Dans un communiqué, le Syndicat des magistrats du Niger (SAMAN), section de Zinder avait porté à la connaissance de l’opinion des faits très graves qui seraient l’œuvre du gouverneur de Zinder, M. Kalla Moutari. En effet, selon le SAMAN, Kalla Moutari aurait libéré « nuitamment » des « délinquants » de la prison en dépit du mandat de dépôt du juge. Ce qui serait une violation flagrante de la loi selon les magistrats. Nous avons accédé à cette réaction de Kalla Moutari sur mon mur Facebook répondant à un internaute. Il répond plutôt à l’accusation d’ancien détenu évoqué dans le communiqué des magistrats précisant qu’il répondra au fond de l’affaire lorsqu’il sera autorisé à le faire. Un véritable bras de fer entre les magistrats et le gouverneur à Zinder.

Je pense qu’il ne sera pas vain d’informer l’internaute Yahaya (et tous ceux que cela intéresse) que:
Le gouverneur que certains magistrats de Zinder qualifient de prisonnier c’est le gouverneur de Zinder, 1er responsable de l’administration, y compris celle dont ce magistrat relève; Cela fait près de deux ans que nous sommes à Zinder avec ce magistrat et deux autres années plus tôt que j’étais à Niamey, toujours en liberté, jamais inquiété par personne.
J’avais été arrêté par mon frère et ami Ory Hama magistrat encore en exercice; j’avais été inculpé par la juge d’instruction Rabi actuellement en exercice dans un des tribunaux de Zinder.
Mon arrestation et inculpation datent de Mars 1998 à Maradi où je vivais comme enseignant au Lycée Dan baskoré.
La raison de mon arrestation et mise en accusation ? Contre-Manifestation politique que j’aurais organisée à Maradi empêchant au Comité de Soutien à Ibrahim Baré Mainassara (COSIMBA) de tenir son meeting.
Pourquoi suis-je en liberté?
C’était du fait de la cour d’appel de Zinder qui avait bien voulu me libérer en appel après 107 jours de prison. Non. Il faut dire plutôt que la Cour d’appel m’avait formellement mis en liberté provisoire. Mais ni la juge Rabi, ni le Procureur Ory n’avaient signé l’avis de libération au Regisseur de Maradi, un surnommé Pelé que: 72 heures après ma mise en liberté formelle, vers 22h, un commando para auxquel avaient été joints un policier (janjouna) et un garde national (dit Mobile à la retraite à Mainé) nous avaient extrait nuitamment de la prison pour une destination inconnue.
J’avais dit au Regisseur Pelé (encore en activité) que je ne quitterai pas la prison sans un papier légal. J’avais dû quitter la prison de force, à bord d’une jeep militaire.
J’avais été déporté dans une compagnie à Niamey où j’étais resté quelques jours avant que nos partis et les diplomates n’obtiennent notre libération.
Un officier supérieur qui venait nous libérer nous signifiait de pardonner ; que c’était du jeu politique que nous devrions connaître et pardonner. Et depuis cette libération personne ne m’avait rien dit.
Voilà pourquoi le magistrat m’avait qualifié de prisonnier. Il en savait quelque chose puisque la juge d’instruction qui m’avait mis en accusation est dans les mêmes locaux du palais de justice de Zinder.
A CHACUN DE SE FAIRE UNE IDÉE DE L’OPPORTUNITÉ D’UN TEL RAPPEL DE MON PASSÉ DE PRISONNIER. MAIS IL AURAIT FALLU RAPPELER LA RAISON ; ou rappeler pourquoi je reste encore en liberté PROVISOIRE 17 ans durant. Le gouverneur Yahaya Yandaka était mon coaccusé. Il est mort en liberté provisoire.
Voilà. Le jour où je serai autorisé, je parlerai de l’affaire (dont j’assume seul la responsabilité) qui m’oppose au un substitut du procureur.

Kalla Moutari sur Facebook