Niamey, le 22 août 2015

Militantes et Militants de la Région de Niamey,
Militantes et Militants du MODEN /FA – LUMANA AFRICA,
Militantes et Militants du FPR,
Nigériennes et Nigériens épris de paix, de justice et de progrès,

Vingt deux août 2013, 22 août 2015, voilà deux ans jour pour jour, que notre parti, le Mouvement Démocratique Nigérien pour une Fédération Africaine (MODEN/FA – LUMANA AFRICA), a pris la décision historique de quitter la mouvance au pouvoir, déçu par l’absence totale de loyauté et de respect des engagements le liant au parti Présidentiel.

Notre parti et ses militants ont subi de toutes parts, durant deux ans, les assauts du régime qui pensait ainsi affaiblir, soumettre et anéantir le MODEN/FA – LUMANA AFRICA, son « faiseur de roi ». Extrême ingratitude ! Mais la renonciation au confort du pouvoir, les intimidations de toutes sortes, les chantages, les agressions, les abus de pouvoir, les arrestations et les détentions arbitraires sur fonds de complots imaginaires, n’ont pas réussi à nous faire regretter notre décision à la fois salutaire et souveraine.

Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir quitté « le bateau ivre » du président Mahamadou Issoufou. Si nous n’avions pas eu cette lucidité politique et intellectuelle de renoncer très tôt à la gouvernance tumultueuse du Guri, nous aurions été comptables de tous les actes de régression politique, démocratique, sociale et morale qui ont fini par convaincre tous les Nigériens de la monstrueuse nébuleuse à laquelle le destin a confié la gouvernance de notre pays.
Oui ! Militantes et Militants de la Région de Niamey, si nous n’avions pas eu le courage de quitter la Gouvernance de Issoufou Mahamadou le 22 août 2013, nous aurions été comptables de l’échec notoire d’un régime d’amateurs gravement corrompus et profondément déboussolé par son incapacité à apporter les réponses aux préoccupations des populations nigériennes ;

– Échec politique dans l’expression de la souveraineté nationale qui transparaît dans l’incapacité du pouvoir à garantir la sécurité de notre peuple et de notre nation,

– Échec politique dans la sauvegarde des intérêts du Niger avec un surendettement pharaonique,

– Échec politique également dans une posture « béni oui oui » qui sacrifie la dignité du peuple et de la nation pour faire plaisir à l’étranger ; cette posture qui insulte les principes sacrés de l’Islam, qui bafoue la mémoire du Prophète Mohamed (Sallalâhou Aleyhi wa sallam) et qui salit l’honneur du Niger au profit de l’adhésion à l’athéisme symbolisé par le « JE SUIS CHARLIE HEBDO » que le premier des Nigériens a osé proclamer à la face du monde. Quel paradoxe pour celui la-même qui voulait gouverner comme les Sahabs de l’Islam. Monsieur le Président, en dehors de vous, personne n’est « CHARLIE » et ne sera jamais « CHARLIE » au Niger.

– Échec économique dans l’exploitation et la commercialisation du pétrole dont nos compatriotes attendaient légitimement des ressources supplémentaires pour améliorer leurs conditions de vie. Mais des ressources honteusement détournés des objectifs constitutionnels hélas, et utilisées à des fins de corruption et d’achat de conscience, des ressources utilisées pour permettre à de sinistres personnages comme Hassoumi Massoudou, d’insulter publiquement des honnêtes citoyens et d’exercer sur eux des restrictions de libertés pourtant consacrées par notre loi fondamentale .

– Échec dans la préservation de notre souveraineté et de notre dignité avec l’intrusion de Bolloré dans le cœur de notre système économique.

– Échec dans la politique agricole où, tout le monde l’a amplement constaté : l’initiative 3N est bien plus une boite à slogans et d’engloutissement de ressources financières énormes qu’un programme de développement agricole visant à sortir notre pays de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

– Échec cuisant solennellement mis en évidence par le comportement des premiers responsables qui ont fini par se résoudre à la réalité du manque d’une ambition véritable de leur mentor, en prenant purement et simplement la clé des champs.

– Échec dans la politique des services sociaux de base.

– Échec dans la mise en œuvre d’une politique éducative pertinente où, sans aucune pudeur, de faux chiffres sont servis aux Nigériens et aux partenaires, histoire de convaincre que l’école nigérienne ne s’est jamais aussi mieux portée, alors qu’elle manque cruellement du minimum requis pour fonctionner.

– Échec profond dans le pilotage de l’éducation que n’a pas su masquer la tendance au gonflement des résultats des examens de fin d’année.

– Échec également dans la politique sanitaire, illustré à suffisance par la gestion calamiteuse de l’épidémie de la méningite qui a endeuillé beaucoup de familles Nigériennes.

