L’anecdote du berger inconséquent relatée par le  magistrat à la retraite, M  Soly Abdrahamane sied bien à l’opposition nigérienne. En effet, en dévoilant très tôt son petit jeu à savoir son intention de ne pas aller aux élections, l’ARDR ne surprend personne. Les conditions qu’elle vient de poser ne sont qu’une tautologie, un truisme puisque commencer par récuser la Cour Constitutionnelle (une des plus démocratiques au monde) en dit long sur la mauvaise foi de notre opposition.

Le moins qu’on puisse dire, c’est la plus grosse bourde de l’ARDR en tant que regroupement des partis politiques ayant déjà démocratiquement exercés le pouvoir. Vous ne pouvez pas convaincre les partenaires encore moins vos adversaires lorsque votre stratégie politique repose sur un jet de discrédit sur les institutions de la République au sein desquels vous avez des représentants dûment désignés par vos soins ou mis en place avec votre assentiment.

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Et puis, franchement comment comprendre l’attitude inconséquente de cette opposition qui n’attend qu’à 6 mois des élections pour posées des verrous  vers la marche inexorable vers les élections qui restent et demeurent la seule voie démocratique pour  faire valoir ses prétentions ?

L’ARDR doit savoir que l’opinion n’est pas amnésique sur le processus et sur ses implications dans la marche actuelle vers ces élections générales tant dans le cadre du Conseil pour le dialogue politique (CNDP) que sur la mise en place des instances récusées par elle.

La question des élections locales n’est que qu’un faux litige du moment que les responsables de la Commission électorale  nationale indépendante ont expliqué à la nation l’argument qui justifie cette mesure à savoir le mandat des élus locaux qui doit aller jusqu’à son terme.

Mais la rationalité ayant déserté les consciences de nos opposants, ils n’entendent ni ne voient rien. Ce qui rejoint encore l’hypothèse de Soly Abdrahamane lorsqu’il dit  de manière prémonitoire que l’opposition ARDR travaillait purement et simplement à justifier un éventuel échec électoral étant d’avance dans une posture de mauvais perdant.

Mais face à cette nième lapalissade de l’ARDR, le pouvoir sait au moins lui à quoi s’en tenir : la Cour constitutionnelle est inamovible en l’état, les élections auront bel et bien lieu dans les délais et les garanties sont données par le président de la République pour des élections libre et transparentes.

C’est dire que dans les récriminations ou injonctions de l’ARDR, il y a des choses qui ne sont pas négociables dont notamment sa récusation du juge électoral (la CC). Sur les conditions relevant de la compétence du politique, il est évident que le Conseil national du dialogue politique doit se retrouver autour de son président, le premier ministre pour sauver ce qui peut l’être c’est à dire obtenir le consensus nécessaire pour la tenue de ces élections dans un climat apaisé.

 Ce vœu  doit être une prédisposition d’esprit de tout le monde (pouvoir comme opposition). Il est quand même surprenant de constater que la réputation de notre pays d’être une référence en matière électorale soit subitement mise en doute voire remise en cause.

Que faire ? Nous appelons simplement la classe politique nigérienne à se ressaisir. La lutte politique est encadrée par des lois et règlements de la République. Tout doit être circonscris dans ce cadre.

Pour le reste, il est évident qu’il faut dialoguer pour chercher le consensus pour l’intérêt supérieur de notre pays. Et nous pensons qu’autant le président de la République réaffirme que sa main reste tendue autant l’opposition doit savoir faire ce geste,  ce pas nécessaire pour s’entendre sur l’essentiel. Le temps est compté et c’est trop tard de vouloir afficher une attitude frondeuse au soir d’une élection. A Niger Inter nous pensons que pour la paix, pour le Niger aucun sacrifice n’est de trop.

Tiemago Bizo