Le ministère des mines et du développement industriel a publié en début de semaine, un communiqué de presse relatif à la situation de la convention minière signée l’année dernière entre le Niger et le groupe du nucléaire français Areva. A travers ce communiqué, le ministère des Mines a démenti catégoriquement les allégations du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab), qui, à travers un point de presse animé il y a une dizaine de jours, avait dénoncé des irrégularités qui seraient contenues dans les accords signés entre les deux parties.

Selon le communique, « suite à la publication le 30 Septembre 2015 d’un communiqué de presse par le ROTAB dont le titre est: «Uranium : AREVA signe un nouveau contrat au détriment des nigériens», le ministère des Mines et du Développement Industriel tient à faire la mise au point suivante : « Contrairement aux allégations du ROTAB, les conventions signées entre l’Etat du Niger et les sociétés SOMAIR et COMINAK sont conformes à la lettre et à l’esprit des textes en vigueur, notamment le Code Minier Communautaire et la Loi Minière de 2006 et ses textes d’application. »

De plus, selon le communiqué, « aucune exonération indue n’a été accordée ni à la SOMAIR, ni à la COMINAK par lesdites conventions, en dehors de celles que leur octroient les textes en vigueur ». Le communiqué rappelle que, « tout le long du processus, ces conventions ont été négociées et validées avec la participation active des experts et des Directions Générales des impôts et des Douanes qui sont en charge des questions d’exonération fiscales et douanières. L’approbation desdites conventions a suivi le processus normal, dans le respect de toutes les procédures gouvernementales jusqu’à la signature des documents définitifs ». Le ministère des mines annonce également que, « la publication au Journal Officiel est en cours, conformément aux dispositions de la Constitution ».

En définitive, le communiqué souligne que « notre département ministériel a toujours été guidé par la défense des intérêts de notre peuple dans le respect des Lois et Règlements de la République, comme en témoigne les longues et difficiles négociations avec AREVA ».

Ce démenti, intervenu plus d’une dizaine de jours après le point de presse du ROTAB remet les pendules à l’heure, en donnant une version différente de ce que le ROTAB avait mis en exergue. Ce communiqué vient ainsi mettre fin à la polémique. Selon le communiqué du ministère des Mines, les informations données par le Rotab sont donc erronées et ne se basent pas sur la réalité des faits.

Ibrahim B 

Le Républicain du 15 Octobre 2015