Les grands travaux d’infrastructures routières contribuent au développement durable d’un pays. Ils constituent d’ailleurs une partie essentielle des solutions pouvant mener à un développement à la base. C’est ainsi que de nombreux projets d’infrastructures ont été lancés dans le cadre du Programme de Renaissance du Président de la République, SE Issoufou Mahamadou, qui ouvre de larges perspectives pour la création de nouveaux axes de circulation flambant neufs au Niger.

Les grands travaux d’infrastructures routières et leur financement font partie des priorités du Programme de Renaissance initié par le Président de la République. Dans le secteur routier, la stratégie mise en place vise à moderniser tout le réseau national. En effet, le Niger a de grands besoins d’infrastructures et les autorités envisagent de rattraper progressivement le déficit actuel en la matière à travers l’aménagement des routes bitumées, l’entretien périodique des routes et la réalisation des ouvrages à haut profil.

Pour faire face à la croissance des activités de réhabilitation du réseau routier, des stratégies innovantes de gestion des chantiers ont été mises en place ainsi qu’une démarche d’organisation de travail exigeante qui consiste à définir les objectifs stratégiques, suivre et évaluer les actions, définir de nouveaux objectifs, grâce au dynamisme des cadres du Ministère de l’Equipement qui ont une conception de la qualité, à travers la mise en œuvre d’une méthodologie commune pour mieux anticiper et conduire tous les chantiers dans les règles de l’art.

