Le rang du Niger dans le classement 2015 du spécialiste américain Global Fire Power est assez interessant : parmi les armées les plus puissantes au monde, notre armée est 82ème  et 10ème en Afrique. Un véritable exploit. Cette prouesse n’est pas le fruit du hasard : elle s’explique et se justifie par le leadership de qualité du chef suprême des armées. A Niger Inter, nous considérons qu’il n’y a aucune surprise au regard de la vision d’avant-garde très clairement affichée par le chef de l’Etat sur les questions de sécurité au Niger et dans le monde dès sa prise de fonction. Cet article de notre confrère Fasozine.com met en évidence de manière soutenue les initiatives on ne peut plus historiques du président de la République du Niger. Décryptage.

Pour notre confrère S. Anza, Issoufou Mahamadou, le chef de l’Etat nigérien est un «infatigable avocat de la paix et de la sécurité au Sahel». S’appuyant entre autres sur les statistiques en matière sécuritaire au Niger et les propos de Issoufou Mahamadou lors de son investiture, le journaliste demeure convaincu que l’homme a énormément contribué à l’instauration d’un climat de sécurité dans son pays et participe sans relâche à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.

Les questions de sécurité et les menaces auxquelles le Niger est exposé constituent les préoccupations essentielles du chef de l’Etat nigérien, Issoufou Mahamadou, depuis son accession à la magistrature suprême de son pays. Dans son discours d’investiture, le 7 avril 2011, le président Issoufou déclarait que « les menaces sont devenues mondiales et nécessitent naturellement des réponses mondiales ou, à tout le moins, régionales et sous régionales. Par conséquent, pour assurer notre sécurité commune, je plaide pour une coopération plus forte entre les pays de la CEDEAO et les pays de la zone sahélo-saharienne».

En bon visionnaire, il voyait déjà que l’insécurité un peu partout dans la sous-région notamment au Mali, en Libye et au Nigeria nécessitait la mutualisation des moyens et des efforts des pays de l’espace soudano-sahélien. Il était en effet l’un des premiers chefs d’Etat à lancer un cri d’alarme face à l’avancée des djihadistes au Mali et à demander une intervention internationale.

Et c’est encore lui qui, tout récemment, demandait à la communauté internationale une nouvelle intervention en Libye pour sécuriser et stabiliser ce pays. C’est enfin suite à ses incessants appels que les pays riverains de la Commission du Bassin de Lac Tchad et du Bénin viennent de décider de mettre en place une force régionale pour venir à bout de la secte islamiste Boko Haram au Nigeria.

« Pour assurer la sécurité du Niger et contribuer à la sécurité commune, j’envisage une solution globale,  à  la  fois sécuritaire, administrative, économique et sociale », telle était la vision d’Issoufou Mahamadou lors de son investiture. Il s’agira, selon lui, de concevoir et de mettre en œuvre un meilleur encadrement administratif et un vaste programme de développement économique et social des zones pastorales.  « Il s’agira aussi de rétablir le monopole de la violence de l’État, censé seul détenir des armes de guerre sur l’ensemble du territoire national ».

Depuis cette profession de foi, le président Issoufou s’est lancé corps et âme dans la grande bataille contre le terrorisme et le narcotrafic, indispensable à la mise en œuvre de son programme de renaissance du Niger. Jamais dans l’histoire de ce pays sahélien, les forces  de  défense  et  de  sécurité  (FDS)  n’ont été autant fournies en ressources humaines, formées, entraînées et munies d’équipements de qualité et en quantité.

En tant que chef suprême des armées, le président Issoufou veille personnellement à la consolidation de l’unité et de la cohésion ainsi qu’au renforcement du moral de ceux qui ont la lourde mission d’assurer la sécurité des Nigériens et de leurs biens, de protéger nos frontières, et au-delà, de contribuer à la sécurité internationale.

Aujourd’hui, quatre ans après ce serment solennel, force est de constater que cet engagement pris par le Président Issoufou Mahamadou d’assurer la sécurité des frontières, des personnes et des biens, est un pari gagné. Le résultat est là : la sécurité publique est une réalité de la vie quotidienne des Nigériens. Les redoutables gangs qui, à une certaine époque, écumaient les grandes villes du pays en semant la peur et le malheur dans les foyers, ont quasiment déserté le Niger.

La quiétude sociale règne à la grande satisfaction des citoyens qui peuvent dormir sur leurs deux oreilles, sans crainte d’être braqués par des brigands et autres malfrats. C’est dire que  le Niger est devenu ce véritable ilot de paix et de sécurité dont rêvent ses citoyens.

A titre illustratif, il ressort des statistiques émanant du ministère en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique qu’il a été observé une baisse du phénomène de l’insécurité même dans les zones les plus exposées aux attaques à mains armées sur les axes routiers. Selon cette source, la baisse est tombée de 26,18% en 2010, à 15,27% en 2011 et à 9,80% en 2012.

