Le Conseil Supérieur de la Communication a ouvert, hier matin, dans la salle de réunion de ladite institution, sa session ordinaire au titre du mois de mars 2015. C’est le président du CSC, M. Abdourahamane Ousmane qui a présidé l’ouverture de cette session dont le principal ordre de jour porte sur le projet de décret régissant la publicité par voie de presse. La cérémonie d’ouverture de cette session s’est déroulée en présence des membres du CSC.
Cette session aura à examiner au total six (6) points inscrits à son ordre du jour. Il s’agit notamment de l’examen et l’adoption du procès verbal de la session ordinaire du mois de février 2015, l’information sur le Conseil Supérieur de la Communication (CSC), l’avis du CSC sur le projet de décret régissant la publicité par voie de presse, la validation des propositions d’activités des directions centrales du CSC et l’examen, l’adoption des rapports du Conseil de Presse et questions diverses.
Parmi ces points, le président du CSC, a beaucoup insisté sur celui relatif à l’avis du CSC sur le projet de décret régissant la publicité par voie de presse. Selon en effet M. Abdourahamane Ousmane, cet avis a été demandé par le Gouvernement, à travers le Ministère de la Communication, conformément à l’article 9 de la loi N° 2012-34 du 7 juin 2012 portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du CSC qui stipule que : «le Conseil Supérieur de la Communication est consulté par les pouvoirs exécutif et législatif avant toute prise de décision dans les matières relevant de ses compétences, en particulier les textes relatifs au secteur de la communication». Le président du CSC de préciser que la publicité par voie de presse relève de la compétence de son institution.

D’après M. Ousmane, ce texte est très important pour le CSC pour trois raisons essentielles. Il permettra d’abord de combler un vide juridique en la matière ; d’organiser les activités publicitaires et de définir les règles relatives à la forme et aux contenus des messages publicitaires et enfin, il fixera le cadre général de contrôle et de régulation des activités publicitaires.
Par ailleurs, le président du CSC a rappelé que cette session intervient au lendemain de la visite de travail effectuée par la présidente du Conseil Supérieur de la Communication du Burkina Faso dans notre pays. Cette visite, a permis à ces deux institutions d’échanger et de partager leurs expériences respectives en matière de régulation des médias, aussi bien en période dite «normale» qu’en période électorale. Elle a aussi permis d’identifier les futurs axes de coopération entre les CSC du Niger et celui du Burkina Faso, dans la perspective des élections générales que nos deux pays vont organiser en 2015 et 2016.
M. Abdourahamane Ousmane a aussi rappelé que le CSC du Niger a été sollicité par
deux instances sœurs pour partager son expérience, il s’agit de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Togo, à l’occasion de l’élection présidentielle du 15 avril prochain ; et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Bénin, à l’occasion des élections législatives du 26 avril et des élections locales du 31 mai 2015.
«Ses sollicitations sont pour le CSC des moments d’apprentissage. Car chaque pays a ses propres spécificités ; et chaque expérience a ses propres forces et faiblesses. En outre, il ne faut pas perdre de vue que notre institution a été renouvelée au deux tiers de ses membres, suite au passage de l’ONC au CSC. Il importe donc de consolider les acquis et en même temps de renforcer les capacités des nouveaux membres. La finalité pour le CSC est de contribuer à l’organisation d’élections libres, honnêtes et transparentes au Niger, à travers une régulation indépendante et équitable des médias» a précisé le président du CSC.Mamane Abdoulaye