La culture est un des facteurs les plus importants du développement. Son rôle dans le développement doit être traité comme multicouches: d’une part comme une valeur intrinsèque, d’autre part comme le véritable facteur de développement régional entraînant une augmentation de l’attractivité des régions pour les touristes, les résidents et les investisseurs, et enfin, comme un facteur actif de développement social basé sur la connaissance, la tolérance et la créativité.

Certains réduisent la connaissance de la culture au fétichisme et à d’autres actes archaïques et anachroniques seulement bonnes pour le musée. D’autres considèrent que la culture se limite juste aux tambours et à la danse. Certains anthropologues ont cependant donné une explication plus profonde de la culture comme étant des formes de comportement, de pratiques et de pensées qui sont nourris, maintenus, chéris et entretenus avec l’intime conviction de leur importance pour nos vie.

La culture est la lumière de toute une société. Un peuple sans culture est comme un arbre sans racines, un avion sans pilote. La tradition et les connaissances sont également considérées comme les principaux piliers du développement, la subsistance des communautés et qu’aucune société ne peut progresser en l’absence des deux.

Dans cet article, la culture sera présentée comme un facteur de croissance économique et sociale.  Ce que les dirigeants en Afrique, obnubilés par l’égoïsme et la quête de l’intérêt personnel ont mal compris, conduisant ainsi leurs pays à la faillite.

LA CULTURE, FACTEUR CLE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL

Le fondamental dans la culture est la formation à la vie dans la société. Cela joue un rôle crucial dans le développement social. Une culture est la base de la croissance du potentiel intellectuel des régions et l’édifice de la conscience et de l’ouverture d’esprit des citoyens. La culture est une base pour initier la coopération et la communication humaine, la réalisation de nombreuses fonctions éducatives, ce qui permet d’activer les différentes couches de la société.

Aujourd’hui, les changements observables dans les économies des pays développés montrent l’importance accrue du capital social  comme un élément essentiel du développement économique.

La culture constitue également un remède au phénomène d’exclusion et aux pathologies sociales. Ainsi, elle contribue à restaurer les personnes handicapées à la vie sociale et professionnelle. Il convient de souligner que le capital social d’un Etat est également créé par les institutions et stimulé par leur capacité à travailler collectivement. L’ampleur et la qualité de ces institutions impacte en partie la construction d’une société fondée sur la connaissance: la créativité, l’innovation, l’ouverture au changement, la capacité à établir les liens sociaux et économiques permanentes. L’un des fondements de la construction d’une telle société est l’investissement dans la culture.

LA CULTURE, ASPECT IMPORTANT DU DEVELOPPEMENT SOCIAL :

            La culture fait partie de l’identité nationale. C’est une base pour initier la coopération et la communication humaine. C’est le renforcement du capital humain qui bâtit la politique locale et instaure les bases d’une société réactive. Cela préserve de la division des clans et crée l’intégration sociale. Une société qui maintient sa culture est guidée par un standard de vie décent, ce qui lui permet d’éviter les pathologies sociales. C’est à travers la culture que s’instaure l’ouverture et l’atténuation des préjugés. A travers elle s’établit la résistance à l’intolérance raciale par la généralisation du métissage culturel.

LA CULTURE, SOURCE DE DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE:

          La plupart des occidentaux ont développé leur société en se fondant sur les valeurs culturelles et leurs connaissances. La culture est le centre de gravité, une fondation. Pour ne citer que quelques noms, Adam Smith a été considéré comme l’initiateur de l’économie contemporaine. Dans son classique « Richesse des nations » (écrite en 1776), il révèle que chaque individu, encouragé par la poursuite de ses intérêts privés, contribue à l’intérêt public dans un système qui est autorégulé. Mr Smith a démontré à travers ses travaux que « la recherche d’intérêt personnel » est beaucoup plus importante que la création de la monnaie. Par conséquent, son œuvre, « Théorie des sentiments moraux » traite de ce  que nous appellerons  aujourd’hui les valeurs culturelles. De son côté, John Stuart Mill, 70 années après Mr Adam Smith, arrive à la même conclusion quand il écrivit que les restrictions culturelles sur les individus pourraient avoir plus d’effet néfastes que la recherche d’un gain financier personnel.

