Le leader de FA-Lumana avait parlé pour comme à son habitude tenter depuis sa cachette parisienne de mettre lâchement le feu à la maison Niger. Il faut dire que nous ne nous sommes pas trompés. Hama Amadou n’a fait que confirmer ce que nous savons déjà de lui: tout simplement un pyromane, mais un lâche qui est prêt à marcher sur les cadavres des nigériens pour assouvir sa soif démesurée du pouvoir. Coïncidence troublante, le leader du FA-Lumana et Boko Harem ont simultanément attaqué le peuple nigérien le 24 Avril, journée de la Concorde Nationale, journée au cours de laquelle toutes les nigériennes et tous les  nigériens  marquent l’attachement à la paix, à l’unité et  la cohésion nationale. Retour sur la personnalité controversée de l’ancien président du parlement Nigérien.

L’abonné absent de toutes les luttes démocratiques et sociales

« J’ai fui pour sauver ma peau…Je ne veux pas retourner en prison à cause d’une injustice. Je sais ce que valent les prisons nigériennes “. Lors de sa fuite ( seul au volant de son véhicule comme il le disait lui-même) de Niamey il y a presque un an, celui qui se prenait pour le “nombril du Niger”, l’ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée Nationale, l’homme qui se permettait de menacer ses adversaires politiques comme ses camarades du parti et emprisonnait qui il voulait et quand il le voulait sans avoir à rendre compte à qui que ça soi, avait fait beaucoup de révélations qui malheureusement l’enfonçait et continueront toujours de l’enfoncer. Mais la particularité majeure de Hama Amadou est de loin la pyromanie et bien sûr la lâcheté. Plus pyromane et lâche que lui, on meurt

Hama Amadou (et ses anciens camarades du FRDD peuvent le confirmer) ne prenait jamais part aux manifestations du Front pour la Restauration et la Défense de la Démocratie (FRDD), la coalition de l’opposition contre le régime du général Ibrahim Baré Mainassara, s’arrangeant toujours à être hors du territoire national à chaque fois qu’un mot d’ordre de manifestation était lancé. Lorsqu’en 2000, il y avait des bruits de bottes à Niamey alors même qu’il était premier ministre, M. Hama Amadou avait disparu dans la nature comme on le dit. Les mauvaises langues disaient qu’il s’était replié quelque part vers Ouaga jusqu’à ce que le calme revienne à Niamey. Un journal nigérien avait eu l’audace de titrer a sa une : “Hama Amadou, pyromane et lâche » pour décrire son comportement.  Le directeur de publication du journal en question avait été convoqué » par le tout puissant PM de retour dans son cabinet sur la pointe des pieds car se reprochant certainement quelque chose. « Le jour où mon pouvoir va chuter, soit sur que tu seras loin d’ici (mort) » avait alors menacé M. Hama Amadou avant de trainer le DP du journal en question devant les tribunaux sous contrôle de son ministre de la justice, Maty Elh. Moussa. Juste pour rappeler ici qu’au temps de sa gloriole : médias,  société civile et libres penseurs étaient ses ennemis déclarés.

Hama Amadou était également absent du pays lors de la lutte contre le mouvement Tazatché. Une fois ‘’évadé’’ de la prison civile de Koutoukalé pour des raisons médicales, il s’était réfugié à Paris faisant le mort alors que les autres forces politiques et sociales menaient le combat. “En 2009, sous Mamadou Tandja, j’avais été accusé à tort d’atteinte à la sécurité de l’État. Si on m’arrêtait, j’étais mort  » indique-t-il dans Jeune Afrique pour expliquer sa fuite.

Aujourd’hui encore, personne ne voit M. Hama Amadou lors des manifestations de l’Alliance pour la Réconciliation, la Démocratie et la République (ARDR), laissant le soin  aux autres comme Mahamane Ousmane et Seini Oumarou de mener maladroitement le combat politique. La prison, c’est pour les autres. Les Youba Daillo, Omar Dogari et Soumana Sanda… Depuis presque un an le président du FA-Lumana tente vainement depuis Paris de mettre à feu et sang le pays. Interrogé récemment par un journaliste sur la question de savoir quand est-ce qu’il compte rentrer au pays, Hama Amadou pourtant premier candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2016 avait répondu: « lorsque les conditions de la victoire de l’opposition seront réunies« . En terme terre à terre (pour ceux qui connaissent l’homme et ses relents putschistes qu’il n’a d’ailleurs jamais cachés), cela veut dire après un coup d’État, comme celui qui avait déposé le régime Tanja Mamadou. Pour l’histoire, il ne l’a d’ailleurs jamais caché et le dit haut et fort : « L’armée c’est nous » c’est à dire le MNSD de l’époque.