r2En quatre (4) années de Programme de Renaissance, un retard de plus de quinze (15) ans a été rattrapé dans la région d’Agadez avec la diversification et la modernisation des infrastructures routières adéquates. Les grands travaux d’infrastructures routières, d’aménagement et de bitumage de la Route Tahoua-Agadez-Arlit (RTA), de la transsaharienne Assamaka-Arlit, Agadez- Zinder, de la route Gatroun-Toummo-Madama –Dirkou – Agadez, ainsi que la route des Istamboulawa qui doit relier Agadez-Timia-Iférouane-Gougaram-Arlit, ont démarré en partie et d’autres le seront dans quelques mois.
Une véritable aventure humaine commence cette année et des défis à relever pour le désenclavement du nord Niger où d’ailleurs la section RN25 Agadez-Tahoua, aménagée par l’Entreprise EGBTP courant 2013, a été récemment réceptionnée officiellement. Quelque 40 km ont été réhabilités, et aujourd’hui c’est un tronçon neuf qui réconforte les usagers.
Les entreprises de Travaux Publics, faut-il le préciser, construisent et entretiennent des ouvrages pour permettre au plus grand nombre de mieux communiquer, par route, aéroports, ponts, etc. Elles contribuent à l’amélioration du cadre de vie et au développement économique. L’entreprise EGBTP, qui a réalisé une partie du tronçon Agadez-In’gall, s’affirme au Niger dans le domaine de la construction et de l’entretien des routes de qualité (chaussées, aménagements urbains), sur des chantiers de toutes tailles où elle propose des métiers variés, basés sur les dernières technologies, ouverts sur un monde plus respectueux de son environnement et qui prend en compte le développement durable.
Le réseau routier est un important secteur de développement. C’est pourquoi en matière de travaux routiers, il faut jumeler trois choses pour réussir : les finances, l’étude à travers le choix de l’entrepreneur qu’il faut pour le travail qu’il faut ; le suivi et le contrôle pour la bonne exécution des travaux s’ils sont faits physiquement sur le terrain.
Il s’agit de relever les défis du désenclavement et de répondre aux aspirations des populations, conformément aux vœux du Président de la République pour qui il faut repenser le système d’entretien routier à la lumières des expériences des années passées, et doter le Niger d’infrastructures fiables à travers des actions concrètes.
Par ailleurs, la remise des sites a été déjà faite pour des travaux de remise à niveau et la section Agadez-Arlit sera maintenue en l’état, notamment le point PK0 (intersection route Tahoua et Zinder pour 31kilomètres) avec l’entreprise Mahmoud SANAD et au niveau du PK31, le groupement d’Entreprise MIM et EGBTP fera cette section jusqu’à l’embranchement de Tchirozérine. Du PK73 jusqu’au PK196 Arlit, l’entreprise Mahmoud BTP sera sur ce terrain. Là également il a été procédé, par la Direction régionale de l’Equipement, à la remise des sites. La mise en place des différentes entreprises est attendue pour commencer les travaux.
En ce qui concerne la RTA, avec EGBTP, il a été réalisé sur cette section des travaux de remise à niveau qui n’empêchent pas les travaux neufs. La rénovation de la route Agadez-Tahoua a déjà démarré. Une visite sur le terrain a été effectué d’Agadez jusqu’à Tamayya avec 14 entreprises de renommée internationale et le lancement des travaux aura lieu incessamment. Techniquement, il convient de noter que l’Etat du Niger fait une mise en confiance de la flotte qui circule sur cette route, car un réseau routier, même à l’état neuf, a besoin d’entretien ou de remise à niveau qui n’impacte en rien sur la rénovation du tronçon.
L’une des plus grandes entreprises choisies est l’Entreprise Générale Nigérienne de Bâtiments et Travaux Publics EGBTP pour les travaux de la RTA dont la réalisation est fortement attendue par les usagers. Les travaux de la RTA sont financés par GERTA (Groupement d’Entretien de la Route Tahoua Arlit). En effet, cette entreprise remplit toutes les conditions nécessaires, dans le cadre de la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures routières, et dispose d’un matériel adéquat, d’un personnel de qualité et de ressources humaines capables de bien gérer les chantiers.
Pour gagner le combat pour le désenclavement du nord par la réalisation et la modernisation d’infrastructures routières adéquates, EGBTP s’est dotée d’un matériel de chantier flambant neuf qui lui permet d’exécuter aujourd’hui des contrats de réalisation de grands marchés de travaux publics, tant au Niger que dans la sous région : des niveleuses Cat 140H, Cat 14H ; des bulldozers Cat D7R et Cat D8R ; des pulvimixers Cat RM 350B ; des Compacteurs Cat 815B, Cat P3 pneus lisses, un Albaret P5 pneus terrassements ; des pelles hydrauliques ; des chargeurs sur pneus Cat 950G et deux Cat 966G ; des camions bennes ; un Gravillonneur ; des camions épandeurs de bitume ;des balayeuses tractées ; des élévateurs à bras télescopiques : 2 Dieci, 1 Manitou etc. Cette entreprise est aujourd’hui l’une de plus performantes du Niger et même de la sous-région, grâce à l’engagement, à la détermination et à l’esprit managérial de son PDG M. Oumarou Maïnassara qui a consenti d’énormes sacrifices pour la hisser au rang des entreprises qui comptent dans les domaines de BTP.
Les deux dernières années ont été marquées par le positionnement son positionnement au Niger par la mise en place des stratégies innovantes de gestion des chantiers, relayées par l’ensemble du personnel. Une démarche d’organisation de travail exigeante, synonyme de qualité, qui a suscité une forte mobilisation et une implication exemplaire des hommes sur l’ensemble du territoire. Une conception de la qualité qui vise à mettre en œuvre une méthodologie commune, pour mieux anticiper et conduire un chantier dans les règles de l’art EGBTP qui du reste, au-delà de l’exercice du métier, est une formidable aventure humaine, une aventure de pionniers.
Dans l’Aïr, pour la route Istanbulawa qui sera construite par les Turcs, tout ce qui est compilation de données de terrain a été fait. Mais il faut noter que les routes coûtent trop chères, c’est pour cette raison qu’il est impératif de mener de bonnes études .Il faut être très sûr quand on va démarrer afin d’éviter de se retrouver dans une situation difficile à gérer après.
Pour la Trans saharienne, les travaux sont en cours et du 25 au 27 août, un atelier de validation de l’étude d’impact environnemental et social des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Arlit-Assamaka aura lieu à Arlit. Les travaux de terrassement avancent au planning du groupement d’Entreprise Algéro-nigérien ETPBH-GT/GEPCO qui est sur la section.
Le réseau routier de la région d’Agadez est constitué de 3912.5 km dont, 659.5km de routes bitumées, 108km de routes en terre, et 3145 km de pistes sommaires.
Les perspectives sont prometteuses dans la région d’Agadez en matière d’infrastructures de transport, a dit en substance M. Chaibou Adamou, le directeur régional de l’Equipement.  »La route de l’oignon, appelée Istanbulawa, démarrera d’un incessamment. Aujourd’hui, on peut dire que le réseau routier d’Agadez sera en démarrage sur tous les plans à la même période et au même moment, de telle sorte que la population sera soulagée avec tout ce que cela rapportera dans l’économie régionale, les offres d’emplois, les activités de sous-traitance et activités connexes », a-t-il indiqué.

Abdoulaye Harouna, ONEP Agadez
lesahel.org

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