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Par hasard, j’ai retouvé une vidéo de Maman Sani Malam Maman, l’actuel Sg de Lumana cogitant sur l’histoire de notre processus democratique et notamment la vie du Mnsd. Un document de l’émission  » A domicile » de la television Dounia datant de Decembre 2014. Ce cadre reputé d’une experience averée de gestion administrative et politique a dit des vérités utiles pour ses amis et adversaires politiques. Un enrichissement du débat politique national.

J’ai écouté et réécouté un intellectuel honnete capable de dire la verité à ses amis et a ceux d’en face. Très attaché au principe qui consiste à dire entre l’amitié et la verité, choisir la verité, l’ancien directeur de cabinet de Tandja a vraiment du bon sens. Il avait mis en evidence les fautes et erreurs politiques commises par le Mnsd au pouvoir.

Il avait également touché du doigt les manigances et les enjeux politiciens qui ont été determinants dans le comportement de la classe politique actuelle. Peut être le prix de la reconciliation entre Hama et l’actuel Sg Lumana c’etait surtout de se dire la vérité pour un nouveau départ. Je retiens pour l’essentiel de cet entretien que quand on gère le pouvoir la prudence doit être de rigueur. Et surtout il y a des principes sur lesquels il faut se garder de prendre de liberté. Autrement on paiera le prix tot ou tard.

Une question interessante abordée par Malam Sani Maman était relative à sa divergence antérieure avec Hama Amadou. Le Sg Lumana a soutenu de manière apodictique qu’à l’epoque Hama Amadou était manipulé. La consequence de cette demesure de Hama, tout puissant premier ministre, c’etait non seulement la liquidation des cadres les plus méritants du parti mais aussi le pourissement de la situation au sein de la famille Mnsd au pouvoir.

Ce qui était arrivé à Hama par la suite n’etait que le retour de la manivelle. La boullimie du pouvoir de l’ex PAN l’avait rendu aveugle jusqu’à se considerer intouchable même par Tandja. Maman Sani a expliqué rigoureusement comment ils ont été rattrapés par l’histoire. « Nous avions commis des erreurs qui n’ont pas fini de produire leurs effets », a-t-il martelé. Et parmi ces erreurs qu’il a reprochées au camp Hama c’était l’influence des parents, amis et connaissances(PAC) qui ont enfoncé l’ancien PM et ont constitués les déboires du Mnsd. Et explique t-il, le comble de l’égarement et de la tentation du pouvoir avait amené Hama et son clan à regarder tres loin des le debut de la gestion de la 5eme Republique ( entendre par la le slogan du GRGN21 « sai kayi »).

Cette reflexion du Sg de Lumana vient apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui pensent que contrairement aux accusations faites a l’encontre du president Issoufou que l’element le plus decisif de la crise des partis politiques et notamment le MNSD et le Lumana est plus un problème de leadership que la manigance du pouvoir actuel. Et d’ailleurs le regime en place ne peut pas ne pas tirer profit d’une sorte d’aubaine que ses adversaires lui ont offertes sur un plateau d’argent.

Maman Sani Malam l’a dit, « la gestion du pouvoir est d’essence dificile ». C’est pourquoi une faute politique se paye cash. Personne ne doit se prevaloir de ses propres turpitudes, dit-on. En effet, après la guerre très très dure au sein de la famille Mnsd, il est très dificile de penser que ces gens pourraient se reconcilier pour travailler la main dans la main. Et le paroxisme de ce conflit fratricide c’était lorsque au nom du tazarce, Tandja n’avait eu d’autres stratégies que de se debarasser de Hama dans les conditions connues par tout le monde.

Quoi qu’on dise, cet episode avait definitivement glissé le Mnsd vers le point de non retour au statu quo ante. Au moment ou Brah Tandja nous informe que son père est en passe d’animer un point de presse pour dégager sa position dans la situation actuelle de ce parti, nous disons pour l’histoire que Tandja a joué egalement une carte maitresse avec le tazarcé dans l’imbroglio du Mnsd.

Nous pensons que toute tentative du « vieux » serait un peu jouer au sapeur pompier. Pourquoi n’a t-il pas en amont pesé de son poids pour reconcilier les deux camps? Pourquoi attendre maintenant pour dégager sa position sur une crise interne de son parti au vu de l’estime qu’il jouit de tous les bords? Si seulemet Tandja l’avait voulu, cette mission n’était pas impossible pour lui. Ce n’etait surtout pas « la mer a boire ».

Et on le voit, le deroulement de cette histoire conforte cette thèse. Si Hama Amadou est allé malgré tout demande pardon à son boureau (pardon son ancien compagnon) alors comment Albade et Seyni pourront-ils dirent non à Tandja. Il est fort à parier que Tandja court le risque de jouer au medecin après la mort. Quand on est sage en Afrique, on fait recours au conseil de famille ou l’arbre à palabre. Mais laisser pourir la situation jusqu’à la décomposition c’est de la part du vieux Tandja une inconséquence, de la non assistance….. à une famille politique en danger, pour ainsi dire. C’est tout l’interet qu’ il y a d’écouter ou réécouter absolument le Sg de Lumana Maman Sani Malam Maman.

Elh. M. Souleymane