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S’il y a un truc suspect dans la conduite actuelle de Hama Amadou, c’est bel et bien son silence depuis quelques mois. Pourtant il y a mille et un sujets d’actualité sur lesquels il aurait en d’autres circonstances versé de la bave et de l’encre. L’on  se souvient après sa débandade, il s’était répandu sur les medias étrangers pour vilipender son pays et ses institutions. N’intéresse-t-il plus les medias hexagonaux ? Les autorités françaises lui ont-elles intimé l’ordre de la fermer ? La thèse selon laquelle il cherche un deal avec le président de la République, son ex principal allié, se confirme-t-elle ? Autant de questions que se posent les observateurs sur la nouvelle attitude taciturne de l’ex saprophyte du juchoir.

Mais selon nos informations, cet apaisement doit être en rapport avec son prochain statut. En effet, les choses se compliquent pour lui car,  apprend- t-on, son passeport expirera très bientôt. Il lui faut nécessairement désormais s’accommoder avec la vie sans statut lorsqu’il cessera d’être légal dans son pays d’accueil. Le seul recours c’est soit la demande d’asile ou le mariage dans l’optique d’avoir des papiers de nichant permanent en France ou dans un autre terroir européen.

Son choix à savoir la panique qu’il avait qualifié de repli tactique se révèle être assez fastidieux pour lui puisque puisqu’il est en train d’être rattrapé par la réalité du terrain. Cette option, nous confie un diplomate étranger, ne saurait être stratégique a long terme dans la mesure où sur le plan politique en quittant le pays, il va faire la politique par procuration et secundo, la France d’aujourd’hui n’est pas un pays très sur pour lui vu les relations entre Issoufou et Hollande car les services des renseignements sont imprévisibles, soutient ce diplomate.

C’est vraiment l’ironie du sort pour l’ancien président de l’Assemblée nationale  qui fut un activiste dans le blocage et boycott de l’aboutissement de la loi sur la double nationalité. Aujourd’hui, il risque de se retrouver dans le même combat que tous nos compatriotes qui se retrouvent dans des situations irrégulières à l’extérieur. Heureusement d’ailleurs qu’après lui les députés ont pu faire sauter son verrou en adoptant la loi sur la double nationalité qui permet a un nigérien de jouir de sa nationalité d’origine et également celle de son pays d’accueil.

Cela traduit simplement le manque de vision de celui qui prétend diriger le Niger en ignorant le contexte mondial actuel. En effet, n’est-ce pas un crime à l’endroit des nigériens de l’extérieur que de les priver de cette nécessité des temps modernes qu’est la double  nationalité? N’est-ce  pas également une atteinte des intérêts socio-économiques du pays considérant l’apport de la diaspora nigérienne pour le pays ? Il va sans dire que face à l’épreuve, le fugitif méditera son attitude négative pour le pays en général et la diaspora en particulier. Il va très certainement en profiter tout comme après avoir combattu l’ANDDH tout le temps, en situation à Koutoukale, c’était à cette association des droits de l’homme qu’il exprimait sa doléance d’une quantité d’eau plus substantielle pour ses besoins de détenu. En d’autres termes, n’est-ce pas qu’être homme d’Etat suppose vision et empathie ?

La rédaction Niger Inter