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C’est parti, à nouveau pour la chevauché de l’étalon d’or de Yennega et des autres prix du Festival Panafricain du Cinéma et de Télévision de Ouagadougou (Fespaco). Le Clap d’ouverture officielle de la 24ème édition du Fespaco a été donné dans l’après-midi du 28 février au Palais des sports de la capitale burkinabé par le Premier ministre Yacouba Isaac Zida qui représentait le Président de la transition Michel Kafando.Cette 24ème édition du Fespaco se qui se tient dans le contexte de transition politique dans lequel se trouve le Burkina Faso, a pour thème « cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique ».
Depuis le 28 février dernier, et, ce jusqu’au 7 mars, la capitale du Burkina Faso vibre au rythme du Fespaco, cette grande fête du cinéma qui a vu le jour en 1969. L’esprit du Fespaco a finalement eu raison des doutes entretenus sur sa tenue, en raison de la menace Ebola sur l’Afrique de l’Ouest, qui a fait annuler certains événements. Le changement de pouvoir intervenu au pays des hommes intègres, en fin d’octobre 2014, n’a pas changé non plus la donne quant à la régularité, de cette manifestation devenue biennale à partir de 1972.

Mais, changement remarquable pour les habitués du Fespaco, la cérémonie d’ouverture a eu lieu au Palais des Sports, au lieu du Stade du 4 Août, et, l’organisateur en chef de l’événement, notamment le Délégué général était aussi à son baptême de feu. En effet, Ardiouma Soma vient juste de succéder à M. Michel Ouédraogo qui était le Délégué Général du Fespaco. Les autres innovations, ont été annoncées par le nouveau délégué général du Fespaco, lui-même. En effet, a souligné, M Ardiouma Soma, le prix qui accompagne l’Etalon d’or de Yennenga est passé de 10.000.000 à 20.000.000 FCFA, et les autres prix sont aussi passés du simple au double.
Autre fait remarquable, un prix spécial porte le nom du père de la révolution burkinabé. Il s’agit du « Prix spécial Thomas Sankara de la Guilde Africaine des réalisateurs et producteurs» doté de 3.000.000 FCFA. L’innovation porte aussi sur les critères qui cette fois ci permettent aux films de la diaspora, et ceux réalisés sur des supports numériques d’entrer dans la compétition. Ce qu’annonce du reste le thème de cette 24ème édition qui est «cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique».
Pour le ministre burkinabé de la culture et du tourisme, M. Jean Claude Diouma, qui prononçait le discours d’ouverture, cette édition du Fespaco qu’organise son pays pendant la période de transition politique, et malgré la menace Ebola qui avait fait planer le doute sur la tenue de l’événement, est le symbole d’une Afrique qui persévère, avance et gagne. D’importants moyens ont été mis en œuvre pour la réussite de cette grande rencontre cinématographique du continent, avec sept salles de projection équipées. Le Premier ministre Isac ZILDA qui a donné le clap d’ouverture officielle, a félicité tout ce monde qui fait la fierté du cinéma africain et a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de ce Fespaco.
Un spectacle riche en animation avec des artistes burkinabé dont Irène Tapsoba, et Ismael Lo, la star sénégalaise, de la musique a agrémenté davantage la cérémonie d’ouverture.
Ce sont 133 films qui sont au programme du Fespaco 2015, dont une vingtaine de longs métrages en course pour le 21ème étalon d’or de Yennega. Projections, colloque international, les rencontres avec des acheteurs et des distributeurs professionnels dans le cadre du 17ème Marché International du Cinéma et de la Télévision Africaine (MICA), hommages aux grands noms du cinéma africain dont Sotigui Kouyaté, des festivités avec les prestations des artistes sur les podiums dressés au siège du Fespaco vont rythmer la capitale burkinabé pendant une semaine. Pour l’édition 2015, c’est l’Egypte qui est le pays invité d’honneur.
Le Niger, dont la délégation est conduite par le ministre de la Culture, des Arts et Loisirs, M. Ousmane Abdou, prend part aux compétions avec trois œuvres. Pour la section fiction court métrage, le Niger est représenté par Rahmatou Keïta avec son film  »Jin’naariyâ!’ (l’Alliance). Les deux autres œuvres nigériennes en compétition sont pour la catégorie documentaire  »Koukan Kourcia, Les Médiatrices » de Sani Elhadj Magori, et  »Croix d’Agadez » de Amadou Dénis Paraiso, Roufay Charifatou présenté par l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC).Souley Moutari, envoyé spécial