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Aujourd’hui, vendredi 20 mars 2015, les 274 millions de francophones sur les 5 continents fêtent leur langue en partage et la diversité de la Francophonie, à travers des concours de mots, des spectacles, des festivals de films, des rencontres littéraires, des rendez-vous gastronomiques, des expositions artistiques. Pour rappel, cette date a été choisie en référence au 20 mars 1970, marqué par la création à Niamey, au Niger, de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), future
Organisation internationale de la Francophonie.
Dans un message qu’elle a prononcé en prélude à cette commémoration, la Secrétaire générale de la Francophonie, S.E. Mme Michaëlle Jean, a d’abord exprimé l’immense fierté et surtout le grand bonheur qu’elle ressent en s’adressant au monde francophone, pour la première fois, en qualité de Secrétaire générale de la Francophonie à l’occasion de cette Journée du 20 mars. «Je sais que vous serez des millions à fêter la Francophonie et la langue française sur les cinq continents. Et j’ai envie de vous dire, savourons notre chance et notre responsabilité! Tirons-en encore plus de force, de créativité, de détermination », a dit la Secrétaire générale de la Francophonie.

De l’avis de Michaëlle Jean, cette célébration ne porte pas seulement sur cette langue que partagent les pays membres de la francophonie. « Ce que nous fêtons à l’occasion de la Journée du 20 mars, ce n’est pas seulement le partage d’une langue. Ce que nous fêtons, ce sont les missions, les valeurs et les revendications dont nous avons investi cette langue, année après année, à travers la Francophonie. Ce que nous fêtons, c’est notre obstination à dire Non, en paroles et en actions, à l’inacceptable et à l’intolérable, au nom de la dignité de la personne humaine, de la liberté, de l’égalité. Ce que nous fêtons, c’est aussi cette conviction que rien ne peut se construire dans la violence, que rien ne peut se construire dans le rejet ou la haine de l’autre, que rien ne peut se construire dans l’indifférence ou l’égoïsme, que rien ne peut se construire sans l’engagement de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, sans l’engagement des entrepreneurs, des créateurs, des organisations de la société civile, sans la participation effective, aussi, de la jeunesse, et de cette moitié de l’humanité que constituent les femmes. Ce que nous fêtons, c’est enfin notre volonté, par-delà nos différences, de vivre ensemble et de faire société ensemble, c’est notre volonté d’assumer, ensemble, notre destin commun, de préserver, ensemble, les biens communs de l’humanité, de gérer, ensemble, notre planète commune, de construire, ensemble, notre avenir commun », a souligné Michaëlle Jean.
C’est pourquoi, a-t-elle indiqué, à l’occasion de cette Journée internationale de la Francophonie, il nous revient de former, dans nos esprits et dans nos cœurs, une immense chaîne humaine de solidarité, de fraternité, de mobilisation à travers tous les continents. « Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour que change ce qui doit changer. Prenons la résolution de poser des gestes forts parce que chaque geste compte », a-t-elle ajouté.
« En cette année 2015, de grands rendez-vous intergouvernementaux engageront, pour les prochaines décennies, le devenir de milliards d’êtres humains, mais aussi le devenir de notre environnement, exposé comme jamais aux effets du réchauffement climatique. Il est urgent de réagir et d’agir ! Nous n’avons que trop attendu, acceptant par-là même de sacrifier le futur des jeunes générations», a lancé la Secrétaire générale de l’OIF.
Affirmant que la Francophonie s’y refuse, Michaëlle Jean a assuré que l’OIF est d’ores et déjà pleinement investie, mais elle a besoin de toutes les énergies, de toutes les forces vives, et notamment de la jeunesse, pour que son plaidoyer soit largement relayé et pour qu’enfin soient pris des engagements concrets, pour qu’enfin soient mises en œuvre des actions ambitieuses et responsables. « Persuadez-vous donc que je suis à vos côtés, que la Francophonie est à vos côtés pour entreprendre, innover et faire bouger les lignes, mais persuadez-vous, aussi, que j’ai besoin de vous, que la Francophonie a besoin de vous pour que l’avenir nous rende ce que nous sommes prêts à lui donner, tout de suite, maintenant », a-t-elle martelé.
Il importe de préciser que le terme francophonie est apparu pour la première fois vers 1880, lorsqu’un géographe français, Onesime Reclus, l’utilisa pour désigner l’ensemble des personnes et des pays parlant le français. Désormais, on parle de francophonie avec un «f» minuscule pour désigner les locuteurs de français et de Francophonie avec un «F» majuscule pour figurer le dispositif institutionnel organisant les relations entre les pays francophones. «La francophonie, ce sont tout d’abord des femmes et des hommes qui partagent une langue commune, le français. Le dernier rapport en date de l’Observatoire de la langue française, publié en 2014, estime leur nombre à 274 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents », indique-t-on du côté de l’OIF.
Depuis 1970 et la création de l’agence de coopération culturelle et technique (ACCT) – devenue aujourd’hui l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) – les francophones peuvent s’appuyer sur un dispositif institutionnel voué à la promotion de la langue française et des relations de coopération entre les 80 États et gouvernements membres ou observateurs de l’OIF.
Assane Soumana (Source OIF)