Depuis le livre  »L’éducation en Afrique » paru en 1964 sous la plume du Professeur Abdou Moumouni Dioffo, aucun Nigérien n’a publié un ouvrage faisant autorité sur la question. M. Laouali Mahaman Dan Dah vient de reprendre le flambeau, en éclairant un pan de ce qu’il sait le mieux: les Universités du Niger notamment.
En effet, l’ancien ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique (2010-2011) et ancien professeur vacataire dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur du Niger, vient d’éditer, sur les presses de l’imprimerie NTI de Niamey, un livre intitulé  »Une expérience de réforme dans le système éducatif ». Par delà les faits qu’il expose et la réflexion pure que lui inspire le sujet, chacun en prend pour son grade !
Dans ce livre de 250 pages dédié  »au personnel du Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique de la période de Transition », Laouali Mahaman Dan Dah reste fidèle à l’image que ses pairs magistrats et, par-delà, tous les Nigériens, ont de lui : un homme à l’intégrité morale et à la probité intellectuelle sans concession.

Comme pour planter le décor, Laouali Mahaman Dan Dah commence par son entrée dans le Gouvernement de Transition à la demande expresse de son  »homo » et ami, le Premier ministre Mahamadou Danda, de son propre  »examen de passage », avant d’évoquer  »la mise en chantier des réformes d’ordre structurel ».
Ces réformes concernent surtout la création des Universités de Maradi, Tahoua et Zinder qui avait soulevé, en 2010, une tempête dans les milieux universitaires et la sphère gouvernementale du Niger. Celui qui avait porté ce projet jusqu’au bout s’en explique sans langue de bois. En effet, M. Laouali Mahaman Dan Dah, qui était donc ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique au moment des faits, est très amer et cite les noms de ses tourmenteurs.
Après une  »radioscopie des sous-secteurs des enseignements secondaire et supérieur », Laouali Mahaman Dan Dah présente sa  »vision pour la réforme des différents sous secteurs ». Avant d’ouvrir le feu.
Feu sur une partie du SNECS et de la presse opposés à la création de trois nouvelles Universités au Niger ! Feu sur les ethno-régionalistes désireux de débarquer un ministre qui ne pense qu’à l’intérêt général ! Feu sur la hiérarchie de ce même ministre qui n’avait rien fait pour réprimer l’incitation à la haine ethnique et le soutenir par solidarité gouvernementale ! Pour finir, l’auteur pense, avec humilité, qu’il y a  »nécessité de poursuivre le débat sur l’éducation ». En commençant par lire ce livre-ci !Sani Soulé Manzo(onep)

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