Au début du 20e siècle, le scientifique social Max Weber a décrit la manière dont la culture ou même les valeurs religieuses pouvaient avoir une incidence sur la production économique. En se basant sur le cas de l’éthique protestante, il a démontré que la poursuite de la richesse était un devoir et qu’endoctriner les vertus est nécessaire à la productivité économique maximale. Pour ce motif, les protestants étaient plus productifs. Cela a été démontré à cette période en Europe en comparant l’Allemagne et la Grande-Bretagne à l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.

          Les investissements consentis dans le domaine culturel ont une dimension économique. Le montant de soutien financier aux évènements culturels a augmenté en raison des industries culturelles, qui contribuent à accroître l’emploi et à produire de la valeur du Produit Intérieur Brut (PIB) des pays.

Les résultats des projets entrepris dans le domaine de la culture peuvent être reconnus dans le développement de la base économique régionale qui comprend une impulsion d’une nouvelle expansion. Ce développement est articulé par la promotion de la situation des entités commerciales existantes et la commercialisation (changement positif de l’image de la région par exemple), l’amélioration du niveau de vie des habitants (modernisation de l’infrastructure culturelle stimulé par l’accès à la culture) ainsi que l’explosion du nombre d’emplois liés au processus de réalisation de l’investissement, et ensuite avec le fonctionnement de nouveaux éléments de l’actif immobilisé d’une région.

Les industries culturelles sont caractérisées par un niveau élevé de la modernisation et de l’originalité sur le marché, où la plupart des biens et services proposés ne peuvent pas être correctement substitués. Les industries culturelles créent des emplois en dehors du secteur public. Divers secteurs de l’industrie de la culture, dans lesquels les entreprises moyennes et petites dominent, ont un grand potentiel d’emploi et sont fortement attachés dans les communautés locales et les réseaux régionaux. Les industries culturelles appartiennent à un secteur où le facteur d’emploi est le plus élevé. Elles créent un grand nombre d’emplois à une époque où l’économie mondiale est vouée à la stagnation.

En général, la culture comme un facteur important de la croissance économique a un grand  impact sur l’attractivité du logement et l’emplacement des régions pour les résidents et les investisseurs. Cela détermine le développement du tourisme et améliore le marché du travail. C’est donc un contributeur important au PIB. Créer une culture industrielle provoque des processus économiques multiplicateurs définis conjointement par le développement de l’infrastructure sociale, les fonctions métropolitaines des villes, propices à l’affectation des ressources humaines dans les secteurs en développement, créant ainsi une image positive.

LA CULTURE INFLUENCE –T-ELLE EFFICACEMENT LES RESULTATS DE COUTS ?

Selon David Landes, dans The Wealth and poverty of nations, le succès des économies nationales est entraîné par des facteurs culturels plus que tout autre chose. La prudence, le travail acharné, la persévérance, la sincérité et l’ouverture d’esprit sont les causes culturelles qui créent toute la différence. De plus, Max Weber a démontré que les pensées et les valeurs sociales sont puissantes et peuvent déterminer l’orientation de l’économie couronnée de succès ou d’échec.

            De leur côté, Amy Chua et Gregory Clark ont tenté de corroborer le poids de la culture sur l’économie en déclarant ceci : « la technologie moderne par lui-même ne sera jamais capable de faire tourner une économie et d’améliorer la vie normales de la population. ». Le développement d’un état d’esprit, des valeurs et d’habitudes supplémentaires est un important élément de l’équation. Une bonne éducation peut ajouter à cela, mais probablement pas tellement parce qu’elle ordonne de nouvelles informations. En effet, une bonne éducation encourage une nouvelle vision du monde et des valeurs simultanément.

            Au début du 20e siècle, Gregory Clark décrivit la compétition entre l’amélioration de la production des travailleurs japonais et les employés des usines indiennes. Il en est résulté que le Japon a dominé le marché car ses performances sont nettement au-dessus de celles réalisées en Inde. Ceci est dû au fait que les japonais, en adoptant une discipline stricte, et des valeurs nationales rigoureuses ont renforcé leur succès.

