À l’occasion d’une réunion d’experts, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre les risques de nouvelles épidémies de méningite en 2016 en Afrique, particulièrement au Niger et au Nigeria.

« Tous les pays africains de la « ceinture de la méningite » qui s’étend du Sénégal, à l’Ouest, à l’Éthiopie, à l’Est, sont à risques. Ils doivent renforcer leur préparation pour 2016″, a averti, jeudi 3 décembre, Assimawé Pana, le représentant de l’OMS au Niger, devant des experts de 17 pays africains réunis depuis la veille à Niamey. Plus de 500 millions de personnes vivant dans cette zone sont des sujets à risques en 2016, indique l’agence onusienne.

Mais « le risque est jugé plus important pour des zones comme le Niger et le Nigeria », qui ont été durement touchés en 2015 et qui « abritent des populations partiellement vaccinées », a précisé Assimawé Pana.

La réunion des experts, qui doit durer trois jours, permettra aux pays concernés « de se préparer aux épidémies futures » et de faire le point de la disponibilité des vaccins, a expliqué M. Pana. Au Niger, une épidémie de méningite a fait 573 morts sur plus de 8 500 cas, entre janvier et juin 2015, selon les autorités sanitaires. Au Nigeria voisin, quelque 5 221 cas de méningite avec 557 décès ont été également notifiés dans la même période.

Une grave pénurie de vaccins avait particulièrement contribué à la propagation de cette maladie très contagieuse qui se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.

Plus de cas en 2016

« Nous devons nous préparer à faire face à un nombre sensiblement accru de cas pendant la saison 2016 de la méningite », avait déclaré en juillet le Dr William Perea, coordonnateur du service de lutte contre les maladies épidémiques à l’OMS.

Déjà, le Groupe international pour l’approvisionnement en vaccin anti-méningococcique (ICG), dont fait partie l’OMS, a annoncé avoir demandé aux fabricants de vaccins « d’augmenter de 5 millions de doses » leur production contre la « méningite C », la souche à l’origine des récentes épidémies.

AFP