Le FA-Lumana a investi dimanche 13 Septembre dernier M. Hama Amadou comme candidat aux prochaines élections présidentielles au Niger. C’est la deuxième personnalité (après Mahamane Jean Padonou, leader de la Convergence pour la Démocratie et le Progrès, CDP Marhaba Bikhum, un petit parti politique) à être investie  par son parti aux prochaines échéances  présidentielles pour affronter le président sortant M. Mahamadou Issoufou, candidat à sa propre succession.

En désignant M. Hama Amadou comme leur candidat, ses partisans ont voulu envoyer un message clair à tout le monde y compris  l’intéressé lui-même : Hama Amadou sera bel et bien candidat aux présidentielles. Ce que d’aucuns appellent « son dernier combat » pour briguer la magistrature de notre pays. Par ricochet, cette investiture le condamne à être au pays et surtout en contact direct avec le peuple nigérien.

De nombreux militants de son parti et une bonne partie des observateurs de la scène politique nationale estiment que sa stratégie d’internationalisation de son problème a échoué, la communauté internationale ayant refusé de prendre t fait et cause pour lui.

Pas de candidature par procuration

De même, son intense campagne médiatique via les multiples entretiens dans la presse française à Paris n’a pas porté ses fruits. Le principal parti au pouvoir, le PNDS-Tarraya (qui fait partie de l’internationale socialiste dispose de solides relations à Paris et dans la presse française) a réussi à répondre du tic au tac à toutes ses attaques. Et enfin, l’effondrement du régime tant souhaité par les partisans de Hama Amadou s’est avéré illusoire alors les élections s’approchent inexorablement.

 «Ça sera une vraie investiture. Il ne peut pas abuser de la confiance des militants. Tu comprendras par la suite la signification de la stratégie» a expliqué un responsable du parti quelques heures avant la tenue du congrès de Zinder.

Annoncé a maintes reprises à Niamey, le leader du FA-Lumana, va-t-il prolonger son séjour parisien à la grande déception de ses partisans ou va-t-il enfin rentrer au bercail malgré les menaces d’arrestations, renouvelées  encore par le ministre de l’Intérieur M. Hassoumi Massaoudou.

Poursuivi par la justice nigérienne pour complicité de faux et usage de faux et fausse déclaration en rapport avec l’affaire des bébés importés du Nigeria, l’ancien président de l’Assemblée Nationale avait quitté Niamey sur la pointe des pieds,  il y a presque un an pour  échapper à l’époque disait-il à une tentative d’assassinat.

Au total et à voir de près l’investiture de M. Hama Amadou constitue plus un défi  à M. Hama Amadou lui-même qu’au régime de Niamey qui a lancé un mandat d’arrêt national contre l’intéressé. Pour beaucoup d’observateurs, la candidature de l’ancien président du parlement ne peut être crédible sans que l’intéressé ne soit présent sur le territoire national aux côtés de ses principaux lieutenants. Aux dernières nouvelles, nous apprenons que M. Hama Amadou vient d’annoncer sur les ondes de RFI (Radio France Internationale)  son retour à Niamey à une date qui n’a pas encore précisée. Gageons que cette fois ci M. Hama Amadou est décidé à faire face à son destin !

Kakakiniger.net