Le samedi 14 novembre 2015 sera une date historique pour les partisans de la CDS-Rahama. En effet, c’est ce jour-là que, lors du congrès extraordinaire organisé à Niamey par le bureau politique du CDS Rahama dirigé par Abdou Labo, que l’ancien président de la République dudit parti, Mahamane Ousmane a été exclu du parti vert.

Le congrès a aussi décidé d’investir l’actuel président de la CDS , Abdou Labo comme candidat, au titre du parti, aux prochaines élections présidentielles. Son investiture porte à cinq le nombre de candidats officiellement dé- clarés à ce jour au scrutin présidentiel, dont le premier tour couplé à des législatives est programmé le 21 février 2016. « Nous avons investitard samedi soir le camarade Abdou Labo candidat à l’élection présidentielle de 2016 », indique un communiqué de la Convention démocratique et sociale (CDS) à l’issue du congrès extraordinaire.

Début novembre, la justice a interdit une réunion des partisans de Mahamane Ousmane qui voulaient l’investir candidat à la présidentielle, à Zinder. Alors que Abdou Labo s’attèle à reconstruire le parti que Mahamane Ousmane a continué à détruire depuis plusieurs années, ce dernier, après son exclusion commence à perdre le nord et à vouloir s’en prendre physiquement aux citoyens.

Après avoir été exclu de la CDS, Mahamane Ousmane perd le nord En effet, ces derniers jours, c’est un spectacle affligeant que nous a montré Mahamane Ousmane, un ancien président élu de la République qui, oubliant toute dignité et tout passé, faisant fi de tout respect à l’égard de lui-même et des autres, se lâche comme s’il n’avait pas été à l’école et n’avait rien été et se comporter comme un badaud !

Un homme d’un tel background politique et intellectuel qui, la bave de colère à la bouche, défie dans la rue les Institutions et la Justice, prétend contre vents et marées organiser une réunion interdite par la loi, et menace de coups de poing (et de morsures) tout celui qui se mettrait en travers de sa route ! Il a vraiment failli nous le faire oublier, Mahamane Ousmane qu’il avait été président de la République avant d’être chassé du palais par son chef d’étatmajor, pour mauvaise gestion de la cohabitation avec Hama Amadou !

Plus tard, il a été président de l’Assemblée nationale pendant près de dix ans, sous le régime de Tandja, avant d’être renvoyé « à d‘autres fonctions » dans l’épilogue du « tazartché ». Aujourd’hui, il est à l’opposition, sans parti, bref aigri, mais ceci n’est pas une raison pour perdre le nord pour ne pas dire la raison et se muer en irresponsable. A l’image de Mahamane Ousmane, notre opposition politique est sujette à de terribles et graves convulsions, qui ont pour origine le vertigo. Elle donne, de plus en plus, des signes inquiétants de troubles visuels et auditifs.

Comme chacun le sait, Mahamane Ousmane, Hama Amadou et Seyni Oumarou n’ont rien vu et rien entendu, par exemple, des constructions de routes passant juste à côté de leurs portes. Pour l’un (Hama), c’est pardonnable, cela fait si longtemps qu’il se repend dans les médias étrangers pour dénigrer et nier tout ce qui se fait, comme réalisation dans son propre pays, il a fui, pour des raisons qu’on connait, il a promis sans cesse de revenir, il l’a fait et l’oiseau est dans la cage à Filingué et la justice décidera de son sort.

S’agissant des deux autres, leur mauvaise foi est bien connue, ainsi que leur propension maladive à recourir au mensonge et au dilatoire pour promouvoir leur carrière politique de la plus mauvaise des manières. Ainsi, c’est avec beaucoup d’hypocrisie que ces «leaders » apprécient le bilan du président Issoufou, sous le magistère duquel pourtant, retiendra l’histoire, les campagnes nigériennes ont été sillonnées par des centaines de kilomètres de pistes rurales et de routes bitumées, et parsemées d’écoles, de centres de santé, de forages et de terres irriguées ;

c’est grâce à la vision et à la capacité d’anticipation du Président Issoufou que le Niger est resté un îlot de paix et de stabilité dans une sous-région troublée, ce qui permet aux Seyni Oumarou et Salatou de vaquer tranquillement à leurs occupations préférées que sont l’insulte et la sape du régime et de ses Institutions, quand ils ne trafiquent pas les diplô- mes et les CV. Notre pays va aux élections, et plus celles-ci s’approchent, plus le ton monte à l’opposition, d’où l’on entend même fuser des grossièretés !

« La Cour Constitutionnelle, disent les opposants, est récusée par eux, mais c’est au président de la République d’accepter, pour leur plaisir, d’enfreindre la loi en dissolvant cette Cour ! La CENI et le CFEB ne leur plaisent pas, bien que leurs délégués y siègent régulièrement, et que toutes ces instances soient fondées sur les textes et lois concoctés avec eux : il faut donc les recomposer, reprendre tout leur travail et ainsi, fouler au pied les délais légaux du mandat de certains élus locaux !

Les autorités de la 7ème République ne se feront pas prendre dans ce piège, qui peut être utilisé contre eux demain. Tel un être atteint de fièvre dans certains cas, l’opposition délire. Elle veut tout. Puis, non, elle ne veut rien. Et finalement, elle ne sait plus ce qu’elle veut. Elle ferait mieux de guérir rapidement de ces petites maladies et se préparer enfin à aller aux élections. Mieux vaut tard que jamais, dit le dicton.

Abdoulaye Boubacar (OPINIONS N° 279)