La première journée de campagne électorale est plutôt timide à Niamey. En dehors du parti rose dont on voit les affiches et les posters de son candidat, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on a pas senti l’engouement de début de campagne électorale. Stratégie des partis politiques ou méfiance des électeurs de la capitale?

Contacté par nos soins, un leader politique nous confie que l’attitude des partis politiques s’explique par la simple raison que les affiches et autres imprimés leur coûtent extrèment chers et que ce serait hasardeux de les placer dès le début de la campagne. Et de dénoncer l’indiscipline et l’intolérence de certains qui n’hésitent pas de déchirer les posters et affichent qui ne sont pas de leurs partis ou leaders.

Un autre leader explique que beaucoup de partis préfèrent amener leurs imprimés et autres gadgets dans leurs fiefs et où ils espèrent faire de bons scores.

Prudence ou stratégique électorale? Un confrère pense qu’il faut interpréter cette timidité du début de la campagne électorale comme une certaine « gestion de rareté » parce qu’il se raconte bien avant la campagne que certains partis politiques n’ont simplement pas de fonds pour battre campagne.

Et un grand militant du PNDS Tarayya se délecte du fait que même à l’opposition son parti s’est toujours placé sur la ligne de départ en matière électorale. Il pense une élection se prépare sur une période déterminée donc chaque parti en fonction de son organisation et de ses relations est censé mobiliser les fonds pour sa campagne.

Les prochains jours vont nous édifier sur la vraie raison de ce début timide de la campagne électorale à Niamey. Les partis ont trois semaines pour battre campagne donc une journée est insignifiante pour apprécier l’attitude des uns et des autres.

EMS