A mesure que nous tendons vers l’échéance fixée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour la tenue de l’élection présidentielle, le 21 février 2016, les différents partis politiques fourbissent leurs armes qui pour présenter un candidat qui pour apporter leur soutien à un autre pré- tendant. Pour l’instant, c’est le président de la République sortant Issoufou Mahamadou qui a les faveurs des partis politiques et de leurs militants. A cette date, il a engrangé les soutiens, dès le premier tour, de bien de partis politiques sous la conduite de leurs présidents, pour certains, anciens candidats à la présidentielle.

Ces soutiens sont précieux et parlants parce qu’ils proviennent des partis et des personnalités qui ont travaillé avec le président Issoufou, qui savent ce qu’il a déjà réalisé malgré les multiples impondérables mais aussi les ambitions qu’il a pour le Niger.

Tour à tour, Issoufou a bénéficié des soutiens du PNA Al Oumma de Sanoussi Tambari Jackou, de l’UDSN Talaka Le Bâtisseur de Issoufou Assoumane, de CONIR Himma du Pr Daouda Hamani, de l’ADN Fusa’a de Habi Mahamadou Salissou, de l’ANDP Zaman Lahiya de Moussa Moumouni Djermakoye, du MPR Jamhouriya de Albadé Abouba, et en perspective du RDP Jama’a du Dr Hamid Algabid. Ce sont là des partis et des personnalités connus sur l’échiquier politique national. Il est attendu d’autres soutiens dans la logique d’une alliance électorale qui portera la candidature du président Issoufou. Néanmoins, ces partis présenteront des candidats aux élections législatives pour bien conforter la majorité parlementaire nécessaire à un exercice serein du pouvoir.

Outre les partis politiques, Issoufou bénéficie, à cette date, du soutien de certains leaders d’opinion comme le député CDS Issa Lamine de la circonscription de N’Gourti ou encore le député Lumana Djafarou de la circonscription de Niamey.

Cela est de bon augure pour le sortant qui a besoin d’engranger assez de voix pour passer hauts les mains dès le premier tour comme ses partisans le souhaitent. Il en a le potentiel et son bilan est parlant. Il bénéficiera de la faiblesse d’ancrage des partis de l’opposition qui sont minés par leurs contradictions internes et préoccupés par les débats de salon plutôt que le terrain afin de toucher du doigt les réalités locales. Or les populations ne sont convaincues que par ce qu’elles voient plutôt que ce qu’on leur dit.

Gorel Harouna (  Le Républicain N°2055 )