Lorsque le régime de Blaise Compaoré agonisait, nos chefs d’Etats n’avaient pas senti ce beau « lever du soleil » qu’est la révolution bis au Burkina Faso. Si l’annonce du rétablissement de la transition arrivait à se matérialiser comme annoncé par la médiation de la CEDEAO, il faut simplement applaudir notre organisation sous régionale qui verra très certainement son image de marque boostée.

En forçant la main au contre-révolutionnaire Dienderé et ses acolytes de ce tristement célèbre régiment de la garde prétorienne de Blaise d’aller voir ailleurs, les présidents Macky Sall et Yayi Boni sont en passe de réussir un coup de maître redorant ainsi le blason de la CEDEAO que d’aucuns considéraient alors comme un machin, genre « syndicat de chefs d’Etats ».

Mais au-delà de l’euphorie subséquente à cet exploit, il faut dire que la CEDEAO n’a fait que son devoir en respectant la volonté du peuple burkinabé qui s’est battu de haute lutte pour se débarrasser des corrompus d’hier honnis par le peuple et qui voudraient tricher en récupérant les acquis de la seconde révolution de ce pays sous les oripeaux de fallacieux prétextes mettant en avant les principes démocratiques.

Dès la survenue de cette imposture, les observateurs avertis savaient que cette forfaiture est sans lendemain au vu de la détermination du peuple burkinabè à tourner définitivement la page Blaise et ses faucons et également la flagrance de cette mésaventure qui va à contre-courant du sens de l’histoire.

Cependant, le RSP en posant régulièrement les bâtons dans la roue de la transition dès son entame était tombé dans son propre piège en osant interrompre sans façon cette transition à quelques semaines des élections. Ce faisant, c’était pour ce régiment la meilleure manière d’offrir au burkinabè et à la Communauté internationale les moyens de son autodestruction.

C’est dire au sens dialectique, l’histoire a joué un tour à ces réactionnaires qui regretteront amèrement leur gaucherie. Comme quoi, il y a souvent cette « ruse de la raison » qui permet d’accélérer les affaires d’un peuple au grand étonnement de tout le monde.

En effet, cette sortie par la petite porte par ces militaires usurpateurs du pouvoir du peuple est non seulement humiliante mais aussi gravera à jamais un très mauvais souvenir de ce général et ses hommes comme étant indignes de l’intrépide peuple burkinabè.

Napoléon Bonaparte a légué ce trait d’esprit à la postérité : « En amour comme à la guerre, pour en finir, il faut se voir de près ». Triste vérité à méditer par le général Dienderé.

EMS

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