« Le Quai d’Orsay censure Hama à Paris ». C’est le titre d’ AfricaIntelligence. Dans une brève, notre confrère nous apprend que : « Le ministère français des affaires étrangères est intervenu auprès de l’Institut prospective et sécurité en Europe afin que cette structure renonce à organiser, le 1er octobre à l’Ecole militaire à Paris, une table ronde mettant à l’honneur l’opposant nigérien Hama Amadou, candidat à la présidentielle de 2016 dans son pays… »

On ignore les raisons profondes de cette censure même si l’éditeur de la Lettre du Continent voudrait mettre en évidence l’intimité entre Hollande et Issoufou pour expliquer ce geste. Très présent dans les medias hexagonaux, la version de Hama Amadou tarde à venir pour infirmer ou confirmer cette information.

Mais en fait de censure, il serait plus judicieux de parler de report puisque la dépêche en question précise bien que : « Cette conférence a été « délocalisée » à l’Assemblée, où elle se déroulera le 14 octobre. »

A priori, nous pensons que sur la question de sécurité, le Quai d’Orsay a de bonnes raisons d’être regardant pour la simple et bonne raison qu’en matière de sécurité on ne badine pas. Qui plus est, le Niger rassure avec le leadership d’Issoufou qui force l’admiration bien au delà des frontières nationales.

EMS