Aujourd’hui, alors que nous célébrons la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, toutes nos pensées vont vers celles et ceux qui, à travers le monde, ont été et continuent d’être exposés à cette pratique abominable. L’Union européenne ne cédera jamais sur l’engagement inébranlable qu’elle a pris en faveur de la prévention et de l’abolition de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, que le droit international interdit de manière claire et non équivoque.

L’UE soutient l’initiative relative à la Convention contre la torture et les efforts déployés pour parvenir à la ratification de cette convention par tous les États et, surtout, à sa mise en œuvre d’ici à 2024. Elle mettra tout en œuvre pour contribuer à la réalisation de cet objectif. Dans la communication sur le plan d’action 2015-2019 de l’Union en faveur des droits de l’homme, nous avons également à nouveau confirmé notre engagement en faveur d’une intensification des activités visant à lutter contre la torture.

Dans cette tâche, nous exploitons au maximum tous les instruments politiques dont nous disposons, assortis d’un soutien financier. Grâce à son instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme, l’UE est un des principaux bailleurs de fonds dans ce domaine et elle finance un certain nombre d’activités visant à prévenir la torture, à accroître l’obligation de rendre des comptes, à lutter contre l’impunité et à réhabiliter les personnes victimes de la torture. En collaboration avec la société civile, nous soutenons, entre autres, des campagnes de sensibilisation, le développement de mécanismes de prévention et de suivi, ainsi que des centres de réinsertion aidant les victimes et leur famille à reconstruire leur vie.

L’Union européenne salue l’action menée par les mécanismes internationaux, notamment le rapporteur spécial des Nations unies, le Comité contre la torture, le Sous-comité pour la prévention de la torture et le Comité pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe, et exhorte les États à mettre en œuvre leurs recommandations.

L’abolition de la torture nécessite une volonté politique, des efforts conjoints et un travail d’équipe au niveau mondial associant l’ensemble des principaux acteurs. L’UE a toujours été, est et restera en première ligne dans cette lutte.

Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union et Vice-Présidente de la Commission