La toute puissante association américaine « Peta », qui défend les droits des animaux, a lancé un appel à tous ses membres et sympathisants à protester contre le tueur du célèbre Lion Cecil. De retour aux États-Unis dans son cabinet dentaire, Walter Palmer, le tueur risque d’être poursuivi pour son acte. Environ deux semaines après son acte, le chasseur est à présent chassé après la mort de l’iconique Lion du Zimbabwe, baptisé Cecil pour une somme s’élevant à 50 000 dollars.

Des peluches d’animaux et des pistolets en plastique ont été déposés par les défenseurs des animaux devant sa porte pour dénoncer son acte. Très mobilisés sur Internet, ils sont parvenus à faire fermer son cabinet en inondant de messages son compte Facebook . Une page, intitulée «Walter J. Palmer », Justice pour Cecil qui a pour ambition de dénoncer ses actes, a déjà réuni plus de 7000 admirateurs.

Depuis, le tueur du Lion Cecil est devenu la cible des internautes et des médias particulièrement galvanisés par cet acte perçu comme barbare. Certains n’ont pas hésité à fournir des informations personnelles sur le dentiste, incluant l’adresse de son cabinet du Minnesota. Résultat : il était contraint à la fermeture. Ce qui n’a pas empêché de nombreux Américains de venir y déposer des peluches, des fleurs et des petits mots en hommage à Cecil, l’Africain.

Le tueur du Lion, a déclaré : « Je n’avais aucune idée que le Lion que j’ai tué était une célébrité locale qui portait un collier. Je me suis appuyé sur l’expertise de mes guides professionnels locaux pour garantir la légalité de cette chasse. Je regrette profondément que la poursuite d’une activité que j’aime et que je pratique de manière responsable ait résulté dans la mort de ce lion ».

Avec ses milliers de Lions, la chasse au Lion est légale au Zimbabwe comme en Afrique du Sud sur la base de quotas, mais elle est interdite dans le parc national de Hwange. Cecil, reconnaissable à sa crinière noire, a été attiré en dehors de la zone protégée grâce à un appât avant que son collier ne soit retiré.

L’ONG Zimbabwéenne « Conservation Task Force » a confirmé que l’Américain avait bien tiré sur l’animal avec un arc avant de l’abattre d’un coup de feu et de laisser le corps de l’animal dépouillé et décapité aux abords du parc. La tête de Cecil reste introuvable et les autorités du parc craignent qu’elle n’ait été envoyée en trophée quelque part en Europe.

Un chasseur professionnel qui accompagnait le touriste américain ainsi que le propriétaire de la réserve privée où a été abattu l’animal comparaîtront devant la justice du Zimbabwe. La mort tragique de la vedette du parc Hwange, appelle une campagne de tous les défenseurs des richesses de l’Afrique afin d’exiger justice pour dire plus jamais ça.

Moustapha Kadi Oumani

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