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Je viens à travers ces lignes témoigner toute la fierté qui est la mienne à Son Excellence Bazoum Mohamed pour sa prestation à la tête de la diplomatie de notre grand pays. Son nom sera gravé à jamais dans les annales des grands diplomates de notre époque.

Je suis en ce moment au Mali ou je travaille comme Chef Adjoint de la MINUSMA à Tombouctou et je puis vous assurer que les Maliens parlent fièrement de Bazoum comme s’il était leur Ministre des Affaires Etrangères. En tant que Nigérien, de surcroit son ancien élève de philosophie au lycée Agabba de Tahoua, et militant du PNDS de Keita et des Etats-Unis je voudrai dire qu’il nous a fait honneur tout le long de son passage à la tête de la diplomatie de notre pays.

En suivant l’actualité nigérienne, je remarque aussi avec fierté comment il bat campagne pour que SE Mahamadou Issouffou, gagne un second mandat. Bravo Bazoum! Et vous avez tous nos encouragements.

Que des esprits acquis à la négativité ne sautent pas cependant sur mes remarques et croire que je cherche quoique ce soit  avec Bazoum ou avec le gouvernement. Au demeurant ce serait un honneur de faire partie du gouvernement actuel qui travaille sans relâche pour le bien du peuple. Seulement voilà, je suis un cadre supérieur des Nations qui a gravi presque tous les échelons dévolus aux technocrates passant du simple stagiaire à P2, puis P3, puis P4, et depuis 2012 comme P-5. Cette prouesse s’est faite en une décennie et les cadres qui peuvent se targuer d’un tel succès peuvent se compter au bout de doigts.

A 47 ans, je me sens encore plein d’énergie et mon désir de continuer à servir les Nations Unies est intact. Quand on sait que je viens de bénéficier d’un contrat permanent et que l’âge de la retraite aux Nations est fixée à 62 ans, alors l’on comprend aisément que j’ai encore 15 ans devant moi. Tout au long de mon parcours onusien je contribue financièrement au trésor nigérien à hauteur de neuf millions de FCFA par an. Cela est vérifiable avec le Ministère des Affaires étrangères. Ma plus grande fierté n’est pas cependant ma contribution financière. Ma plus grande fierté c’est ma contribution à donner une image positive de mon pays à travers l’exemple que je donne de la rigueur dans le travail, l’altruisme, et le professionnalisme.

Lorsqu’un conseil des ministres extraordinaire fut convoqué à Juba le 22 octobre 2014 pour me dire merci pour ma contribution pour la paix et le développement dans le l’état d’Equateur Central, l’honneur est pour le Niger qui m’a vu naitre et assurer mes études sur le dos des contribuables Nigériens. L’honneur n’est pas pour moi, un campagnard sans date précise de naissance et dont les parents n’ont jamais été à l’école des blancs. Non l’honneur est pour mon pays et son peuple et non pour la très modeste personne d’un Baadaré né dans le village de Kartéla, quelque part dans le département de Keita. S’il vous plait ne regardez pas sur la carte car vous ne le verrez pas. Je dirai au passage que c’est du jamais vu qu’un conseil des ministres se tienne dans des telles conditions. C’était singulier.

L’honneur est aussi pour la génération 90 à laquelle je me réclame avec fierté. A tous ceux qui relèvent de cette génération je suis reconnaissant pour avoir contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui. Bazoum est certainement un parmi vous et je suis de ceux qui croient que même si on n’aime pas le lièvre il faut lui reconnaitre qu’il court vite. Monsieur Bazoum, merci pour le travail bien fait!

Mamane Moussa dit » Gaya Gaskia »