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Les élections devant se tenir prochainement au Niger, dont la présidentielle de 2016, seront « libres, crédibles et transparentes », a affirmé à l’AFP Mohamed Bazoum, le chef du parti au pouvoir, dont le chef de l’Etat Mahamadou Issoufou est issu.

Mi-janvier, l’opposition a publié un « livre blanc » dans lequel elle a « récusé » la Cour constitutionnelle, qui valide en dernier ressort les résultats des élections, fustigeant sa « partialité » et son « allégeance » au président nigérien.

« Nous n’avons aucun pouvoir sur la Cour » et « nous ne pouvons pas changer sa composition » au risque « de violer la Constitution », a affirmé M. Bazoum, ancien ministre des Affaires étrangères, qui a récemment quitté son poste pour se consacrer à son parti.

Les élections municipales et législatives de 2015 et la présidentielle de 2016 « seront « libres crédibles et transparentes », a rassuré le président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), au pouvoir depuis 2011.

« Nous allons être à partir de maintenant dans un dialogue constant avec nos partenaires » internationaux à ce sujet, dont l’ONU, l’Union européenne et les Etats-Unis, a-t-il ajouté.

La Cour constitutionnelle n’a en outre « jamais pesé de quelque poids dans les résultats des élections que lui transmet la Commission électorale indépendante (Céni) », selon M. Bazoum, pour qui les accusations de l’opposition sont « sans fondement ».

Seïni Oumarou, le chef de file de l’opposition, a déclaré dans la presse locale que l’opposition n’ira pas aux élections « avec la Cour dans sa composition actuelle ».

Selon la Constitution nigérienne, « les membres de la Cour constitutionnelle sont « nommés pour six ans » et « sont inamovibles pendant la durée de leur mandat ».

Sur les sept membres qui la composent, seuls deux sont désignés par les autorités. Les autres sont élus par leurs pairs magistrats, avocats et ONG des droits humains.

Le climat politique est tendu depuis que le principal allié du régime Hama Amadou, ex-président du Parlement, est passé en août 2013 à l’opposition au  président Issoufou, dont il avait permis l’accession au pouvoir en avril 2011 grâce à une alliance de second tour.

Le Niger est confronté à de récentes attaques du groupe armé nigérian Boko Haram dans le sud-est du pays, frontalier avec le Nigeria. Le président  Issoufou et sa majorité ont appelé à l’union nationale dans la lutte contre les islamistes.

AFP  06 mars 2015