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Le ministre des Transports, M. Saley Saidou, a procédé hier à Makalondi à la réception du poste de contrôle de la localité. C’est le commissaire chargé du Département de l’Aménagement du Territoire Communautaire et des Transports de la Commission de l’UEMOA, M. Augustin Tompieu-Zouo, qui lui a officiellement remis les locaux. D’un coût total d’environ 358 millions de francs CFA, les installations de ce Poste de contrôle frontalier de Makalondi sont composées essentiellement de deux blocs constitués chacun de huit (8) bureaux équipés et de commodités d’usage; d’un bloc servant de magasin; d’un groupe électrogène de 40 KVA et d’un local pour le groupe; d’un forage et d’un château d’eau de 6 m3 reliés par un réseau de canalisation ; d’un local de garde à vue ; d’aires de voirie et de stationnement, toutes éclairées; et des commodités diverses (blocs de toilettes et hangar de repos de 30 places).
Dans l’allocution qu’il a prononcée, le ministre de Transports a indiqué que l’importance de cette cérémonie se justifie par le rôle majeur que joue le transport dans le développement économique et social d’un vaste pays sans littoral comme le nôtre. En effet, a ajouté M. Saley Saidou, l’approvisionnement du pays en biens de consommation courante et d’équipements, la promotion des exportations et la mise en valeur des potentialités minières et agropastorales, l’intégration régionale et les échanges entre les différentes localités, sont tributaires du transport.  »Le transport, facteur essentiel pour le développement de tout pays, fait partie des axes du Programme de Renaissance du Niger de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat, et de la Déclaration de Politique Générale de Son Excellence Monsieur Brigi Rafini, Premier ministre, Chef du Gouvernement dans le cadre du développement des infrastructures », a souligné le ministre.

Il a indiqué que le secteur des transports dans notre région est confronté à une multitude d’entraves qui ont un impact sur la compétitivité de l’économie de nos pays, ce qui aggrave considérablement les coûts des Transports et donc des produits. Il a cité, entre autres, les contrôles multiples et excessifs ; les surcharges des véhicules de transport de marchandises avec comme conséquences la dégradation des routes construites à grands frais et l’insécurité routière ; et les perceptions illicites des différents frais.
Face à ces entraves à la libre circulation des personnes et des biens, la commission de l’UEMOA a adopté une série de réformes au nombre desquelles la construction des Postes de Contrôle Juxtaposés aux frontières des Etats membres ; le Plan Régional de Contrôle Routier qui prévoit seulement trois (3) contrôles : aux points de chargement, aux passages aux frontières et aux destinations finales; et l’harmonisation des procédures et normes de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transports de marchandises.
Selon M. Saley Saidou, toutes ces réformes visent la suppression des entraves à la libre circulation des personnes et des biens et au développement du secteur des transports, afin de réaliser des objectifs fondamentaux de l’Union tels que définis dans son traité.  »La mise en service de ces postes frontaliers sur ce corridor, en plus des Postes de Contrôle Juxtaposés de Malanville sur le corridor Cotonou-Niamey, constitue pour le Niger un acquis supplémentaire de diversification des voies d’accès à la mer. Ils offrent plusieurs avantages en termes de facilitation des transports comme la régularité et la fluidité du trafic de marchandises aussi bien à l’import qu’à l’export, favorisant ainsi la relance économique », a conclu le ministre des Transports.
Quant au commissaire chargé du Département de l’Aménagement du Territoire Communautaire et des Transports de la Commission de l’UEMOA, M. Augustin Tompieu-Zouo, il a indiqué que cette cérémonie est l’aboutissement d’un long processus qui trouve ses origines dans le constat déplorable des contraintes majeures qui pèsent sur la compétitivité du secteur des transports. Il a rappelé les préjudices énormes subis par les opérateurs économiques dans les activités de transports et de transit.  »En effet, une étude de la Banque Mondiale, effectuée sur certains corridors de l’UEMOA, indique des pertes évaluées à plus de 100 milliards de FCFA dues aux faux frais routiers et à des longs délais d’attente imputables aux multiples contrôles routiers », a ajouté le Commissaire de l’UEMOA. Il a souligné que les plus hautes autorités du Niger ont toujours encouragé la Commission à poursuivre ses efforts pour construire les Postes de Contrôle Juxtaposés aux frontières des Etats membres de l’Union, afin de renforcer la fluidité de la circulation par la simplification, la réduction des délais des procédures de contrôle et la sécurité sur les routes, dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens. En phase d’exploitation, le Poste de Contrôle Frontalier de Makalondi devrait permettre d’améliorer les conditions de travail des forces de contrôle aux frontières et de faciliter les opérations de transport et de transit entre le Burkina Faso et le Niger.
Selon le commissaire Augustin Tompieu-Zouo, l’UEMOA et ses Partenaires Techniques et Financiers sont disposés à construire, en matériaux définitifs, des Postes de Contrôle Juxtaposés sur la liaison Ouagadougou-Kantchari-Makalondi-Niamey, dès qu’un site unique sera retenu d’un commun accord avec les deux Etats du Niger et du Burkina Faso. Il a enfin souhaité l’engagement de toutes les parties prenantes à assurer l’ensemble des fonctions nécessaires au bon fonctionnement de ce poste, notamment la supervision de la sécurité des personnes et des biens.
Oumarou Moussa