Le couvre-feu en vigueur depuis un an dans la région nigérienne de Diffa (sud-est), à la frontière avec le Nigeria, a été allégé en raison de la campagne électorale pour la présidentielle du 21 février, a annoncé vendredi le maire de la circonscription à l’AFP.

« Le couvre-feu a été allégé: les piétons peuvent vaquer à leurs occupations jusqu’à 20H00 (19H00 GMT) au lieu de 19H00 et les voitures sont autorisées à circuler jusqu’à 22H00 au lieu de 21H00 », a affirmé le maire de Diffa, Hankouraou Biri-Kassoum.

La mesure été prise jeudi, « en raison de la campagne électorale » pour la présidentielle, à la demande des partis politiques lors d’une rencontre avec les autorités civiles et militaires de la région, a expliqué M. Biri-Kassoum.

La campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle, qui sera couplé aux législatives le 21 février, s’est ouverte samedi et doit s’achever la veille du scrutin.

« C’est un vrai soulagement pour les partis politique qui peuvent battre campagne jusqu’à 21H30 », a commenté le maire.

Le 29 janvier, Niamey a prolongé de trois mois l’état d’urgence à Diffa, où l’armée peine à contenir les incursions meurtrières du groupe islamiste Boko Haram.

L’état d’urgence accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité et notamment celui « d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ».

Il avait été décrétée en février 2015 dans la région de Diffa, frontalière du nord-est du Nigeria, considéré comme le fief des islamistes.

Au moins six militaires nigériens ont été tués mi-janvier par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule dans la zone.

« La région vit en ce moment une accalmie, mais on reste vigilants », a commenté un haut fonctionnaire de la zone.

AFP