Première Session ordinaire de la Commission Nationale de Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) : Des réflexions autour des 4 points inscrits à l’ordre du jour de la session

Apres son installation officielle le 17 avril 2015, la Commission Nationale de mise en œuvre du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) tient depuis hier, à son siège, sa première session ordinaire au titre de l’année 2015.

Cette session a comme ordre jour, la mise en place du bureau de la Commission Nationale de mise en œuvre du MAEP, l’examen et l’adoption du programme d’activités 2015, l’examen et l’adoption du règlement intérieur de la Commission Nationale de mise en œuvre du MAEP et divers. C’est le président de la Commission nationale de mise en œuvre du MAEP, M. Ibrahim Yacouba qui a présidé l’ouverture des travaux en présence des représentants de plusieurs structures étatiques.
Le Mécanisme Africain d’évaluation par les Pairs est un instrument d’auto-évaluation dont s’est dotée l’Union Africaine depuis 2003. L’adhésion à cet instrument est libre et ouverte à tous les Etats membres de l’Union Africaine. En ouvrant les travaux de cette première session ordinaire, le président de la Commission Nationale de mise en œuvre du MAEP, M. Ibrahim Yacouba a précisé qu’à la date d’aujourd’hui, trente-cinq (35) pays en sont membres. Le Niger a adhéré au MAEP en juillet 2012 du fait de l’engagement personnel du Président de la République, Chef de l’Etat. Le MAEP a pour objectif principal d’encourager l’adoption de lois, des normes et pratiques appropriées qui aboutissent à la stabilité politique, une croissance économique élevée, le développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée.
Pour l’atteinte de cet objectif, a dit M. Ibrahim Yacouba, le MAEP fait la promotion d’un dialogue constructif entre les pairs que sont les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement, et le partage d’informations et d’expériences communes en vue de renforcer les pratiques réussies et exemplaires entre pays africains. Préalablement au partage des bonnes pratiques de gouvernance, l’adhésion au MAEP suppose un engagement du pays concerné à se soumettre à une évaluation indépendante de toute pression, et à mettre en œuvre le plan d’actions qui en résultera.
En prélude à cette évaluation indépendante, le pays procède à une auto-évaluation qui lui permettra d’apprécier valablement les conclusions de l’évaluation indépendante. Dans le cadre du processus d’évaluation des pays membres du MAEP, quatre thématiques prioritaires sont prises en compte par les évaluateurs. Il s’agit en l’occurrence des thématiques Démocratie et gouvernance politique ; gestion et gouvernance économique ; gouvernance des entreprises et développement socio-économique. «Comme on peut le constater aisément, la mise en œuvre du MAEP procède d’un processus rigoureux et encadré que notre commission a la charge de conduire», a ajouté le président de la commission du MAEP. Il a expliqué qu’au Niger, la Commission Nationale du MAEP est l’organe de coordination de la mise en œuvre du Mécanisme. Elle a pour missions de conduire le processus d’évaluation du Niger et de promouvoir la collaboration entre le Niger et les instances dirigeantes du MAEP dans le cadre de l’évaluation de notre pays.
A ce titre, elle est entre autres chargée d’élaborer la feuille de route pour la mise en œuvre du MAEP ; de contribuer à une meilleure appropriation des objectifs du MAEP; de vulgariser les principes, les processus, les objectifs et les actions du MAEP en vue de leur appropriation par les différents acteurs du développement et sensibiliser l’opinion nationale sur les enjeux et les défis du MAEP ; de réaliser l’auto-évaluation du Niger conformément aux documents de base du MAEP ; de définir les méthodologies envisagées dans le cadre de l’évaluation du Niger ; de définir les axes fondamentaux du plan d’actions national du Niger dans le cadre du MAEP et de suivre la mise en œuvre des actions nationales retenues dans le cadre du MAEP.

Hassane Daouda