A l’issue de la signature de ces deux conventions, leurs excellences Brigi Rafini et Lionel Zinsou, ainsi que le Directeur général du chemin de fer du Groupe Bolloré, ont conjointement animé une conférence de presse pour détailler le contenu des documents et donner quelques chiffres sur les réalisations physiques du projet sur le terrain.

Pour le Premier ministre nigérien, S.E Brigi Rafini, la signature des conventions de concession d’exploitation et de construction des infrastructures du chemin de fer Niamey-Cotonou est pour le Niger l’aboutissement d’un long processus.  »Vous savez que depuis le temps colonial, des projets ont été initiés pour relier le Niger à la mer. C’est ainsi que le projet Abidjan-Niger s’est arrêté en cours de chemin, précisément à Ouagadougou; celui du Bénin-Niger a connu le même sort en s’arrêtant à Parakou, etc. Et voilà que d’un coup, le Niger qui ne dispose pas d’un seul mètre de rail, est aujourd’hui sur la voie de réaliser des centaines de kilomètres de chemin de fer pour se relier au littoral. Nous avons beaucoup souffert des effets de l’enclavement, des effets de l’éloignement par rapport aux débouchés sur la mer. Mais nous sommes persuadés qu’avec ce projet, le Niger ressemble à quelqu’un qui ne respirait pas, et qui soudainement retrouve l’usage de ses poumons », a dit le Premier ministre Brigi Rafini, ajoutant que le Niger a même anticipé par rapport à ces conventions en faisant une réalisation de 140 km du chemin de fer.

Il a en outre espéré voir bientôt le train circuler entre Dosso et Niamey en attendant que le tronçon Niamey-Parakou-Cotonou soit achevé et que le tronçon Niamey-Burkina Faso soit réalisé également.

Au plan économique, le projet de la boucle ferroviaire va révolutionner les échanges commerciaux dans les pays du Conseil de l’Entente. Il va changer positivement les économies de ces Etats. En analysant ce projet sous l’angle social, on peut sans risque de se tromper affirmer qu’il va apporter une gigantesque pierre dans l’édifice de l’intégration sous-régionale. En plus de ces efforts bénéfiques cités, la boucle ferroviaire, a dit le Premier ministre Brigi Rafini, est un projet qui n’est pas comme les autres.

confrence-2Le chemin de fer va être réalisé selon un système qui épargne les finances publiques, donc s ans endettement sur le budget de l’Etat. Cette caractéristique du projet de chemin de fer montre que les dirigeants des cinq pays du Conseil de l’Entente sont en train de faire une œuvre très utile pour les générations actuelles et futures. Par la signature de ces documents, il y a lieu de relever aussi que la coopération Nigéro-béninoise, qui ne date pas d’aujourd’hui, sera plus dynamique en boostant les économies de chacun de ces deux pays frères et amis. Il faut aussi ajouter que ce partenariat avec le groupe Bolloré prend en compte les intérêts des travailleurs de l’OCBN qui va laisser la place à Béni-Rail.
Quant au Premier ministre béninois, S.E Lionel Zinsou, il a affirmé que le projet de la boucle ferroviaire, de par son caractère vital pour nos populations, est entre de bonnes mains, celles de la République du Niger, de la République du Bénin et du groupe Bolloré.
A son tour, le Directeur général du Chemin de fer du groupe Bolloré, M. Thiery Ballard, a précisé que malgré les obstacles auxquels le projet fait face, 70 km de voies ferrées sont actuellement achevés et prêts pour à être empruntés. « Et au mois d’octobre prochain, des locomotives vont circuler sur le tronçon Niamey-Dosso », a annoncé M. Thiery Ballard.

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