Qui est Safia Aminami ?

Safia : c’est l’artiste, chanteuse, mère au foyer. Ces toutes ses personnalités et c’est moi.

Chanter qu’est-ce que ça représente pour vous ?

Au début, surtout au tout début, chanter représentait tout pour moi, réaliser cette passion pour la musique, et donc c’était absolument tout pour moi. Maintenant avec le temps, disons que je ne vois plus ça de la même manière, je vois ça beaucoup plus comme un outil aujourd’hui de pouvoir changer le monde. En faite, à vrai dire, je chantais depuis que j’étais toute petite, même que ma mère me disait que je serai chanteuse, et je lui disais non maman, je serai Docteur. C’est assez marrant de voir que je me suis retrouver dans la situation dans laquelle elle avait prévu que je sois. Voilà ! J’ai toujours chanté et j’ai toujours aimé ça.

Quand j’étais au Maroc, il y’avait un groupe de musiciens qui cherchaient un chanteur ou une chanteuse ; c’est là en faite que ma carrière à commencer. J’ai commencé, dans un groupe de musique qui faisait de la musique Latino-Américaine. Le groupe était Marocain ; mais la musique qu’on faisait était Latino ; et donc voilà c’est là que vraiment je me suis décidé à me lancer dans la musique.

• Est-ce-que à part cette expérience-là vous êtes passé par un conservatoire ou une école de musique ?

Oui, c’est-à-dire que quand j’ai intégré le groupe de musique qui s’appelait « Granada Band »
En faite j’étais à mes débuts, je n’avais jamais côtoyé le milieu de la musique ; je faisais ça par passion ils avaient dit que j’avais du talent, mais qu’il fallait travailler ce talent. Donc ils m’ont suggérés un canal académique qui s’appelait « polyphonia”, et donc c’est là que j’ai perfectionné mes connaissances musicales ; les notes, les accords, les partitions… Enfin c’est là que j’ai intégré le milieu musical. A vrai dire avec toute la formation qui va avec voilà.

• Aujourd’hui vous êtes un talent reconnu, alors dites-nous à votre avis quel est l’album, le titre qui vous a permis à vous personnellement de vous révéler au public nigérien ?

Je pense que c’est le premier album de Kaïdan Gaskia, mais non j’irai plus loin, je dirais que c’est la première chanson ou on a collaboré avec le groupe Kaïdan Gaskia qui est « amin no berey ». J’avoue que ça fait un effet ou moi-même j’étais surprise par ce que les gens s’avaient déjà de moi à cette époque. Ça m’avait frappé et je pense que c’était vraiment la grande révélation au Niger.

• Il faut dire que depuis lors déjà vous avez enchainé beaucoup d’autres albums et en collaboration avec d’autres artistes nigériens, vous chantez également sur des thématiques dont l’enfance, la natalité entre autre ; pensez-vous que les messages que vous véhiculer sont entendus ?

Notre objectif en général quand on chante, ce n’est pas de nous dire que tout le monde va nous écouté ou tout le monde va faire ce qu’on veut mais c’est vrai que quand on s’adresse à un public, on le fait de bon cœur. Et on s’attend à ce qu’au moins ça les mettent la puce à l’oreille. Maintenant, quelque part, je pense que même si nos messages les gens ne veulent pas les écouter, au moins ils vont les entendre. C’est-à-dire que même si tu ne veux pas faire attention, tu sais qu’il y’a une logique dedans et qu’il faut la suivre pour la bonne marge des choses. Donc c’est dans cette optique que nous, nous chantons. Et je pense quand on va dans cette optique, il est très difficile que les gens ne nous entendent pas, après ils peuvent ne pas prendre le message mais je pense que l’écoute est là.

• Justement de la mode à la musique il n’ya qu’un seul pas ; aujourd’hui quel est votre vision de la mode au Niger ?