          Comment pouvons-nous expliquer l’effondrement perpétuel des nations africaines, même avec les aides reçues en vue de développer l’économie ? Pourquoi les pays même avec beaucoup de ressources naturelles et une population bien éduquée n’arrivent pas à se développer ?

            L’esprit de la culture africaine a été presque détruite et continue à rencontrer plusieurs obstacles pendant des siècles d’esclavage, de la colonisation, de l’indépendance et par la suite de ce que Mr Malcom X appelle « House Negros et Field Negros ! ». En effet, House Negros est le type de noirs domestiqués. Ils pensent que leurs maîtres colons sont des dieux et essaient de leur ressembler. Si leur maître n’est pas heureux, le House Negros ne l’est pas non plus et il est heureux de parler la langue de son maître mieux que ce dernier. Il a collaboré et continue à le faire avec le colon au détriment du développement et du bien-être de sa propre nation. Contrairement à lui, le type Field Negro veut être libre. Pour lui, la priorité est donnée à l’intérêt et le bien être de sa propre communauté et il exige le respect.

            L’esclavage a été une négation, un déni du droit de l’homme. Les animaux sont plus considérés que l’esclave. Sa culture qui est l’inspiration, la connaissance, l’espoir et la réalisation de chaque catégorie est interdite. Lorsqu’on a été humilié, moins considéré qu’un être humain pendant de nombreux siècles, l’on commence par ne plus croire en sa valeur à tel point que la culture dans laquelle on est né peut disparaître. Ce qui en résulte est une perte de repère.

          Il n’y a pas beaucoup de différence entre la colonisation et l’esclavage. L’intention de la conférence de Berlin en 1884 est de fournir à l’Europe les ressources naturelles dont elle a besoin en allant à la conquête d’autres territoires. Le reste a été de camoufler cette idée sous le nom de civilisation des autres peuples. Qui a la prétention et l’hégémonie de se trouver civilisé et l’autre barbare ? La colonisation est la continuation de l’esclavage avec un nom différent. Ensuite est venu le néocolonialisme où on trouve 80% des ressources du pays indépendant détenues par les anciens colons. Ces pays sont dirigés par des House Negros déniant leur propre culture. Le pays est donc dirigé comme dans le temps de l’esclavage et de la colonisation. Les pays en voie de développement souffrent de problème d’identité culturelle.

            Comment diriger un pays avec 20% de ses ressources. Comment arrive-t-on à mettre en place les infrastructures nécessaire telles que les hôpitaux, les écoles, les services de traitement des eaux usées et potables? Le contrôle des ressources par le colon a aggravé la corruption dans le monde en développement. Est-il normal qu’un pays qui a des ressources ne puisse pas les utiliser pour son développement ? Imaginez que la valeur sur le marché d’un produit soit de 100$ USD et que l’ancien colon ait décidé de l’acheter à 5% de son prix soit 5$ USD. Dans le même temps, il est porté à la connaissance du public que ces pays sont les plus pauvres de monde nécessitant d’aides financières pour survivre et où la population se meurt. Ces pays ont-ils vraiment besoin d’aide financière ? En fait ces pays ont juste besoin de vendre leurs produits à leur juste valeur marchande.

            Nous ne sommes pas ici pour défendre, protéger ou critiquer le House Negro. Dans la vie il y a un choix à faire et ils ont fait le leur en vendant le présent et l’avenir de leur peuple, soit 99% des biens pour leur intérêt personnel. Pourquoi ces House Négros, présidents ne peuvent rien faire sans demander la permission à leur maître colon ? Un pays sans culture n’aura pas à gérer sa propre monnaie et la laissera dans la main d’autres pays qui la manipuleront de la façon dont ils le voudraient. C’est en fait comme un avion sans pilote. Il est plus que temps d’arrêter de rêver debout.

