moins aux établisse- ments sanitaires de notre pays, il n’y a aucune raison qu’il se débine en- core. Ces réactions de l’UIP intervien- nent à un moment où le juge saisi de cette affaire de  »bébés importés » dit être incompétent pour la juger, mais aussi l’appel interjeté par le Parquet. Aux dernières nouvelles, nous appre- nons que Hama Amadou aurait rejeté cette proposition de l’UIP par rapport à son exhortation pour que ce dernier se soumettent au test quand il veut et où il le désire. Maintenant, on peut légitiment se demander, au fait, à quoi joue Hama+ et que veut-il réellement?

Mahamadou Diallo