« Des proches de Hama Amadou ont aussi été arrêtés, note Amadou Boubacar Cissé. Nous constatons que le pouvoir s’en prend en priorité aux personnalités issues de l’ouest du pays, une région qui ne lui est traditionnellement pas favorable. » C’est textuellement ce qu’a confié Amadou Boubacar Cissé à Laurent Larcher du journal La Croix en ligne dans un article intitulé « Au Niger, une tentative de coup suscite des doutes ».

Dans le même article, dans un inter parlant de tribalisation du débat politique on peut lire « Sur le plan intérieur, l’opposition dénonce depuis des mois le durcissement du régime, les tentatives d’intimidation et de division, mais surtout la tribalisation du débat politique et l’arrestation du principal opposant, Hama Amadou, à son retour au Niger à la mi-novembre après un exil d’une année en France.

Joint par nos confrères de RFI hausa, Amadou Boubacar Cissé a confirmé justement que ces propos dans le journal La croix étaient à la base de son interpellation. C’est dire que les ennuis pour ce leader ne font que commencer puisqu’il lui est presque impossible de prouver que les personnes arrêtées dans le cadre du putsch manqué, civils et militaires sont tous de l’Ouest du pays.

C’est bien dommage de la part d’une personnalité qui aspire non seulement à diriger le pays au sommet mais aussi et surtout qui, il y a à peine quelques mois étaient le tout puissant ministre d’Etat jouissant de la confiance totale du chef de l’Etat.

Il a suffi simplement qu’il soit remercié du gouvernement pour faute grave pour qu’ABC devienne méconnaissable aux nigériens. Mais les nigériens savent bien faire la nuance entre révolte et révolution.

Lorsqu’on apprend également que Cissé serait le premier ministre des putschistes, l’on comprend aisément tout son ressentiment, toute sa gêne dans ce fiasco dont on ne cesse d’apprendre des détails sulfureux à Niamey.

EMS