Retour renvoyé sans cesse aux calendes grecques

Annoncé à plusieurs reprises à Niamey par ses partisans, l’intéressé n’est toujours pas de retour car les conditions ne sont pas réunies et comme il a juré de ne plus faire la prison, de ne plus retourner à Koutoukalé, ses partisans peuvent continuer à attendre. Parlant justement de cette fameuse prison de haute sécurité non loin de Niamey, M. Hama Amadou avait juré en la réfectionnant d’incarcérer les plus grands criminels du Niger. Sauf qu’il avait oublié de citer à l’époque son propre nom parmi ces plus grands criminels et personnes recherchées par la justice nigérienne. En tant que trafiquant d’êtres humains, de surcroit des nourrissons, sa place ne peut être que dans une prison de haute sécurité. On ne sait pas par quelle osmose la justice nigérienne traine le pied à réprimer ce sacrilège.

Par ailleurs, Hama Amadou  s’est dit trompé aujourd’hui sur son alliance avec le président Issoufou Mahamadou qu’il traite de tous les maux. Mais ne s’était-il pas dit trompé dans ses relations avec Baba Tanja Mamadou ? Ne s’était-il pas dit trompé dans ses relations avec Seni Oumarou qu’il avait qualifié de «vendeur de cahier » ? Pourquoi est-il toujours la victime ? Pourquoi est-il incapable d’assumer les conséquences en bien et en mal de ses choix politiques? En vérité, il croit toujours pouvoir utiliser les autres pour assouvir ses ambitions personnelles et politiques. Une alliance, comme s’était le cas de la création de l’Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN) ne vaut que lorsqu’elle l’arrange. Souvenez-vous de la manière dont il avait convaincu certains leaders politiques, menacé d’autres pour créer cette alliance afin de remporter les élections présidentielles. Il avait été le premier à en avoir claqué la porte des que les résultats du premier tour ne lui étaient pas favorables.

Il faut aussi remarquer qu’avant le départ du FA-Lumana et de M. Hama Amadou du gouvernement, la mouvance présidentielle et l’opposition entretenaient des relations plus au moins bonnes, le climat politique apaisé, le président de la république M. Mahamadou Issoufou et le leader de l’opposition M. Seini Oumarou se rencontraient régulièrement pour échanger sur les questions d’intérêt national. Mais depuis le départ de Hama Amadou du gouvernement et sa tentative de renverser les institutions de la République, le climat politique s’est détérioré, les accusations de toute sorte pleuvent. Pourtant, ne nous trompons pas de cible : c’est bel et bien Hama Amadou et son clan qui constituent les plus graves menaces pour notre pays, sa stabilité et sa prospérité.

Enfin, j’ai été choqué la dernière fois d’entendre l’ancien directeur de campagne de Hama Amadou, Mr Mahaman Sani Malam comparer son président a Nelson Mandela car je considère cette comparaison comme une insulte à l’endroit de ce grand homme politique et à tous ceux qui sont épris de paix et de justice, a tous ceux qui sont armés de courage et prêts à faire des sacrifices pour le bien de leur peuple et pour les causes qu’ils défendent. Mandela a passé 27 ans de sa vie en prison dans un régime des plus abjects et le plus brutal que l’humanité avait connu, celui de l’apartheid. Hama Amadou ne veut pas passé même une demi-journée de prison dans l’un des pays les plus démocratiques du continent africain, le Niger. “Les vrais leaders doivent être prêts à tout sacrifier pour la liberté de leur peuple” disait Mandela. Malheureusement M. Hama Amadou n’est pas de la trame des leaders disposés à faire des sacrifices, préférant toujours se réfugier derrière des atteintes à sa vie pour abandonner ses partisans, son parti et même sa famille. Hama exclut tout sacrifice, tout risque dans sa lutte politique. Pourtant la vie des grands nous renseigne que le leadership c’est tout le contraire de l’égoïsme. Pyromane et lâche : telle est la vraie nature de cet homme dont les valeurs sont loin d’être celles du peuple nigérien.

 Tiemago Bizo

Niger Inter

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