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Le Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a entamé, hier, dans l’après midi, un séjour à Malte, où il participe au Sommet de la Valette sur la Migration, qui se déroulera aujourd’hui mercredi et demain jeudi 12 novembre 2015. A son départ, hier en début d’après midi, à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Chef de l’Etat a été salué par les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique ainsi que plusieurs personnalités civiles et militaires avant d’être accompagné au pied de la passerelle par le Premier ministre, chef du Gouvernement, SE. Brigi Rafini.
Pour ce sommet, plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dans la capitale maltaise. Ainsi, outre le Chef de l’Etat, des dizaines d’autres dirigeants africains et européens y prendront part pour se pencher sur la migration irrégulière, ses conséquences ainsi que les moyens de s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène devenu de plus en plus préoccupant aussi bien pour les pays d’origine et de transit que ceux d’accueil. Le Sommet de Malte Afrique-Europe examinera ainsi un plan d’action pour maintenir les migrants africains dans leur pays.

Ce sont 35 pays africains qui ont été invités à prendre part à ce Sommet, dont ceux du Sahel, d’Afrique de l’Ouest et de l’Est d’où sont originaires en grande partie les migrants dits économiques. On peut ainsi citer le Niger, la Guinée, le Nigeria, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie, le Togo, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, la Sierra Leone, le Liberia, la République centrafricaine, le Tchad, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la République démocratique du Congo et le Congo sont ainsi invités, ainsi que l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, Djibouti, le Kenya et l’Egypte.
La Tunisie, la Libye et le Maroc sont conviés, ainsi que l’Algérie en tant que pays observateurs. L’Union africaine, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Ligue Arabe, les Nations Unies et l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) sont également conviées à cette importante rencontre.
Selon une étude publiée récemment par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, qui regroupe 34 États) et l’Agence française de développement (AFD) portant sur les migrants dans le monde, notamment venant d’Afrique subsaharienne vers l’Europe, le nombre de d’immigrés d’Afrique subsaharienne en Europe a augmenté ces dernières années, la hausse atteignant 75 % et même 84 % en 2012.
La même étude souligne que les Etats du Sahel, « pauvres parmi les pauvres », seront confrontés dans les deux prochaines décennies « à une explosion de leur population. »
« Si le taux de fécondité demeure élevé en Afrique, il est en effet extrêmement haut dans les pays du Sahel, souvent supérieur à 7 enfants par femme. Or, du fait des traditions mais surtout de la timidité des organisations internationales et du monde politique local à tenter d’apaiser le phénomène, rien n’indique qu’il baissera », poursuit la même source.
Pour endiguer l’arrivée des migrants qui peinent à trouver un travail dans les pays avancés, la solution préconisée est généralement d’accélérer au plus vite le développement des pays d’Afrique subsaharienne, via des programmes d’aide, des prêts financiers ou des transferts de technologie, rappelle- l’étude, précisant toutefois que d’autres solutions sont envisagées.
A noter que le Chef de l’Etat est accompagné dans ce déplacement de M. Mahamadou Ouhoumoudou, ministre Directeur de cabinet du Président de la République, Mme Kané Aichatou Boulama, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur, de M. Adani Illo, ambassadeur du Niger auprès du Royaume de Belgique et de M. Alhassane Idé, Directeur du protocole d’Etat à la Présidence de la République.

Abdourahmane Alilou AP/PR