– Échec de Niamey Nyala qui sombre progressivement dans le noir, la pénurie d’eau et le manque total d’assainissement

– Échec dans la gouvernance ponctuée de pratiques corruptives, d’enrichissement illicite à grande échelle mis en évidence par les sales affaires : les emprunts en catimini auprès d’Exim bank, le Prêt congolais, l’emprunt de l’ARTP, le système de détournement par surfacturation en connivence avec les entreprises étrangères souvent irrégulièrement adjudicateurs des marchés ; le tumultueux financement du chemin de fer Niamey-Dosso ; l’achat scabreux et gravement irrégulier de l’avion présidentiel.

– Échec dans la gouvernance de Guri, c’est aussi la tendance du régime à s’affranchir de tous les principes constitutionnels de la bonne gouvernance : tendances liberticides du gouvernement ; instrumentalisation de l’Etat et de ses attributs ; achat de conscience ; concussion ; injustice et arbitraire notoires.

– Échec de la gouvernance de Guri, c’est en plus l’échec dans l’organisation d’élections crédibles traduit par l’organisation informelle et tardive des scrutins à venir. Le gouvernement y a sans doute volontairement contribué afin de compromettre toute chance d’utilisation d’un fichier biométrique. De même qu’il argumente la disparition du fichier de 2010 pour légitimer à grand frais un recensement électoral objet des dysfonctionnements les plus inimaginables.

– Échec social, et là, c’est encore plus grave, car c’est l’échec voulu dans la consolidation de l’unité nationale et de la cohésion sociale aujourd’hui mises en mal, par l’irresponsabilité déconcertante du régime de Issoufou Mahamadou alias « Charlie », qui tire manifestement un plaisir cynique à voir ses adjuvants dont le plus zélé, le plus arrogant, le plus irresponsable est Hassoumi Massaoudou, à voir ses adjuvants dis-je, mettre le feu au pays, advienne que pourra.

Militantes et Militants de la Région de Niamey,
Militantes et Militants du MODEN/FA – LUMANA AFRICA,
Militantes et Militants du FPR,
Nigériennes et Nigériens épris de paix, de justice et de progrès, notamment les jeunes,

Oui, vous les jeunes, vous êtes les mieux placés pour comprendre l’échec du Guri système car c’est vous qui aviez été séduits par la fallacieuse promesse des 50.000 emplois par an. C’est aussi à vous que l’on a miroité des belles perspectives, mais tout à fait légitimes car liées aux ressources potentielles tirées de l’exploitation du pétrole et d’autres ressources minières.
Vous êtes les mieux placés pour le comprendre car vous aviez cru que l’Initiative 3N permettra à ceux d’entre vous qui sont dans les campagnes de ne plus tenter l’aventure ailleurs.

Vous êtes les mieux placés pour comprendre la supercherie du régime car c’est à vous qu’il a été promis des institutions fortes pour assurer votre protection.

Hélas, jeunes de Niamey et du Niger, vous êtes aussi les mieux placés pour comprendre et l’apprendre à vos dépends, que le Guri système n’est rien d’autre que le rendez-vous des mirages, des désillusions et des déceptions.
Le Guri système, hélas pour notre pays et ses populations laborieuses, c’est un rendez-vous manqué avec le progrès, la justice et la paix. Guri, le régime de Issoufou Mahamadou est un échec patent pour notre pays.

Mais Jeunesse de Niamey, les échecs doivent nous servir à mieux nous préparer à l’avenir.

C’est pourquoi, je me félicite du travail méticuleux que nous avons réalisé ensemble ici à Niamey. Niamey, objet de toutes les convoitises. Je me réjouis que notre action ait abouti à l’éradication pure et simple du PNDS dans la capitale malgré le recours à la campagne précoce diligentée par CAPI-CONVERGENCE-ZAKAY et consort, et malgré la médiatisation tous azimuts de prétendues défections de militants Lumana qui en réalité, sont pour la plupart des individus parfaitement inconnus de nos structures de base mais payés gracieusement pour le service du moment.

Militantes et Militants de la Région de Niamey,
Militantes et Militants du MODEN/FA – LUMANA AFRICA,
Militantes et Militants du FPR,
Nigériennes et Nigériens épris de paix, de justice et de progrès,

Heureusement qu’il y a une limite à tout ! Oui il y a une limite à tout !
Aujourd’hui, le peuple perçoit clairement les limites d’un pouvoir d’Etat géré par des aventuriers obnubilés par la nouvelle vie qu’ils mènent grâce à un régime irresponsable et laxiste qui laisse toute liberté à l’anéantissement des intérêts nationaux pourvu qu’il lui soit permis d’accéder à un deuxième mandat.
Ce deuxième mandat qui est devenu pour eux une obsession maladive qui dévore leur esprit et empoisonne leur âme. Mais ce n’est pas possible. Le peuple a déjà commencé à sonner le glas de la fin d’un régime qui se présente sans doute comme le plus contre performant du Niger indépendant.

