Dix membres présumés du groupe islamiste Boko Haram, aujourd’hui rebaptisé Etat islamique en Afrique de l’Ouest, ont été fusillés ce samedi 29 août, à 10h05 (TU) dans la capitale, a fait savoir le ministère de l’Intérieur tchadien à RFI.

Ils avaient été arrêtés après le double attentat-suicide perpétré en juin contre le commissariat central et l’école de police de Ndjamena. Ces attentats avaient fait 38 morts, dont les trois kamikazes, et 101 blessés.

Les dix condamnés ont été exécutés, à 11h05 (heure locale) a précisé le ministre de l’Intérieur. L’information de cette exécution avait commencé à filtrer depuis le début de la matinée. C’est un peloton de la gendarmerie qui a procédé à l’exécution, dans un endroit tenu secret, probablement sur une plaine au nord de la capitale.

Avant leur exécution, les condamnés ont eu droit au rite musulman, les autorités sont venues recueillir leur profession de foi. C’est aussi l’Etat tchadien qui s’est chargé de leur linceul et de leur inhumation dans un lieu lui aussi tenu secret.

Cette exécution, moins de 24h après le prononcé de la condamnation des membres de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, ex-Boko Haram, est présenté par les autorités comme un avertissement aux extrémistes qui trouveront, quoi qu’ils fassent, les autorités sur leur chemin, a prévenu le ministre de la Sécurité publique.

RFI