« Un journalisme de qualité permet aux citoyens de prendre des décisions éclairées quant au développement de la société. Il contribue également à dénoncer les injustices, la corruption et les abus de pouvoir. Pour cela, le journalisme doit être capable de s’épanouir dans un environnement permettant un travail indépendant, sans ingérence excessive et dans des conditions de sécurité. »

Message commun du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon,
de la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova
et du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein

Thème 2015 : Donnons du souffle au journalisme ! Vers une meilleure couverture de l’information, l’égalité des genres et la sécurité des médias à l’ère du numérique

Le 20 décembre 1993, l’Assemblée générale a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse (décision 48/432). Depuis lors, le jour de l’anniversaire de la Déclaration de Windhoek est célébré dans le monde entier comme étant la Journée mondiale de la liberté de la presse. La Journé mondiale de la liberté de la presse est l’occasion de :

  • célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse;
  • évaluer la liberté de la presse;
  • défendre les médias des attaques contre leur indépendance;
  • se souvenir des journalistes tués parce qu’ils faisaient leur devoir.

En 2015, l’UNESCO, l’agence des Nations Unies mandatée pour promouvoir et protéger la liberté de la presse à travers le monde, a nommé Christiane Amanpour, prestigieuse journaliste britannique et correspondante internationale en chef pour CNN, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour la liberté d’expression et la sécurité des journalistes.

L’UNESCO se focalisera sur trois thèmes pour cette Journée mondiale de la liberté de la presse :

    • La nécessité d’un « journalisme de qualité », qui soit précis et indépendant, reste une préoccupation constante dans un paysage médiatique en perpétuelle évolution de par les divers développements technologiques et commerciaux.
    • Le déséquilibre de genre persiste dans les médias, 20 ans après la Déclaration de Beijing et son Programme d’action. Trop peu de femmes journalistes parviennent à accéder à des postes de responsabilités dans les médias. C’est pour cette raison que plus de la moitié des intervenants de la conférence seront des femmes, des cadres et des professionnels des médias du monde entier.
    • La sécurité numérique, qui demeure un sujet de préoccupation croissant car les communications numériques rendent difficile la sécurité des journalistes et de leurs sources.

La cérémonie annuelle du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano se tiendra le 3 mai 2015 à la Librairie nationale de Lettonie à Riga. Le lauréat est le journaliste syrien et militant des droits de l’homme Mazen Darwish, actuellement emprisonné.

Source: un.org