Pour atteindre ces résultats remarquables,  il a fallu, de toute évidence, mobiliser des moyens et des hommes.  C’est ainsi que face à l’ampleur des défis sécuritaires du moment, des ressources colossales ont été mobilisées pour permettre aux forces de défense et de sécurité d’assurer le contrôle des frontières, mais aussi la sécurité des personnes et des biens.

Des moyens significatifs ont été mis en place afin de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité (FDS), les doter de matériels et d’équipements de pointe, créer de nouveaux postes de contrôle, construire des bâtiments de service et de logement, procéder à des formations et stages et opérer des recrutements massifs dans tous les corps.
Entre autres actions majeures, on notera l’institution de patrouilles mixtes permanentes à travers lesquelles les éléments des différents corps des FDS sont mobilisés pour sillonner au quotidien l’ensemble du territoire national.

C’est une enveloppe d’environ 4,24 milliards de francs CFA qui a été injectée dans la prise en charge de ces patrouilles qui ont beaucoup contribué à sécuriser les différentes localités du pays.

En plus de leur impact dissuasif certain, ces patrouilles ont permis de récupérer des armes, des munitions, des biens volés dont des animaux, ainsi que d’importantes quantités de drogues diverses, sans oublier l’interpellation de plusieurs individus malintentionnés.

Par ailleurs, pour consolider la paix, plusieurs actions ont été entreprises par le gouvernement. Ainsi, un fonds de soutien aux initiatives de consolidation de la paix a été mis en place pour un montant de 450 millions de francs CFA. Ce fonds a permis de financer des activités d’embouche, de reconstitution du cheptel et la réhabilitation des pistes rurales.

Au-delà de nos frontières, les actions du président Issoufou sur le plan sécuritaire ont été marquées par la lutte implacable contre le terrorisme. Suite à l’occupation du Nord Mali par les djihadistes de MUJAO, le président Issoufou Mahamadou a courageusement anticipé. Faisant sien l’adage qui dit que ‘’qui veut la paix prépare la guerre », il a mobilisé des troupes pour prendre part à la coalition internationale qui a chassé les terroristes du nord Mali.

Plus récemment encore, suite aux attaques incessantes des terroristes de Boko Haram sur le Niger, notamment dans la région de Diffa, le président Issoufou, qui a depuis bien longtemps renforcé la sécurité, a demandé et obtenu de l’Assemblée nationale l’autorisation d’engager des troupes au Nigeria pour combattre les assaillants. Une décision devenue inéluctable, a-t-il dit, car Boko Haram est devenu aujourd’hui « un monstre ».

Parlant des différentes attaques menées par les terroristes de Boko Haram au Niger, le président Issoufou estime que les forces de défense ont bien réagi et fait preuve de courage. « Elles ne sont pas seules. Elles ont derrière elles l’ensemble du peuple nigérien, qui soutient notre combat contre le terrorisme. Parce que tous les Nigériens savent que ces terroristes qui s’affublent du manteau de l’Islam ne sont pas des musulmans. Au contraire, ce qu’ils sont en train de faire ne fait que desservir l’Islam. Boko Haram n’a pas d’avenir. Nous vaincrons BokoHaram, inch’Allah ! », a assuré le président nigérien.

Lors d’une marche historique de soutien aux forces de défense et de sécurité organisée le 17 février 2015, le président Issoufou a déclaré que Boko Haram avait signé son arrêt de mort en s’attaquant au Niger. « On ne s’attaque pas au Niger impunément. Et Boko Haram l’a appris à ses dépens, le 6 février dernier. Le Niger sera le tombeau de Boko Haram», a martelé le chef de l’Etat, invitant la nation nigérienne à une union sacrée contre le terrorisme.

L’engagement du président Issoufou sur le front de la lutte contre le terrorisme a franchi les frontières nationales. Devant toutes les instances internationales, en Afrique, en Europe et auxEtats Unis, Issoufou Mahamadou s’est illustré par son intransigeance et ses prises de position tranchées face au terrorisme, aux trafics illicites et à toutes les formes de banditisme.

Lors d’une réunion internationale de haut niveau sur la gestion de l’insécurité dans la zone sahélo-saharienne tenue à Paris en France en 2014, le Niger a été cité en exemple dans la gestion de la sécurité au Sahel. Et pour cette raison, une grande diplomate américaine, Mme Bisa Williams, a demandé à la France, à l’Union européenne et aux Etats-Unis d’Amérique de doter les forces de défense et de sécurité du Niger davantage d’appareils de communication adaptés pour raffermir leur détermination dans l’accomplissement de leur noble mission de sécurisation de leur pays.

S. Anza

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