Au Niger quand est-ce qu’on va faire la nuance entre « adawa » et « kiyaya »? Autrement dit, a en juger par le comportement de certains nigériens, on se demande si être opposant signifie mensonge, délation, mauvaise foi, nihilisme, incivisme ou pire être apatride? Je m’en vais illustrer mes propos juste avec trois faits d’actualité: la méningite, la lettre ouverte de Sami et la propagation de la fausse nouvelle sur Albade.

A propos de la méningite même lorsque le gouvernement dit qu’il y a pénurie de vaccin au plan mondial, il y en a qui voient une attitude criminelle du gouvernement. On nous a dit des choses vérifiables à savoir que la forme de méningite qui sévit cette année au Niger est inédite et par conséquent nécessite un vaccin assez rare en ce moment a l’échelle internationale. Au lieu de vérifier cette information pour dire aux Nigériens que le gouvernement ment, non, on voudrait plutôt profiter lâchement pour dire qu’il y a non assistance a personnes en danger de la part du régime en place.

Je pense que c’est proprement déloyal. Je ne nie pas ces positions de principe qui voudraient que les uns et les autres rappellent au gouvernement ses responsabilités. Ce qui relève de l’ordre normal des choses a la différence de la désinformation et de l’instrumentalisation des faits qui sont du reste sacrés. Encore une fois vérifions les informations données par le ministre de la sante dans sa conférence de presse en présence des partenaires techniques et financiers.

S’agissant de la lettre ouverte au président Issoufou du jeune et brillant intellectuel Sami, j’ai été conforté dans ma position de considérer que depuis un certain temps, il y a des nigériens qui sont très loin dans le négationnisme voire nihilisme. En effet, ce jeune économiste – me semble-il – à de manière magistrale et pédagogique, dans un effort d’objectivité très rare, essayé de dire son point de vue sur la gestion du président depuis 4 ans. Le disciple Sami, en citoyen indépendant, comme il s’était d’avance présenté, a fait une analyse sans complaisance du bilan du PR. Avec la rigueur d’un esprit scientifique très à jour. Il a en substance dit les bonnes choses et les mauvaises pratiques de ce bilan et également il a fait des propositions alternatives pour rectifier le tir la ou c’est nécessaire.

 J’avoue que sans être économiste, je peux dire que ce jeune a fait montre des prédispositions pour une très belle carrière et le pays a besoin des comme lui, et par conséquent si nécessaire, on doit lui donner tous les moyens pour développer son potentiel. Pour les intellectuels objectifs et également à jour, l’exemple de Sami doit faire école. Le sens de l’honnêteté intellectuelle et de la rigueur scientifique exige de nous quand nous analysons une situation de savoir respecter une certaine éthique notamment le respect des faits. Il n’y a rien qui soit négatif en soi car comme dit un adage du terroir même la présence du crapaud est utile dans une maison en ce sens qu’il pourrait détruire  au moins certains insectes nuisibles.

En terme dialectique, chaque chose a ses hauts et ses bas, ses avantages et ses inconvénients. Son coté négatif et positif. Le plus imbécile des hommes à la tête d’un Etat ne saurait faire un bilan absolument négatif. Et le tort de Sami selon certains coupeurs de cheveux en quatre c’est d’avoir énuméré quelques domaines ou le PR a eu un bilan positif. Bref pour faire court,  j’invite ceux qui n’ont pas lu cette lettre ouverte au président Issoufou de le faire sur Tamtaminfo ainsi que les commentaires qu’elle avait suscités. Je dis simplement mention spéciale au compatriote Sami et qu’Allah lui fasse miséricorde dans la recherche du savoir utile pour le bien du Niger !!!

Quant a la rumeur sur une mystérieuse affaire dans laquelle Albade Abouba serait impliqué, il va sans dire que les faits commencent à donner raison a Massaoudou Hassoumi lorsqu’il parle du ‘’département mensonge’’ au sein d’un parti politique puisque tous ces gros mensonges constatés ces derniers temps proviennent des réseaux sociaux de cette obédience indexée par le ministre Massaoudou. Ici, il n’y a pas de quoi fouetté un chat car certains me répondraient que c’est normal que les politiciens utilisent tous les moyens pour discréditer leurs adversaires. Soit. Mais le pire c’est quand la presse laisse la rumeur ou disons les non journalistes mener la guerre de l’information. Leur ravir la vedette, comme on dit. Il incombe, a mon sens,  aux journalistes d’avoir le reflexe de vérifier les informations en temps réel pour les confirmer ou infirmer. Cela participe simplement du droit du public à une saine information. Personnellement j’avoue avoir été humblement contacté par plusieurs compatriotes pour confirmer ce qui est arrivé a Mr Abadé Abouba. Je dis simplement, toutes proportions gardées, il revient a la presse de se ressaisir pour éviter cette confusion de genre.

Il est vrai que le problème des réseaux sociaux pose un problème de fond pour les journalistes sous nos cieux. Il faut d’abord être a jour, avoir l’internet en continu et a haut débit. Bref nous faisons face a l’évolution technologique qui a forcement révolutionné le métier. Je ne dirais pas comme Malthus « La survie aux plus aptes », mais nous appelons de tous nos vœux pour que pouvoirs publics, partenaires et bonnes volontés veuillent bien accompagner les journalistes pour mieux assumer leur mission de garantir le droit du public a l’information saine, vérifiée et sourcee pour le bien de notre pays. Encore faut-il admettre, pour ce faire,  que notre attachement à la patrie en tant que citoyen c’est d’être positif, avoir le bon sens et surtout une éthique de la discussion pour accéder a la vérité. C’est le sage de Bandiagara qui nous dit : « Entre ta vérité et ma vérité, il y a la Vérité ». Et la recherche de la vérité exige un sacrifice : elle peut découler de notre camp tout comme du camp adverse. La précaution? « Entre l’amitié et la vérité, choisir toujours la vérité » car votre ami comprendra que vous l’aimez lorsqu’il…..accédera à la Vérité.

Elh. Mahamadou Souleymane