Alors que Mahamadou Issoufou affiche sa volonté de remporter l’élection présidentielle du 21 février au premier tour, l’opposition compte bien contrecarrer ses plans. Un protocole d’accord doit être signé dimanche entre ses principaux candidats pour un ralliement au mieux placé en cas de second tour.

Officiellement, la campagne pour la présidentielle nigérienne ne sera pas lancée avant le 30 janvier. Pourtant, les tractations ont déjà débuté et le président sortant multiplie les visites en région, dans un déploiement de moyens impressionnant. «Mahamadou Issoufou essaie d’en mettre plein la vue avec les moyens de l’État », déplore Amadou Boubacar Cissé, ancien ministre du Plan et candidat à la présidentielle pour l’Union pour la démocratie et la République (UDR-Tabbat).

 

Afin de contrer la démonstration de force du chef de l’État, l’opposition s’apprête donc à officialiser son unité en cas de second tour, qu’elle est persuadée d’obtenir. Selon Amadou Boubacar Cissé, joint par Jeune Afrique, un protocole d’accord doit être signé dimanche 24 janvier entre les candidats du Front patriotique et républicain (FPR, coalition de l’opposition), dont Seini Oumarou, Mahamane Ousmane, Hama Amadou et donc Amadou Boubacar Cissé.

 

Cette collaboration prévoit, au second tour, le ralliement des prétendants de l’opposition au mieux placé d’entre eux lors du premier tour. Sauf surprise, et sauf victoire de Mahamadou Issoufou au premier tour, la présidentielle devrait donc se jouer entre le candidat de cette coalition et le président sortant.

 

Mathieu Olivier

Jeune Afrique