A vrai dire moi-même j’ai failli faire la mode, c’est mon père qui ne l’avait pas voulu, j’avais vraiment une fibre très artistique, je faisais de la peinture, et du coup je me suis passionnée pour le design dans le milieu de la mode, donc j’ai absolument voulu faire du stylisme, et mon père ma dit tu ne feras pas du stylisme, tu choisi ce que tu veux, mais tu ne feras pas du stylisme. Franchement, c’est-à-dire après le Bac, j’avais voulu faire du stylisme. Donc j’ai due changer d’option. Mais je suis contente de voir aujourd’hui que le milieu de la mode au Niger à changer, il ya beaucoup de styliste que moi-même personnellement j’aime bien, en faite ils sont là ce sont des travailleurs, que ce soit dans le milieu de la mode ou de la musique, le plus important c’est le travail, et tant que les gens travaillent, ça va toujours donner des fruits. Et c’est exactement ça, le milieu de la mode Nigérienne à évoluer, ça c’est fait d’une manière extraordinaire, c’est un peu comme la musique, c’est-à-dire quand tu es dans le milieu de la mode aussi on pense que tu es débaucher. En faite ils sont confrontés au même problème et on ne pouvait pas comprendre, on ne fait pas La différence entre le tailleur et un styliste, moi entant que artiste ; je travaille et j’aime bien travailler avec des stylistes c’est-à-dire ceux-là qui sont capable de faire un design du modèle de proposer, le modèle par rapport aux tissus aux accessoires et à ça, moi je dirais, il Ya 10 ans il était difficile d’en trouver les gens qui se proclamaient stylistes on n’avait que des tailleurs. Voilà aujourd’hui on se trouve avec des stylistes qui ont fait leurs preuves à l’internationale aussi ; moi personnellement je suis vraiment contente.

• Donc vous voulez dire que la mode doit occuper une place primordiale au Niveau culturel ?

Non dans ce cas je dirais la musique pas la mode ; place primordiale en fin, je voulais dire que ça soit la mode, la Sculpture…pour moi tous ces arts Laon tous leurs place. C’est vrai aujourd’hui au Niger on voit beaucoup plus émerger la mode et la musique et très souvent elles sont liées quand il ya un défilé, il ya toujours la musique à côté. La mode et la musique ce sont toujours serrées les coudes et elles vont ensemble donc c’est normal qu’elles émergent et laissent tout le reste derrière. Moi je veux dire chaque métier d’art a vraiment sa place dans la culture je pense.

• Safia est d’abord artiste, mère et femme. Comment arrivez-vous a concilier toutes ces activités et mieux vous concentrer à vos occupations ?
On n’est en Afrique alors ce n’est pas trop difficile quand on a besoin de se faire garder les enfants ; le bébé en générale on a le soutien de la famille ; il suffit d’aller laissé le bébé chez les grands parents et c’est régler. Au Niger on n’a pas trop ce problème. L’emploie de temps n’est trop changer qu’il est chargé peut être pour les autres artistes américains ou je ne sais pas d’un autre pays il y’en a même qui n’arrivent pas à concilier leurs rôles de mère aussi d’artiste.

chez nous moi je pense qu’on demandera a n’importe quelle femme artiste ; enfin la difficulté se retrouve au moment de la grossesse du coup tu n’a pas les mêmes rythmes d’activité et moi j’ai due même arrêter cette année, mais après les activités reprennent, il faut juste s’organiser pour faire ce qu’il ya à faire. Si non vraiment, Dieu merci au Niger ce pas très compliquer.

• Alors Safia des projets culturels c’est sûr. Quels sont les plus immédiats ?
Alors le plus immédiat ce serait un album Solo de Safia, en faite j’avais déjà commencé à travailler avant ma grossesse donc j’ai due arrêter et maintenant je vais m’organiser pour ça. Puis qu’il ya des collaborations avec d’autres artistes voilà, pour l’instant ce serait vraiment la musique.

• Alors Safia un dernier mot à l’endroit du public du magazine mode actu qui vont désormais vous regardées vous lire sur www.mode-actu.net ?
Moi je lui adresse un grand salut et puis je leurs dit de suivre leurs rêves. Sincèrement le Niger est un pays que je qualifierais de vierge, c’est-à-dire il ya encore beaucoup de chose à faire, que les gens n’hésitent pas, je sais que c’est un très grand risque à perdre, surtout dans notre milieu artistique, mais il ne faut pas que les gens hésitent à aller dans ce sens-là pour combler le vide qu’il ya dans ce milieu. Donc moi je pense que si vous avez de la passion pour ce genre de chose et que vous savez que vous avez de la « n’yake » pour faire la chose ; je pense qu’il ne faut pas hésiter.

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