Le peuple a en effet compris le devoir de résistance. La naissance du Front Patriotique et Républicain (FPR) augure de lendemains incertains pour le Guri. L’alternance attendue et souhaitée de tout cœur, délivrera notre pays du règne de la corruption, de l’injustice, de l’anéantissement de la démocratie et des grands principes de la république.

Vous l’aurez compris, les élections à venir représentent un moment important pour notre pays, mais l’enjeu véritable transparaît moins dans l’organisation des échéances que dans notre capacité à organiser des élections crédibles, justes acceptées et inclusives.
Depuis déjà plusieurs mois, l’opposition politique s’est évertuée à avertir le régime en place que l’organisation irréprochable d’élections incontestables est le gage de la stabilité dont notre pays a plus que jamais besoin afin que nous puissions amorcer sereinement la bataille du développement.

L’opposition n’a jamais eu de cesse d’attirer l’attention du régime, des Nigériens et des amis du Niger sur les risques graves auxquels nous expose immanquablement l’organisation de scrutins tronqués et frauduleux. L’instabilité et les violences post électorales demeurent particulièrement en Afrique le facteur de la dislocation des Etats, de l’implantation de crises multiformes et durables portant atteinte à la paix, à la cohésion nationale et donc au développement.
Cette image insolite d’un gendarme de la république décrochant à Dantchandou la plaque du MODEN/FA – LUMANA AFRICA en dit long sur les véritables intentions du pouvoir.

Nous voudrions profiter de cette audience de Niamey pour prévenir clairement le régime que le MODEN/FA – LUMANA AFRICA, solidaire à la position de principe de l’Opposition politique n’acceptera jamais, vraiment jamais, toute élection qui tendrait à écarter ses candidats.
Tous les Nigériens ont suffisamment compris que l’utilisation tendancieuse d’artifice juridico-politiques contre nos militants est une des stratégies favorites du régime de Issoufou Mahamadou pour son passage en boulevard en 2016.

Tout ce qui est entrepris jusqu’ici contre le Président Hama Amadou s’inscrit dans cette démarche à la fois déloyale et lâche. Si tant est que le régime pense que sa gouvernance a été pertinente, il devra promouvoir des élections inclusives et s’efforcer de triompher contre de vrais challengers.
Que tout le monde comprenne et s’assume, car il n’est nullement de l’intérêt de notre pays que le régime tente par quelque moyen que ce soit d’écarter le président Hama Amadou. Les Nigériens et les amis du Niger doivent y veiller car il y va de la cohésion et de la paix dans notre cher pays.
De même, nous n’accepterons aucune tricherie, ni aucun trucage dans l’organisation des élections. Nous exigeons devant le peuple souverain l’organisation d’élections acceptées de tous ; des élections inclusives, non truquées dont la mise en œuvre est conforme à l’esprit consensuel impératif, inhérent au bon déroulement des scrutins. Pour nous, les élections de 2016 devront être inclusives, libres, transparentes, et équitables ou ne seront pas !

Nous ne cèderons en effet, devant aucune manipulation, aucun chantage, aucune intimidation. Rien et absolument rien ne nous déviera de notre objectif : à savoir l’alternance au pouvoir en 2016 avec un juge électoral impartial.

Cet objectif est à notre portée et nous en avons les moyens ! Le peuple nigérien, tant meurtri par plus de 4 années d’indifférence, de pillage, d’injustice et de gangstérisme d’Etat, en a les moyens.

En tout état de cause la Coordination MODEN/FA – LUMANA AFRICA de Niamey tient à faire savoir qu’il participera activement, encore plus que par le passé, à la construction de la victoire électorale de l’opposition en 2016 qui ne fait, In Cha Allah, aucun doute.

La Coordination demande aux militantes et militants, aux sympathisantes et sympathisants de rester sereins, vigilants et se tenir mobilisés pour répondre à tout mot d’ordre du parti. Elle les exhorte à cet effet, à s’atteler sans délai à la préparation d’un accueil triomphal du Président Hama Amadou, candidat du MODEN/FA – LUMANA AFRICA aux présidentielles de 2016.

La Coordination du MODEN/FA – LUMANA AFRICA en appelle à toutes les Nigériennes et à tous les Nigériens épris de paix et de justice afin de s’engager dans le noble combat de préservation de la démocratie et de l’état de droit au service du développement national et de la prospérité africaine.

La victoire est au bout du sacrifice, même du sacrifice ultime.
Je vous remercie.