            La culture africaine commence à être une cause perdue. Les dirigeants des pays sont complexés, très embarrassés de leurs coutumes, de parler leurs propres langues. Mais si vous n’êtes pas fiers des pays dont vous êtes le Chef d’état, vous ne pouvez pas diriger parce que vous ne croyez pas en vous-même. Vous devenez donc un handicap pour le développement. La dernière conférence de la Francophonie a réuni au moins six pays de l’Afrique de l’Ouest tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, la Guinée Conakry, le Burkina-Faso. Une partie de leurs populations parlent la même langue. Pourquoi ne pas organiser cette conférence en Dioula ? Ainsi, les autres délégués et présidents pourraient avoir accès à la traduction automatique à travers les écouteurs. Si l’Afrique ne valorise pas sa propre culture, qui le fera ?

            Qu’apporte la Francophonie à ces pays ? Rien sauf un moyen de maintenir un contrôle politique et économique en laissant la population pour compte. Les frais du voyage pour assister à ces conférences pourraient être utilisés pour amener l’eau potable à la population, acheter des équipements hospitaliers plutôt que de servir à ce gaspillage. Il est vraiment triste que ces dirigeants reçoivent des instructions d’un autre Chef d’état. Nul besoin de changer la constitution en vue de se présenter pour la troisième ou quatrième fois. C’est le défaut de la culture de base qui fait que la population perd ses repères. Etre chef d’état d’un pays ne signifie pas posséder le titre foncier de ce pays. On est élu pour faire de son mieux pour son peuple, pour le protéger et le servir. Après deux mandats il suffira  de donner l’occasion à d’autres capables de servir leur pays et de continuer avec sa vie pour rentrer dans l’histoire. Ce n’est pas le nombre d’années de pouvoir mais plutôt l’héritage laissé derrière et la qualité des années au service de son peuple qui comptent.

L’EMERGENCE EN 2020 OU 2030 !!

               Certains pays ont proclamé être préparés à émerger d’ici 2020 ou 2030. Cela semble être une autre utopie, un rêve en plein jour ! Être prêt à émerger en 2020 ou 2030 est une idée partie de bonne intention mais cela reste une illusion. Les Nations Unies ont lancé l’alarme depuis 1998 qu’il y aura une pénurie d’eau mais les pays africains ne font rien pour prévenir le problème. C’est à peine s’ils ont accès à l’eau actuellement d’ailleurs. Si on se cantonnait juste au système d’éducation, de l’école primaire jusqu’à l’université en passant par les collèges, les enfants sont parqués dans les salles de cours. Quant aux enseignants, leur salaire est au plus bas de l’échelle et le coût de la vie a augmenté de 60 à 70%. Dans les universités, il n’y a pas de salle informatique pour les étudiants en science ou pas d’équipement pour les étudiants en systèmes de communication. En biologie, il manque des laboratoires. Dans les écoles et les universités, les toilettes sont complètements inexistantes.

            Y-a-t-il un changement depuis l’esclavage et la colonisation à l’époque actuelle des House Negros ? Pourquoi tous ceux qui veulent devenir président doivent être approuvés, bénis par l’ancien ou l’actuel dirigeant qui est en réalité le colon. Ce genre de présidents que Malcom X appelait les House Négros se sentent incompétents mais veulent diriger par mandat, qui est réalité une procuration donnée par l’ancien maître colonial. L’Afrique a ete indépendante pour plus de la moitié d’un siècle, mais leur laboratoires des universités sont incapables de prendre un échantillon de médicaments, de sérum ou de bouteille d’eau reçue de l’étranger pour le traiter et l’analyser. Il en est de même pour les industries alimentaires. Ils sont obligés de les envoyer à l’Europe pour analyse. Dans ces conditions quel pays émergera vers 2020 ou 2030 si aujourd’hui les populations n’ont plus d’espoir ? Si c’est déjà très difficile d’avoir accès à l’eau potable, comment pourrait-on survivre jusqu’en 2020 ou 2030 pour faire émerger le pays ? Encore aujourd’hui des pays utilisent du fluor ou du chlore pour purifier l’eau. Ces produits causent de l’asthme, de l’eczéma, le cancer de la vessie et des maladies cardiaques. Comment pourrions-nous parler d’émergence dans ces conditions-là ?

