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 Alors que sur le territoire nigérien, plus de 160 personnes ont été arrêtées soupçonnées de liens avec Boko Haram, à Niamey, la rue se mobilise contre les attaques du groupe islamiste. Des milliers de personnes se sont donné rendez-vous dans les rues de la capitale pour crier leur colère contre le terrorisme.

C’est une véritable marée humaine qui a marché pour rallier la place de l’Assemblée nationale à Niamey où le président Mahamadou Issoufou les attendait. Beaucoup de jeunes, de femmes, de religieux, de chrétiens et de musulmans ont convergé au rythme des slogans : « Notre armée est notre fierté » ou « Boko Haram est Haram (interdit) ».

Cette marée humaine indescriptible, près de 100 000 personnes dit-on, apporte son soutien aux forces de défense et de sécurité qui combattent Boko Haram, dans l’extrême est du Niger, dans la région de Diffa et du lac Tchad. « C’est notre façon de riposter contre l’envahissement de Boko Haram », confirme un homme dans la foule. A ses côtés, une femme dit être venue pour « soutenir nos forces de défense et de sécurité, mais le cortège est si long que je ne sais pas si nous tiendrons tous sur la place ».

Le clou de cette manifestation a été l’intervention du président Mahamadou Issoufou. En recevant un mémorandum des forces vives de la nation, il a déclaré que « Boko Haram nous a agressé, on n’attaque pas le Niger impunément et Boko Haram l’a appris à ses dépens, le 6 février dernier ».

RFI