Militantes et militants
Il vous souviendra que lors de sa déclaration inaugurale en date du 17 Août 2015, le Front Patriotique et Républicain (FPR) considérait « Les différents groupes et autres lobbies spécialisés dans les trafics en tous genres, agents locaux de la Mafia Internationale au service du régime », comme une menace majeure contre la souveraineté et la sécurité nationales.

Ces différents groupes ont transformé notre pays en plaque tournante des trafics de drogue et de blanchiment d’argent ; ils ont permis déjà en 2012 au pouvoir de Issoufou Mahamadou de « fabriquer » ex nihilo plus d’une dizaine de milliardaires. Aujourd’hui, l’histoire vient malheureusement de nous donner raison. La preuve supplémentaire de ces pratiques malsaines vient d’être révélée aux nigériens par le Syndicat National des Agents des Douanes (SNAD), dans un point de presse relatant les détails d’une Affaire de saisies de devises opérées par les services des douanes à l’aéroport international Diori Hamani.

Il s’agit de trois saisies opérées les 20, 22 et 24 Août dernier d’un montant cumulé avoisinant les 9 milliards de FCFA effectuées par les agents des douanes, de concert avec la Gendarmerie Nationale, qui ont régulièrement dressé des actes de poursuite des délinquants à travers des Procès Verbaux de saisie signés. Conformément aux dispositions légales, les fonds ont été déposés auprès du Trésorier Général du Niger. Alors que les fraudeurs ont accepté le principe de transaction avec la douane, quelle ne fut la surprise de ces agents d’apprendre que des instructions ont été données pour remettre aux délinquants les fonds saisis.

Militantes et militants

Face à de tels agissements inédits dans l’histoire de notre pays, violant de manière flagrante toutes les réglementations au sein de l’UEMOA, de la zone franc et de la CEDEAO et qui mettent à nu un banditisme d’Etat, il y a lieu de se poser les questions suivantes :
1. Quelle est l’origine de ces fonds, leur provenance, leur l’expéditeur, leur destination et voire même leur destinataire ?

2. Comment des fonds régulièrement déposés auprès du Trésorier Général par les services de l’Etat, à l’occasion d’une répression de fraude, peuvent-ils être restitués aux contrevenants sans aucune forme de procès ?

3. Pourquoi le Ministre des finances a-t-il pris la grave responsabilité de mettre à l’écart les services des douanes en ordonnant une main levée par lettre n° 1222/MF/CAB en date du 27 Août 2015 ?

4. Quelle autorité a intérêt à soustraire les services compétents de l’examen de ces dossiers et, partant, à empêcher que la lumière soit faite sur les véritables commanditaires de ce trafic ?

5. Comment comprendre que dans un pays classé dernier en Indice de Développement Humain et qui a besoin de ressources financières pour faire face aux besoins sociaux essentiels et pour organiser des élections locales et générales, que des fonds considérables soient ainsi abandonnés ?

6. La gravité et la responsabilité d’ordonner la restitution de ces fonds peuvent-elles échapper au pouvoir des plus hautes autorités en l’occurrence le Président de la République et le Premier Ministre ?

Si, en l’espace d’une semaine, une dizaine de milliards de francs CFA a été saisie sur la seule plate forme aéroportuaire de Niamey, combien de milliards ont été dissipés en quatre ans de gestion de pouvoir de la Renaissance et grâce aux autres modes de transports.

Militantes et militants

En réalité, toutes ces pratiques ne visent qu’un double objectif :
– Premièrement, sécuriser les ressources induites, accumulées à l’occasion des différentes opérations de corruption et de blanchiment ainsi que d’autres opérations illicites.

– Deuxièmement, constituer à Issoufou Mahamadou alias Charlie et à son parti le PNDS Tarayya un trésor de guerre dans la perspective des élections de 2016.

Après avoir asséché le Trésor Public, appauvri et affamé le peuple nigérien, le Président Issoufou pense lui arracher sa souveraineté par des pratiques corruptives lors des futures opérations de vote. C’est ainsi, qu’à travers des structures de soutien dites convergence ou encore le CAPI, ses bras armés, responsables de ces structures, distribuent des sacs de riz dans la ville de Niamey et à travers le pays narguant les honnêtes citoyens et se moquant de leur misère.

De tout ce qui précède, le FPR est fondé à croire que notre pays est désormais installé au centre des trafics de tous genres, au moment où dans un pays voisin une véritable traque est opérée contre la délinquance économique et financière.
C’est pourquoi, se référant à la déclaration sus citée du SNAD, le FPR invite le Procureur de la République à se saisir du dossier pour identifier clairement tous ceux qui sont impliqués dans ces trafics afin qu’ils répondent de leurs forfaitures. D’ores et déjà, on peut affirmer sans ambages que la responsabilité des personnalités suivantes est engagée :

1. Le président de la République qui a juré sur le Saint Coran de respecter et de faire respecter la Constitution ainsi que d’assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

2. Le Premier ministre, chef du gouvernement, qui conduit l’action gouvernementale et qui est chargé d’assurer l’exécution des lois ;

3. Le Ministre en charge des finances qui a ordonné la restitution des fonds déposés au Trésor national aux délinquants ;

4. Le sieur Boukari Sani dit Zillly, récidiviste bien connu, nommément cité, qui use et abuse de son mandat de député pour se livrer à ses jeux favoris de pratiques mafieuses.

Par conséquent le FPR exige la démission immédiate du Ministre en charge des Finances sans préjudice de poursuites judiciaires et demande aux groupes parlementaires de l’opposition d’initier instamment et ce, conformément aux dispositions des articles 41, 142 de la constitution une procédure de mise en accusation du Président de la République pour violation de son serment et pour haute trahison.

En tout état de cause, le Front Patriotique et Républicain (FPR) considère que le Président Issoufou Mahamadou n’est plus digne de la confiance placée en lui par le peuple nigérien.
Enfin, le FPR demande aux militantes et militants, sympathisantes et sympathisants de se mobiliser pour les luttes à venir afin d’extirper du Niger ce régime cancéreux qui continue à fragiliser et à saper les fondements patriotiques de la nation et de la République

Vive le FPR
Vive l’Etat de Droit
Vive le Niger
Que Dieu bénisse le Niger et son peuple
Je vous remercie.

Fait à Niamey, le 08 Septembre 2015 au siège du Bureau Politique National du MODEN-FA LUMANA AFRICA

Niger Inter

GRATUIT
VOIR