            Nous parlons d’émergence entre 2020 et 2030 et nous sommes encore incapables d’assurer notre autosuffisance alimentaire. Nous sommes incapables de planter et transformer notre nourriture. Nous n’arrivons pas à développer l’industrie agro-alimentaire mais plutôt comptons sur Monsanto aide alimentaire avec les conséquences que cela implique sur la santé humaine. Seul un House Negro pouvait permettre de telles choses. Sa campagne électorale se résume en ceci : « Faites-moi confiance. J’ai mes carnets d’adresses européennes. Des gens vont nous aider à apporter la démocratie et les affaires dans le pays. » Ils n’ont pas de projets, ni de visions. Comment pouvait-on se présenter aux élections sans programme et s’attendre à bénéficier de l’assistance de pays complétement fauchés et qui meurent de faim ? Si ces pays proposent de l’aide, c’est pour mieux contrôler en rendant plus dépendants et en suçant le peu dont le pays dispose.

    CULTURE, DEMOCRATIE ET RELIGION

          La démocratie ne s’exporte pas d’un pays à l’autre, encore moins d’un continent à un autre. Elle est faite de la culture et de la régulation mise en place depuis de nombreuses années. Les asiatiques, les indiens et les européens ont trouvé leur inspiration et espoir fondés sur leur culture, l’amélioration et l’expansion de leurs patrimoines qui sont le fondement de toute nouvelle évolution. On ne peut pas imposer son point de vue, sa vision, sa culture. Le fait de l’imposer à d’autres peuples rappelle l’esclavage, le colonialisme et la doctrine de l’impérialisme.

            Quel est le pays le plus civilisé au monde ? Aucun ! Quel est le pays le plus démocrate au monde ? Encore une fois, la réponse est aucun ! Prétendre donner une leçon de démocratie au reste du monde n’est qu’une illusion. La démocratie fait partie de la culture. C’est  le développement de chaque société. Apporter la démocratie à l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen, la Syrie, l’Afrique, etc., n’est qu’une pure manipulation économique. Ces pays sont-ils devenus des états démocratiques comme l’occident ? Ce sont des pays qui existaient depuis des années avant le mot « démocratie ». Le peuple iranien existait depuis des milliers d’années avant que certains pays occidentaux ne soient créés.

            Supposons que l’Afghanistan ou l’Iran d’aujourd’hui veuillent imposer leur démocratie à l’Occident, la démocratie basée sur leur propre vision de la culture et de leur principe. L’occident acceptera-t-il ? La réponse sera NON ! Pourquoi alors imposer la leur aux autres ?

            Quand la Lybie était sous le colonel Kadhafi, ce n’était pas le président parfait mais ce n’était le pire non plus. Il a réalisé des projets qui ont profité à ses citoyens. Certains pays ont envahi son pays et ont fini par le tuer. La coalition qui sous le prétexte d’apporter la liberté et la démocratie au peuple libyen a fait plus de 300 000 morts. Le pays a fini détruit, les hôpitaux bombardés, les infrastructures détruites et la banque centrale vandalisée et détruite. La Lybie en est devenue un pays hors la loi avec des mercenaires qui créent zones d’instabilité partout en Afrique. Et en ce moment, ces mêmes instigateurs deviennent des experts qui conseillent les autres pays sur la façon de lutter contre le terrorisme qu’ils ont créé.

            La Lybie a-t-elle la démocratie et la liberté aujourd’hui? La démocratie peut-elle être importée ou exportée? La démocratie fait partie d’une culture et personne n’en a le monopole. Ceux qui la prêchent n’en respectent pas les principes ou ne croient pas en elle. Il n’en existe pas un modèle à suivre.

