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 »Nul n’est prophète en son pays », dit un adage populaire ! La Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) au Niger s’exporte bien à l’extérieur. En effet, au cours de la réunion annuelle du Réseau des Institutions Nationales de Lutte contre la Corruption en Afrique de l’Ouest (RINLCAO), tenue à Abuja, la capitale fédé- rale nigériane, dans la deuxième semaine de mars 2015, la HALCIA du Niger s’est vu honorée à travers la désignation de son président, Issoufou Boureima, pour diriger ce réseau. Le choix porté sur la HALCIA du Niger n’était nullement le fruit du hasard mais traduisait bien les résultats très encourageants obtenus par une institution ayant moins de cinq (5) ans d’existence.

Comme vous le savez, la HALCIA est l’émanation de la volonté des autorités de la Septième République de combattre, sous toutes ses formes, la corruption, cette gangrène des temps modernes. Depuis son installation au début de l’actuelle mandature, cette institution que d’aucuns avaient qualifiée de doublon de la justice n’a cessé de démentir cette vision par la célérité et surtout l’efficacité dont elle fait montre dans le traitement des dossiers dont elle est saisie. En réalité, l’objectif fondamental assigné à la HALCIA, contrairement à une idée répandue, n’était pas d’être un instrument de règlement de comptes contre X ou Y mais bien d’empêcher que de nouveaux cas de corruption avérée ne puissent plus se répéter sous cette Septième République. Pour les autorités de la Septième République, il fallait que l’Etat retrouve le monopole fiscal mis à rudes épreuves par des pratiques corruptives qui font s’évaporer de nombreuses recettes fiscales et douanières au profit d’une camarilla avec la complicité de fonctionnaires d’Etat ripoux.

Opinions (N. 258 du 19 Mars 2015)