CULTURE ET RELIGION

          En Afrique, considérons le pays du Soudan qui est devenu plus tard le Soudan du Nord, le Soudan du Sud, la Côte-d’Ivoire, la Libye et etc., pour ne citer que ces pays. Pour de nombreuses années, l’Afrique a réussi à vivre et cohabiter avec ses différents peuples. Que ce soient chrétiens, musulmans, animistes, ces groupes de religions vivaient ensemble parce que la religion faisait partie de la culture. La religion de l’extrémisme vient de la manipulation par un autre tiers. C’est une organisation ou un pays qui tente de déstabiliser un pays souverain par la création de plans et  de subversion. Cela est financé et approvisionné en armes afin de détruire les pays en créant l’instabilité politique et économique.

LE SOUDAN

            Le pays de Soudan est un état où plusieurs peuples vivaient ensemble. Mais lorsque le pétrole y a été découvert, des problèmes ont commencé à cause des pays qui ont besoin de s’en approvisionner. En effet, ces pays importateurs voulaient avoir la main sur cette ressource et dicter qui pouvait l’acheter ou pas.

            Ainsi, de nombreuses agences, des ONG, etc., financées par ces mêmes personnes et organisations ont commencé leurs propagandes. Ils prétendent à travers les médias que les musulmans massacrent les chrétiens. Ensuite sous prétexte d’aider, ils s’invitent sur le territoire soudanais afin de militariser les conflits. Il en est résulté une perte de plus d’un million de vies humaines et de la famine.

            S’il n’y avait pas eu le pétrole, pensez-vous que le Soudan aurait eu la guerre et massacré son peuple et se retrouverait divisé en deux aujourd’hui ?

          Quelques années après plus d’un million de morts et la famine, le Soudan du Sud devient un pays indépendant. Le président John Garang a été assassiné et remplacé par l’actuel président Mr Mr. Salva Kiir Mayardit. Par la suite, le vice-président Riek Machar est entré en rébellion avec l’administration et une autre guerre commence entre les deux clans du Sud Soudan. Le résultat en est plusieurs centaines de milliers de morts et encore la famine. La triste nouvelle est qu’aucun des pays occidentaux qui convoitaient le pétrole n’a jamais levé un doigt pour condamner ce coup d’état. Par contre, l’Organisation des Nations Unies qui est impliquée dans la résolution de la crise a été surprise utilisant ses avions afin de ravitailler l’ancien vice-président devenu chef de rébellion. A votre avis, comment la rébellion du Sud Soudan a pu obtenir le financement, les armes, la logistique et tous les supports clés ? Pourquoi les actifs n’ont pas été gelés dans ces conflits ? Et enfin, à qui profite cette guerre de pétrole ?

            Ce qui est étrange, c’est que la république Sud soudanaise a été soutenue et poussée par les mêmes pays ou organisations à devenir indépendants et à être reconnue par les Nations Unies, mais en ce qui concerne la situation politique Ukrainienne, le même groupe refuse que la partie Est ukrainienne devienne indépendant. Le problème, est que le côté Est Ukrainien est stratégique en raison de son accès rapide à la mer noire.

LA COTE D’IVOIRE

 

          Lorsque l’ancien président, son Excellence Félix Boigny Houphouet dirigeait le pays pendant plus de 32ans, il a été appelé le sage, l’homme bon avec toutes les flatteries qu’il faut. Pendant son règne, personne n’a entendu parler de démocratie ou les critiques du pays colonial parce qu’il faisait plus que suivre les instructions données par le maître colonial.

            En 2000, avec l’élection du nouveau président qui voulait penser à son peuple en premier, cela ne se passera pas de la même manière. Il a eu à subir plusieurs tentatives de coup d’état. La côte d’Ivoire qui était un pays uni avec une bonne entente entre les chrétiens et les musulmans a commencé à se diviser. A la fin, le pays a été divisé par la rébellion et l’ancien pays colonial, l’ONUCI de la branche des Nations Unies ainsi que certains mercenaires sont entrés dans la danse et ont fait un coup d’état sur l’élection validée par un employé des Nations Unies qui n’est pas élu membre de la Constitution ivoirienne. Est-il possible qu’un employé des Nations Unies puisse désigner le président élu dans l’un des pays européens ou au Etats-Unis ? Pourquoi cela se fait-il en Afrique ? L’Afrique a-t-elle besoin d’un président ou d’un Leader ? S’il y a contestation d’une élection, il y a plusieurs méthodes pour résoudre le problème dont la recompte de vote par exemple. Plusieurs pays l’ont fait, les Etats-Unis y compris.

            Seulement quelques présidents avaient osé critiquer le problème d’élection ivoirienne. Les autres ont eu leur bouche scellées parce qu’ils craignent pour leur propre fauteuil présidentiel. S’ils avaient leur légitimité et s’ils n’agissaient pas comme des House Negros, ils auraient pu se lever et dire ce qu’ils pensent.

            Après avoir parlé des causes de l’effondrement des nations africaines, même lorsque l’aide pour développer leur économie est accordée, un chercheur le professeur Ali Marzui, panafricaniste de renommée, a laissé entendre qu’une des stratégies pour l’Afrique de transcender son état de sous-développement est de suivre une politique d’indigénisation. Selon lui, ce processus comprend l’identification et le développement d’une plus grande utilisation des techniques autochtones et les approches au changement intentionnel.

            Si le développement peut être considéré comme l’amélioration de niveau de vie, les efforts visant le développement ne peuvent pas se faire au détriment de la culture. Les Etats-Unis d’Amérique sont là où ils en sont aujourd’hui en raison de la gestion et le développement de leurs valeurs culturelles. Par exemple, l’esprit communautaire qui a permis à nos ancêtres de vivre ensemble comme un seul peuple est un bien inestimable qu’il faudra absolument garder car cela favorise l’unité et empêche la criminalité. Il constitue également un obstacle contre les individus, égoïstement ambitieux qui peuvent sacrifier et piller les ressources de leur nation pour leur désir incontrôlé du matériel.

 

 

CONTRIBUTIONS:

Dr. Mehenou Amouzou received his Master in Business, from the European Advanced Institute of Management, also a Certificate in Finance and Investment in Paris, France. He completed his Post Graduation work in Political Strategy, International Relation and Defense Strategies and earned his Ph.D. in International Finance.

 

CONTRIBUTION TO THIS ARTICLE:

Raymond Bernhard West from West International Petroleum LLC; Fundacion Paraiso Sin Fronteras; Mrs. Antoinette Bowie; Amouzou Nkrumah Production

 

  1. MEHENOU AMOUZOU – PUBLICATIONS ON WORLD ECONOMIC CRISIS
  • The World’s Financial Crisis!! Or more commonly known as “Financial Déjà Vu”!!
  • La Sante en Afrique: Couloir de la mort??

Chlore, Fluor = Asthme, Eczema, Cancer de la vessie, les maladies Cardiaques Etc!!!

  • “Nigeria the Economy and Military Super Power”
  • “West Africa Single Currency: The lesson To Learn from European Single

            Currency”.

  • “The Global Banking Financial Crisis’s and Its Impact on Developing Nations:

             Case Study Africa.”

  • “The Economic Decline of the USA Empire: The Airplane without the Pilot”
  • “The Perspective on Global Economic and Financial Status for 2013 and its

              impact on the future of the global economy?”

  • “Could the World and the European Financial Systems Survive This World War III

               Financial Crisis or it is the end of the Western Civilizations?”

  • ”Corruption and Development in the Developing Countries”
  • “The World Financial Honey Moon is over: Debt Crisis Continues to Wage War

               on Economy Policy”

  • “European Central Bank’s Outright Monetary Transactions (OMT):

              The Bazooka Approach”

 

 

BIBLIOGRAPHY

Adam Smith, Wealth of the Nations

Adam Smith Theory of Moral Sentiments »

Amy Chua “World on Fire: How Exporting Free Market Democracy Breeds Ethnic Hatred and Global Instability

David Landes in “The Wealth and Poverty of Nations”

Gregory Clark “A Farewell to Alms”

Gregory Clark “From the Black Death to the Industrial Revolution, and the Great Divergence”

Max Weber “The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism”

John Stuart Mill A System of Logic, Principles of Political Economy, On Liberty, Utilitarianism, The Subjection of Women, Three Essays on Religion,